15 janvier 2007
La putain de sa race again (parce que 1 c'est bien, mais 2 c'est mieux)
Alors comme ça, l'air de rien, il paraitrait que le pétrole de l'Erika était particulièrement dangerous et que tous ceux qui y ont batifolé vont mourrir d'un épouvantable cancer des sphincters. Trèèès bieeennn ! Si je choppe quelque chose je fais un procès terrib' à Total, et avec l'argent je m'achète un loft à New-York, une villa à Santa-Fe, et quelques paires de chaussettes si il reste des ronds. Et des speculoos aussi. C'est vrai, quitte à mourrir du cancer, autant que ce soit le ventre plein et en chaussette de lusq. C'est une question de prestige, ça ne se fait pas de canner avec des ... (trouve une marque de chaussettes qui en jette. Non, Olympia ça en jette pas !) aux pieds. Hypocondriaque moi ? Non, certainement pas. Ta gueule maman ! Non sérieusement, pas hypocondriaque mais peut-être un chouilla inquiet de tempérament, ce qui fait que je me méfie. Faut dire que de toute façon, j'y ai pas non plus été ultra exposé à ce pétrole.
Avec 4 autres bras cassés de mon espèce, on avait fait nos écolos-trotskar, et on s'était bougé les miches pour apporter une petite contribution à l'effort de guerre. Donc on s'était levé moitié tôt un samedi matin pour aller batifoler sur une plage balayé par la bruine, et recouverte d'hydrocabures aux reflets irisés chatoyants et chamarrés. Une authentique idée de merde somme toute. D'autant plus que la plage où on était affectés était pleine de rochers et je vous invite à essayer de récurer la rocaille rongé de pétrole poisseux. Je me souviens de l'arrivé sur la plage. C'était un peu la quatrième dimension. Des couleurs pas normales, et plein de petit lutins frénétiques dans des combinaisons tachés qui couraient partout avec des pelles et des poubelles. Et pendant toute la matiné, on avait taffé pour la beauté du geste, ce à quoi je suis pas sur qu'on me reprenne avant que je sois devenu millionaire (et cancéreux). L'après-midi, y'avait plus de combinaisons en papier, alors on se dit que c'était l'occaz ou jamais de mettre les voiles en ayant bonne conscience. Du coup, on s'est promené dans la campagne en fumant de la drogue ( ben oui ! J'avais 16/17 ans, qu'est-ce tu crois ? J'étais un rebel moi, avec une parka militaire bardée de stickers Korn, rage against the machine et tout ! )
Donc a priori pas de surexposition. Même si je m'inquiète un peu pour mon système nerveux. En effet, le problème se pose de la façon suivante:
Soit un Szuip qui est enfermé toute la journée pour faire de l'anatomie et de la physique (de merde comme dirait l'autre), qui sort très peu dehors et dont la masse musculaire ne bénéficie que de sollicitations très réduites. Soit ce même Szuip qui rejoint morphée à l'heure du couchant (cad 2H00/2H30). Quel est l'âge du capitaine et surtout, quelle est la raison de ce problème glaireux ?
Et ben la raison, c'est que je me retrouve dans mon plum' avec des spasmes bizarres. Tout va bien et d'un coup, sans crier gare, une jambe décide de se faire la malle. La salope. Après c'est une épaule ou la nuque ou ce que vous voulez, y'a plein de combinaisons possibles. Je dois avoir une gueule d'épileptique branché sur 220 volts. Heureusement qu'il fait noir là-dedans. Et heureusement que je dors tout seul car j'imagine la gueule tuméfiée au réveil d'une éventuelle chère et tendre (ce qui se vérifierait néanmoins de la même façon avec la dernière des connasses !). Quoi que d'un autre côté, y'aurait ptêt moyen de moyenner un peu d'effort physique décontractant avant de dormir. Bon... J'arrête, je me fais du mal.
Conclusion : Si ma vie affective reste naze en 2007, je fais un procès à Total.
13 janvier 2007
RAAAAAAHHHHHH LA PUTAIN DE SA RACE §§§!!!!
Alors essayons de mettre de côté le fait que ce juda de PC vient de me zapper un post dont je parvenais presque à bout et faisons comme si de rien n'était (même si je le conchie lui et sa descendance sur 20,719 générations). On se fait tous couillonner de temps à autres je suppose (ça m'arrive un peu souvent qd même ! ). Putain, je suis carrément DEG' (comme disent les jeunes évoquant entre eux la réserve que leur parents manifestent quant au contenu pédagogique de l'oeuvre de Cauet). A propos de jeunes, et ben n'est-ce pas, on est samedi soir. Donc comme tout djeunz qui se respecte, je suppose que je devrais être en train de choisir ma plus belle chemise pour le style, et aller promener mon gel et mon regard de squale au Macumba-Night local ou quelques péronelles au string tout puissant frétillent du capital symbolique au son du dernier tube moldave en vogue sur les dance-floors rances de cambrousses. La vie quoi ! J'y boirais comme un trou, dirais plein de conneries (je veux dire encore plus), m'embrouillerais avec mon prochain. Final en apothéose, bite à l'air, vomi, et baston sur le parking... Mais non, moi je suis un foutu bad-boy qui fuit les sentiers battus donc je reste à la maison pour bosser mes cours d'anatomie ! Eh ouais. Un autre facteur explicatif est que j'ai passé la semaine dans la cité des Ducs et qu'étant rarement seul je n'ai pas developpé en matière de progression intellectuelle une productivité à faire pâlir Ernest Antoine. Autrement dit, partant de là, une chose en amenant une autre et ce jusqu'à preuve du contraire, et inversement, force est de constater que bien sur, et pourtant pas tant que ça, ne souffre d'aucune contestation le fait que j'ai rin foutu, suis à la bourre. Donc, soirée à thème homéostasie de l'organisme. Alors certe j'aurais pu retrouver les camarades mais de toute façon ils se font un méga tournois de testostérone poker, et niveau frétillement de capital symbolique, c'est pas des soirées très stimulantes.
La ville c'est bien. Szuip aime la ville. La ville aime Szuip. La preuve, d'un coup de vent, elle a déposé un bifton de dix au pieds de Szuip qui attendait le tram en baillant furieusement. Et puis le dioxyde de carbone me manque tellement. Vive Babylone. Moi je me suis, (ré)habitué à ma cambrousse, parsemée qu'elle est de psychomoteurs divers et variés et de vieux avariés. La ville, c'est un miracle, tu tombes amoureux tous les cinquantes mètres, pour une connerie, un sourire qui traîne, un trait d'humour. Pas un mot échangé, on se reverra jamais et ça fait même pas mal. Tu cours, tu traînes, et tu ingurgites ton poid en frites, kebabs et autres concentrés de cholestérol. Pour dire comme j'étais bien luné cette semaine, j'ai acheté des fringues (faut savoir que je suis un peu le mec qu'il a deux pulls, deux jeans, un stock impaire de chaussettes etc etc... Bref pas un professionnel, je commence tout juste à m'étoffer un peu) ! Au péril de ma vie d'ailleurs parce que comme un grand innocent que je suis, j'y ai été mercredi ouverture des soldes. Je m'attendais pas à me retrouver coincé avec d'un côté des hordes hurlantes de kozaks et de gorgones prêt à vous faire la spéciale Mike Tyson (tuning de l'oreille) pour chopper un fixe-chaussette avec Prada écrit dessus. C'est assez effarant, quand j'étais môme, je me souviens avoir vu à la télé des reportages sur les première grandes surfaces ouvertes en URSS (très tard). Dès 6 heures du matin, c'était la foire d'empoigne devant les grilles et les mères étaient prête à sortir les griffes pour chopper ne serait-ce qu'un pauvre litre de lait pour le gosse. Les soldes en France c'est pareille, mais avec des enjeux vachement plus triviaux. Voila, c'était la minute de gauche (sponsorisé par Poutine, "sauveur" de la sainte-mère russie). Bref, maintenant j'ai des nouvelles fringues, j'ai survécu aux tranchés et je peux par conséquent dire que je suis un homme accomplis.
Mais Hassan vous dirait le contraire. Question de critères. Quand il a appris que jamais ô grand jamais, je n'avais été au stade, choqué, il est devenu blanc ( et pourtant comme son nom l'indique... !) Donc Hassan a décidé de m'emmener voir le match FCNA-Lorient le 26 ou 27. Apparament, c'est pas négociab' donc je suis de Stade ce jour-là. Si le match est diffusé, regardez le et je vous ferais coucou depuis les gradins, je serais soit le seul des tribunes nantaises a pas avoir l'échappe et à se faire chier commme un rat mort ou bien je serais le type qui court sur la pelouse vêtu en tout et pour tout de la fameuse écharpe. Faut voir. Ce post est peut-être un de mes derniers en tant que non-hooligan, allez savoir ! Donc si je ne devais pas en réchapper, sachez que je vous aime bien !
Nota : voici le seul fruit de ma semaine de travail, un autoportait southpark (regression teenage) :
B.O : 9 de Damien Rice, l'album entier et plus d'une fois à cause ce computer de merde qui vos efface vos posts. Allez au boulot...
04 janvier 2007
Des trucs très beaucoup intéressants...
Soyez prévenu, ce soir je vais être grandiose. J'aurais pu donner dans le médiocre mais non. J'ai envie d'être universel. Donc en ce mois de janvier de l'an de grâce 2007, préparez-vous à recevoir l'illumination émanant de la puissance de mon verbe (qui sera ce soir le verbe sera le verbe schtroumfer, à moins que celui-ci n'en vienne à me limiter ou simplement me gonfler), je rédige le post le plus prodigieux de ma carrière. En 3 points :
1- Faut que je me fasse schtroumfer les cheveux sous peine de finir comme ça :
2 - Aujourd'hui j'ai schtroumfé à la communauté des blouses blanches mon sang tout malsain d'une semaine de festivités. Moi j'ai de la chance, y'a pas de problème pour trouver la veine, mon organisme étant principalement constitué de veines et de composés nébulo-gazeux (tels que le ça, le moi, le surmoi et les gaz intestinaux). La meuf a dit que ça piquerait mais je savais que c'était pas vrai parce que j'ai je fais des études (groumf...).
3 - Hier j'ai schtroumfé une raclette chez des potes de fac que j'avais pas vu depuis depuis la conquête de la Gaulle (pas de double sens). La soirée aurait pu être parfaite si l'hôte n'avait pas exigé qu'on enlève nos godasses. Moi, la fête en chaussettes je peux pas. Les chaussettes ou les chaussons en public, t'as juste trop l'air grotesque pour que ce soit acceptable. Et pis c'est quoi la suite ? "Ah au fait, je te préviens chez moi, on chie pas sur le parquet." Ouais, c'est ça ouais...
Si tout ça ne change pas votre vie (ou que vous avez l'imprudence de me le faire savoir) je vote Sarko (& Vanzetti) au prochaine présidentielles. Walaaa... J'attends vos mensonges !
02 janvier 2007
Il a bon coeur mais peu de neurones...
Et ouais, j'avais oublié... Bonne année au fait !
"Je crois au salut de l'humanité, à l'avenir du cyanure..." CIORAN
Est-ce que y'a des gens qui ont passé un premier de l'an vraiment bien ? C'est que je voudrais juste savoir si ça existe en fait ? Parce que je sais qu'en ce qui concerne votre serviteur, c'est chaque année pire. Même quand ça se présente, sympa, et ben on trouve moyen que ça parte en couille. Selon un loi physique rigoureuse, nous partîmes 12 pour une bouffe grandiose et nous nous vîmes 30 devant un buffet dégueulasse en arrivant sur le lieux du crime. Mais bon pourquoi pas cette année, enfin, pouquoi pas, un peu de finesse dans ce monde de bas-bretons ? Je me trouve moi-même assez touchant quand je pose ce genre de questions ! Bon, ça commençait pas trop mal pourtant, comme une honnête soirée entre potes. Le premier signe de fébrilité est apparu à la découverte des commodités de notre hôte inquiète à juste titre pour son parquet, Lucie(fer). Elle a prévenu personne, et quand tu rentres aux chiottes, tu vois un de ces trucs qui pique les yeux :

Et ben ce sont des choses dont on se relève pas indemne. Moi je croyais que la convention de Genève condamnait ce genre de dérives mais non. Après être arrivé à la conclusion que tant de laideur ne suffit pas à elle seul à justifier un suicide, je rejoins la communauté qui se tient encore à peu près. Le concert en plein air d'Higelin commence à 22 heures et il pleut juste des cordes, rien de grave. Pourtant, on réussit à se motiver avec une poignés de camarades. On arrive au concert et y'a autant de monde qu'il peut y avoir par un temps aussi catastrophique sauf que tous ces blaireaux là ont des parapluies qui cachent un peu tout. Et quand on réussit à appercevoir Higelin, il a l'air presque sobre (reste à savoir si on nous refilé le bon). Donc après un joyeux quart d'heure sous la flotte. Plus motivé que jamais, on se décide à se casser dans un bar avec Cam et Jules. Or les trois quart des rads sont soit fermés, soit putrides. On s'arrête devant un bar qui à l'air sympa sauf que la soirée est privée, mais Camille négocie avec le patron qui cède devant son petit minois et son numéro de Causette assez réussis. C'est là que Jule (gros boulet) objecte : "Ah non, désolé. Soirée privée, c'est sans moi, je mange pas de pain là !" On se regarde avec Camille "OK à plus Jules ! " et on rentre dans le bar et par orgueuil il reste dehors. Là j'ai passé un grand moment avec Cam. Faut savoir que Cam c'est un peu la fille dont j'ai été raide dingue pendant cinq ans. Et bref, je sais plus comment on en arrive là, mais elle se met à me raconter tous les rateaux de sa carrière. Je conçois même pas comment des mecs sur cette planète peuvent être assez crétins pour repousser ses avances ! C'est un peu la fille parfaite, à (presque) tous points de vue. Donc c'est plutôt une révélation pour moi. On passe minuit ensemble et c'est sympa, jusque là dans l'ensemble, j'ai plutôt passé une bonne soirée. C'est aintenant que commence le carnage...
On repart rejoindre les autres qui ont émigrés dans l'appart d'un autre pote. Les rues sont pleines d'alcoolo hirsutes qui braillent commes des ânes, agressifs à l'occasion, souvent débiles. J'aide à se relever un mec ivre-mort qui patauge dans une flaque, souhaite la bonne année à un clodo rastaman, recroise une connaissance de fac mais ses potes s'éloignent alors on a pas le temps de parler. Il y a partout de la vie, du mouvement, du bruit et pourtant c'est un moment complètement vide. On rejoint l'appart du pote B pour former un troupeau d'approximativement 45 connards. J'ai mal au crâne mais je fais les bises et les voeux aux 43 d'entre eux avec qui je n'ai pas vécu le compte à rebours fatidique. L'appart c'est Stalingrad, les gens c'est Stalingrad, et les conversations idem. A part six à sept personnes, tout le monde baigne dans son jus. Elza est collante (LHOOQ). Faut dire que je dois être un des cinq lascars là-dedans qui soient pas passé dessus et qui s'y refusent, ce qu'elle a pas l'air d'arriver à conceptualiser. Enfin bon, une fois que tout le monde a glaviotté dans la soupe, on tient pas particulièrement à y gouter (là, je vous le concède c'est méchant, machiste et facile). Le problème est que je ne peux plus supporter les gens ivre-mort et qu'une grosse moitié de mes potes est maintenant alcoolo... Je les adore sobre, mais bourrés ils sont justes crétins, je le leur ai déja dit, plein de fois, ils s'en foutent. Donc comme d'habitude dans ce genre de circonstances, je choppes les clé d'un appart et je m'éclipse sans saluer, histoire de pas me faire retenir.
Dans l'autre appart, je me repose le cra^ne depuis dix minutes à peine qu'arrive dans l'appart un ami que nous appellerons X. Il est dans état proche de la Louisiane, c'est très visuelle et très pathétique. Il est à peine capable de parler, il fonctionne en boucle et répète les même trucs. Je comprend qu'il compte rentrer chez lui coute que coute, à 1 borne de là. J'ai le choix. Je le laisse se démerder, auquel cas il a possibilité de se faire écraser, péter la gueule parce qu'il est pas très fin, où de simplement se perdre et passer la nuit dehors sous la pluie par zéro degré... Putain de merde... Je l'emmène chez lui. Je le tiens parce qu'il est incapable de suivre une ligne droite. Il me confie ses petit secrets sur sa soirée, des truc très moyens que j'aurais préféré ne pas savoir, et me fait promettre de ne rien répéter à personne. "Marche droit et essaye de fermer ta gueule". Sauf que le téléphone sonne. Il arrive pas à parler au téléphone et à marcher en même temps. Après le parcours du combattant. Je le pose chez lui finalement, je suis crevé et mal au crâne. Je le force à se coucher histoire qu'il cuve ses trois grammes... Je me couche aussi.
Bob et Cousin me réveillent à Quatre heure du mat, il cherchent un coin pour pioncer, eux aussi ont trouvé cette soirée à chier. Ils ont été jeter un oeil à l'étage au dessus, dans un appart super classe, une soirée où les gens étaient en costard à part un mec qui dansait à poil ivre-mort. Ils ont réussis à faire croire à cette bande de pignoufs endimanchés qu'ils s'appellaient Peter et Steven et qu'ils avaient fait l'Indochine, plus tout un tas d'autre conneries. C'est eux que j'aurais du suivre. On fait un pacte comme dans American Pie : JAMAIS, plus jamais, on se retrouvera dans des soirées aussi glauques et putrides, quite à ne plus en voir certains...
Résolution 2007 : aimer mon prochain comme moi même et continuer la clope...
29 décembre 2006
Parfois, le chemin est long.
En fin d’après-midi, je reçois un coup de fil d’Ivankof qui me fait savoir que si je veux jeter un œil, il expose sa japonaise (la trentenaire) dans un troquet local. Moi je suis curieux moi, alors je vais au lieu convenu. Eh ben figure toi voir que c’est’y pas que j’ y rencontre Claire M, que Claire M c’était une copine de fac. Bon, pas proche, mais quand même. De fac quoi… Genre, elle c’était une des trois/quatre déviantes qui kiffaient Chrétien de Troie et la littérature médiévale, donc gratinée quand même la Claire (remarquez, moi j’étais dans le groupuscule des déviants qui aimaient Agrippa d’Aubigné alors j’ai bon dos de ricaner). Je lui demande si elle est restée en contact avec quelques poney notoires de la promo, attention je tiens à préciser que le concept de poney n’est pas, en l’occurrence, dépréciatif (teur ? Boh, peu me chaud, du verbe chaloir dont il faut pas me demander le sens). Et elle me répond que oui. Et ben figurez vous qu’à part ceux qui s’appliquent tous les ans à être recalés au CAPES, tout le monde il est chômiste ! Alors évidemment je suis meurtri pour eux , anéanti, exterminé, mon sang coule en mon sein et tout et tout, mais d’un point de vue en focalisation interne purement égoïste, ça me réconforte de savoir qu’au final j’ai pas été plus looser que n’importe qui et que j’ai bien fait de me lancer dans ma formation. Parce que faut bien être honnête, quand t’as une licence - même si oui, je sais, c’est ridicule - ça file quelques micro complexe à 24 piges de se remettre sur un programme de lycée et d’habiter chez ses parents pour pouvoir passer des concours niveau bac. Y’a comme qui dirait un léger sentiment de régression qui s’installe ( et en voiture Sigmund ! ). La plupart des gens qui reprennent une formation sur le tard sont en général plus âgés que moi. On les voit et on se dit qu’ils ont déjà une vie derrière eux, qu’ils accomplis des trucs genre des tours Eiffel en bâtons d’esquimals, le chemin de Compostelle à reculons, la construction d’une cabane pour ranger la tondeuse (dans le salon pour ceux qui vivent en appartement), et qu’ils ont décidé courageusement de donner une nouvelle impulsion à leur existence! Tandis que moi je suis pas assez âgé, ce qui fait qu’en société, je passe crois passer pour le mec qui a attendu ses dix-huit printemps pour triompher du CM2. Alors évidemment tout ça c’est de l’égo, de la fierté mal placée. Oui… Et ben… Ben oui, merde ! Que celui ou celle qui n’a jamais pêché par orgueil et/ou vanité me jette le premier menhir… et qu'il/elle aille ensuite se faire foutre (c'est toujours ça de pris).
27 décembre 2006
L'homme qui avait des nerfs en papier-crêpon
Ça faisait quatre jours que j'avais pas sorti le nez de la maison. Warum ? C'est noël, trop bouffé, on se les gèle dehors. Or... Etant du genre (quasi-imperceptiblement) un anxieux diplomé, rester trop longtemps à rien foutre, c'est pas une idée grandiose. Le trop plein d'énergie finit par s'accumuler et une certaine tension apparaît. Sauf que moi, gentleman, je garde ça pour moi, je fais chier personne contrairement à d'autre, à savoir mon scorpion (sens figuré ET astrologique, big up Rika Zaraï) de père. Bref, je passe inopinément dans le salon et glisse un mot (non deux pour être exact, autant pour moi) à l'assistance, que l'assistance c'est ma soeur et l'autre porc-épic qui regardaient la télé. Sur ce je me fais envoyer chier maison par le specimen sus-mentionné qui me reproche de parasiter son espace et surtout sa compréhension du flim. C'est vraiment l'hopital qui se fout de la charité ! Le pauvre prof de lettres qu'il arrive pas à suivre ! « Et bien désolé de t'empêcher de comprendre les subtilités de La ligue des gentleman extraordinaires cher géniteur ». Putain de merde, c'est pas croyable. Si encore il avait l'excuse d'avoir ses ragnagna ou un truc du genre... Mais non avec lui, d'une seconde à l'autre, c'est toujours la loterie. Je hais les lunatiques qui ne font jamais l'effort de se contenir. Je vais pas développer bicoz je me doute bien que l'intérêt est pour vous modéré, et en plus ça durerait super longtemps. Et puis je passe assez de temps dans la journée à veiller à ne pas contrarier son altesse pour lui accorder en plus la possibilité de parasiter par procuration mon blog. Putain, on dirait un post de kévina en mec, quelle pitié ! Et ben tant pis, fallait que ça sorte. Donc je ne souhaite à personne d'avoir à retourner vivre chez ses parents. Et si je suis un Tanguy, et ben putain c'est pas par vocation...
Donc, suite à cette escarmouche domestique, bien énervé, je me dis : pour le bien de la communauté , va te promener un peu, voir tes potes. Donc je m'esclipse dans la nuit. Salut les connards (oui, on a toujours eu des façons un peu déviantes de se dire qu'on s'aime) c'est quoi le programme. Poker ?! Pffff... Bon le poker, ça va, un peu de temps à autres, d'autant plus que je suis pas dégueu au poker. Mais alors niveau appaisement des shakra, tu repasseras Berthe. Moi je joue jamais d'argent, parce que je me méfie de ce genre d'habitude. J'évite un peu ce qui tend à me donner l'impression que je pourrais en venir à n'être plus tout a fait maitre de moi-même. De la même façon, j'ai pas bu un verre d'alcool depuis mes dix-sept printemps. Socialement, c'est un handicap surtout quand tu renonces à picoler à l'âge où tout le monde s'y met. Je me souviens certaines discussions avec des inconnu qui croyaient qu'il suffisait de boire pour être « un vrai » :
- Quoi ?! Tu picoles jamais ??? Putain tu dois te faire chier dans la vie ! (rires pubères)
- En absolu, non. Mais c'est vrai que là, de discuter avec toi...
- ... (silence pubère)
Donc en gros, si tu veux pas risquer d'être tenu à l'écart de la soirée, sachant que tu ne bois pas, t'as intérêt a jouer au poker. Mais compte-tenu d'une certaine tension préalablement accumulé et malgré une dynamique de victoire, au bout de deux-heure et demie de jeu, mon système nerveux sympathique a commencé à jouer les camarades syndiqués et à refuser de poursuivre dans ces conditions. Donc j'ai joué n'importe comment histoire de perdre et j'ai gagné plus (c'est vicelard le poker). Quand j'ai repris le volant pour rentrer, j'étais toujours pas relax. De désespoir, j'ai mis rire et chanson, et en écoutant les blagues les plus nazes de la galaxie, en essayant de contrôler quelques spasmes, je me suis mis à m'esclaffer comme un ... (mets le nom d'un animô que tu aimes bien) . Tout va très bien madameu la marqui-seu...
24 décembre 2006
Freakshow
Ils sont marrants les potos. Que j'vous explique... Là il se trouve qu'on approche franchement de noël, j'en veux pour preuve la fougère rachitique en plastique avec deux boules et une guirlande famélique qui clignote péniblement dans le salon familial. Et noël, c'est l'occasion pour le commun des mortels de présenter à son entourage sa dernière conquête.
-Je suis ra-vi de vous rencontrer belle-maman.
-Ouais, ouais, moi aussi machin(e), grogne la matriarche en planquant le cyanure dans sa poche.
Du coup, mes potes cette année, je sais pas si ils se sont donné le mot, mis d'accord sur un thème ou quoi, mais cette année, on fait dans l'original. Untel ramène une meuf qui à 20 ans à déja vaincu un cancer, untel (tous mes potes s'appellent untel, ça simplifie vachement les relations) ramène une japonaise d'Osaka qui a onze de plus que lui, une telle ramène un vendéen (mais là, c'est vraiment too much !)
Donc pour pas avoir l'air d'un con au premier de l'an, je cherche à entrer en contact avec une roumaine qui zozotte, unijambiste de préférence, et si possible en proie à de gaguesque troubles de la coordination. Merci de faire suivre votre courrier à la rédaction qui transmettra...
P.S : Jupes en Lurex acceptées
Wah p'tain ! On est le 24 ! Bon ben... joyeux noël alors ? Non ? (B.O : Joseph Arthur and the lonely astronauts : Little drummer boy... (quand tu veux tu le raccourcis le nom du groupe mec !))
20 décembre 2006
Splendence et décadeur
Oui enfin décadence un peu plus quand même. Parce que là faut savoir que je rédige ce post en écoutant l'album de Booba et que c'est un peu du peura de lascar de base. Normalement j'écoute pas de hip hop français, à part le dernier Oxmo Puccino pour lequel j'ai déja fait de la pub en ces lieux, et les albums de La Rumeur, qui sont ce que l'hexagone a chié de plus puissant depuis bien longtemps, et qu'on essaye pas de venir me péter le contraire. Maos dans l'ensemble, pour trouver des textes pas trop nazes et caricaturaux, c'est pas forcément gagné d'avance. C'est l'avantage du hip-hop US, tu comprends rien de ce qui dise, donc les paroles peuvent être impérialement nazes, tant que le son envoie, même pas mal. Et donc me voila en train d'écouter Booba, morceaux choisis :
"Mon frère, si y'avait des bites par terre y'en a qui marcheraient sur l'cul"
"la chatte à ta grand mère la grosse bitch"
"Achète mon album à tes gosses ou je leur vendrais d'la drogue"
Bon, faut lui rendre justice, je mets pas en avant les passages les plus lyriques. C'est assez bizarre si tu écoute l'intégrale. Y'a quelques passage vraiment ultra bien écrits et lucides noyés dans une masse de lyrics de warrior de l'apocalypse assez excessifs et caricaturaux pour l'auditeur que je suis. Cela dit, ça me surprendrait que le mec en joue joyeusement et qu'ils soit plus opportuniste que franchement bourrin. Comme ça il ratisse à la fois les brutes épaisses et le gibier de psychothérapeutes de mon espèce.
Décadence aussi parce que j'ai appris un truc de furibard. On va avoir un Mac Donalm's à Twin Peaks. Jusqu'ici, on avait un demi-chateau, le canal de Nantes à Brest et un asile pour les psychomoteurs du canton. On a aussi un truc pour les handicappés mentaux qui sont gentils mais qui sont chiant parce, qu'ils te connaissent ou pas, ils t'engueulent dès que tu traverses hors des clous ou que t'attend pas que le bonhomme soit vert, et tu te dis merde si il se mettent à faire comme moi, eux vont se faire écraser:
- Bonjour monsieur, gendarmerie nationale. Que s'est-il passé ?
- J'ai cru que c'était un sanglier, j'ai pris peur et j'ai accéléré.
Donc tu fais l'effort pour avoir une bonne onfluence de pas traverser n'importe où et quand s'il se trouve qu'il le mauvais compte de chromosomes dans le périmètre, mais ça fait chier le petit diable près de ton oreille qui t'incline vers le mal comme dans les bons flims (incarnation d'un conflit intérieur cornélien). Merde quoi, on va pas se faire lobotomiser par solidarité ! Mais maintenant fini les conneries. On va avoir un Mac Donalm's et c'est un rêve de gosse qui se réalise, un de plus ! Oui, mes rêve de gosses c'était :
1) Avoir un Do mac à Twin Peaks (mission completed)
2) Voir New-York (idem)
3) Etre black, mesurer 2m10 et gagner quelques titres NBA (là j'ai essuyé un ou deux contretemps, je continue de travailler sur le projet)
4) Grandir vite pour faire du sexe à donf (et à ma grande surprise, j'ai découvert que l'un n'implique pas nécessairement l'autre dans les proportions escomptées)
Merde, c'est Madonna maintenant... Putain, qu'est-ce qui m'arrive ! Je sombre dans la société de conso comme me le reproche Alesq qui me gonfle avec ses mails pour militer pour l'usage du purin d'ortie histoire de faire chier l'état bureaucrate à la botte des industriels (dixit le tract de bolchévik qui m'a été communiqué). Donc exit Madonna. Je suis un mec dévoué au raffinement, à l'élégance, à une certaine exigence de qualité. Par conséquent, je vous laisse et je vais m'écouter le haka des ALL BLACKS !
KA MATE KA MATE
KA ORA KA ORA
KA MATE KA MATE
KA ORA KA ORA
TENEI TE TANGATA PUHURUHURU
NANA I TIKI MAI WHAKAWHITI TE RA
UPANE UPANE
UPANE KAUPANE
WHITI TE RA
18 décembre 2006
Citius, altius, fortius...
Bonnes gens qu'on se le dise, si je reprend la devise olympique pour intituler ce post, ce n'est pas pour saluer l'arrivé du divin chauve dans l'hilarant, le burlesque, l'impayable FCNA. Ce n'est qu'un sentiment guidé par des recherches internet prolongés, qui n'ont rien à envier aux plus trépidantes et périlleuses des expéditions (Cf : Apocalypse now). C'est à dire... Quand je me suis décidé à reprendre mes études via le CNED pour passer ces Juda de concours IFMEM, je me suis successivement posé les questions de savoir si un glandu diplômé de mon espèce trouverait la rigueur, le courage, et une quantité de neurones suffisants pour mener à bien un tel projet. Il se trouve que miraculeusement, j'ai jusqu'à maintenant trouvé les trois en quantité nécessaire pour ne pas trébucher (avec à la clé la bonne surprise de réaliser pour la première qu'on est toujours capable de beaucoup plus que ce qu'on croit). Mais ce soir, je suis confronté à un test qui sans pour autant être l'ultime se révèle éprouvant. Il s'agit de trouver sur internet des infos sur les dates des concours d'entrée dans les divers centres de formation. Alors je me doute bien, je passe pour empoté congénital qui sais pas se servir d'un ordinateur. Sachez cependant pour votre gouvernante, que
1) J'en ai (presque) rin à carrer.
2) C'est celui qui dit qui y est... Sauf qu'en l'occurrence, c'est moi qui dis, donc, va te cacher dans le placard Szuip.
Conclusion dérivé : un blog ça a au moins l'avantage que c'est cézigue qui fait les questions et les réponses, donc ça permet aux timides de jouer les cakes et de faire style j'ai vachement le sens de l'autodérision
Mais il suffit, halte à la digression ! Donc les dates des concours... Parce qu'il faut savoir que pour mettre plus de chances de mon côté, j'envisage de passer 3 à 4 concours. Le tout consiste à les passer dans un endroit où il y'a pas 30 000 inscrits histoire d'avoir un semblant de chance, mais faut pas non plus que ce soit dans un coin putride sachant que tu va y croupir les trois années suivantes. Je me suis a priori mis d'accord avec moi-même pour tenter le concours de Nantes (of course), Rennes (mais ça fait un peu chier, parce que c'est une ville, soit faut être djeunz, soit alcoolique, soit les deux, et en plus c'est plein de breizhous hirsutes qui vous agressent avec leur Chouchen et leur Kouign-Aman), un en ïle-de-France (ça c'est mon côté show bizness), et puis un à choisir entre Lyon et Toulouse. Bref il se trouve que j'ai trouvé la majorité des dates de concours dans l'ensemble des IFMEM de France. SAUF... dans les villes précedemment citées (sauf Nantes pour la session 2005). Pas moyen. Par contre, les coins putrides genre Clermont-Ferrand, tu trouves, y'a pas de problème. Y'a des mêmes des instituts dans des bled que je saurais même pas les placer sur la carte ! Donc je vais finir par être obligé de téléphoner et de tirer les vers du nez à une secrétaire chiante qui me répondra distraitement en lisant dans Biba les 15 conseils du mois pour faire une bonne turlute à son Jules ou bien le catalogue Damart si elle est ménopausé ou que-sais-je encore...
Comme dirait Agrippine, " fèch'... " Vais m'fumer une clope...


