Roule...

ldca csm dasmdchaac acm vncx,xoujkxnc xmqcvnoi et franchement, c'est bien fait pour vos gueules !

16 février 2007

La plus naze de l'humanité

Bon, alors j'avais rédigé cet aprèm une note super gloomy et pseudo-métaphysicomormwalneu cet aprèm pour fêter mes 25 printemps. Finalement je vais pas la mettre et je vais vous faire un petit récit gravement anecdotique.

J'ai passé la journée enfermé dans ma piaule à m'occuper plus ou moins. Du coup en fin d'aprèm, je suis allé courrir un peu dans la boue histoire de me dégourdir les jambes et d'évacuer les mauvaises ondes en repolarisant mes shakras. En revenant j'ai écouté rire et chanson dans la caisse (oui ben ça arrive) et j'ai entendu une vanne la plus naze de l'humanité

Bien plus tard, à table, alors que mon père parlait de je sais même plus quoi. J'ai repensé à la vanne de rire et chanson et je suis parti dans un vieux fou-rire nerveux comme j'en ai pas souvent. Pourtant la blague est naze, potache à fond, rien à comprendre, mais bon c'était le moment, c'était moi, c'était eux, c'était nous quoi. On m'a demandé une explication pour cette brutale euphorie. Encore plus mort de rire à l'idée du bide que j'allais faire en la racontant, j'entame la narration. On a tous fini à quatre patte, pas tant pour mes parents à cause de la blague qu'à cause de mon état. Bon, je crains de devoir vous en faire profiter. Donc c'est parti pour un e-bide, la technologie c'est formidable.

Tout se passe dans un morne piano bar défraichi où les secondes s'égrenent sans enthousiasme. Quand soudain arrive un dandy ténébreux au long cheveux noir et au regard perçant. Il s'installe au piano et commence un morceau. les client lèvent la tête interpellés par cette musique boulversante. Les gens pleurent devant tant de beauté et de lyrisme. Le type finit son morceau. Standing ovation. Des femmes se sont evanouis. Quelques clients vont le voir pour le remercier.

- C'était vraiment magnifique, boulversant. Il faut absolument que vous fassiez un disque.

- J'aimerais bien, mais aucune maison de disque n'a jamais voulu de ce morceau

- Hein ?! Mais voyons c'est impossible enfin ! Que reprochent-ils à ce morceau ?

- J'ai jamais su... Mais je me demande si c'est pas le titre du morceau qui leur déplaisait.

- Et c'est quoi le titre ?

- Le titre c'est "J't'aime tellement qu'j'en chierais dans mon froc."

(c'est la honte de le dire mais là je me poile encore tout seul devant l'écran) Bon... Je suppose que c'est les nerfs qui lâchent. Dur, dur d'avoir 25 ans...

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15 février 2007

Valentin nique sa reum. ouèch.

Pourquoi faire semblant de l'ignorer ? Je me suis levé ce matin en connaissant la charge symbolique de ce jours qui s'offrait à moi. Allez ne sois pas lâche, ne recule pas devant la mission qui t'échoit ! Tu as passé toute la nuit à y penser, il faut se lancer mec ! Se lancer parce que rien en ce bas monde, ô non rien de rien, ne vous tombe tout cuit dans l'escarcelle (je suis assez content, l'utilise jamais ce mot là normalement ). Il faut s'exposer, prendre le risque, mettre des mots sur le désir qui vous ronge l'âme sans miséricorde aucune, quitte à n'être que très peu à la hauteur, à s'empêtrer, rougir, pétrifié que l'on est d'entendre son coeur ruer si violemment dans sa poitrine. Mais enfin, dans un moment de suspend quasi éternel, se noyer dans un bonheur lascif et sans nom, gouter au miraculeux nectar de l'apesanteur. Je vais être plus clair : il fallait donc que je me remue les miches pour acheter des clopes ! Oui ben on vois bien que c'est pas vous qu'avez subi un sevrage forcé digne des pires heures de l'inquisition (en même temps pas sur qu'il connaissaient le tabac à l'époque ces charlots). Enfin bon, résultat, me voila quasi en pyj' dans le bureau de tabac, tremblant et contenant des problèmes d'élocution pour acheter ma dose et consomer l'extase quelques mètres plus loin, au beau milieu de la rue. A la Diogène, je vous dis.

Ensuite les chose se sont enchaîné presque comme pendant une saint-Valentin normale, c'est à dire télé, d'autant plus que je me suis auto-proclamé temporairement en wacances. Faut savoir que la télé de ma piaule date du Jurassique et donc pas de télécommande, histoire de venir de titiller la volonté. C'est insuportab ! Du coup, toujours plus loin dans le romanesque, j'ai joué au démineur, et j'ai enfin compris comment ça marche. Le voila le célibat gagnant et épanoui !

Tellement épanoui que je me suis parti faire un footing parce que trop d'inactivité, c'est malsain. Du coup, e v'la sur mon spot préféré, en pleine forêt, sur un terrain détrempé par trois jours de pluie. Une immense marre de boue, un vrai carnage. Le Vietnam. Et ben je m'en suis foutu partout et je m'ai trop poilé, coe un vieux clebs qu'est resté enfermé trop longtemps ( dommage, j'ai trouvé personne pour me lancer un bâton, je ne doute pas qu'auquel cas, je l'aurais ramener euphorique en remuant la ... non, c'est pas indispensab') . Cela dit après les 400 premiers mètres, j'ai commencé à juste en chier allègrement. Donc je m'ai sali, c'était fun et j'a rentré.

Une douche plus tard. Je suis une épave avec des chaussettes propres étalée sur le plumard et j'envisage de me faire un visionnage régressif de Last Action Hero. Ce que j'entame quand soudain, du fin fond du Hadès, le phone ring his mother. Là le dab, fait son apparition :

- C'est pour toi fils, c'est... une fille. (notez la façon cruelle avec laquelle il met en relief la rareté de la chose)

Un jour de saint Valentin... Je bombe le torse et congédie le dab. Au téléphone, c'est Elan. Qui ne m'appelle presque jamais. Je soupçonne qu'elle est folle de mon corps et n'en peux plus de se passer de moi (ça coute rien d'avoir de l'imagination). ça fait un moment qu'on s'est pas vu et elle me propose d'aller boire un verre. Warum nicht. Donc je la retrouve, on blablate. Arrive soudain Alesq, qui lui venait voir Panpanx et du coup s'installe avec nous. Y'a un truc bizarre. Alesq, c'est un peu le mec à qui vous ferez jamais crachez que ça va pas, à moins que vous ne soyez près à le cuisiner comme un taré dans un contexte isolé. Il me dit "c'est rien, j'suis de mauvais poil". Il esquive. Mais il me regarde un peu zarbi par la suite, enfin c'est l'impression que j'ai (n.b : Lui et Elan sont resté 3 ou 4 ans ensemble). Alors je n'ose entrevoir telle infamie, me soupçonnerait-il de la Bundy-fier en cachette ? Merde, on est pote depuis qu'on a 9 ans quand même.  J'ai pas réussi a le recontacter pour lui faire cracher le morceau et mettre au besoin les chose à plat parce que je me suis endormi comme une grosse déjection canine à 21h (c'est fou l'effet de 3 km de footing sur mon pauvre organisme) en regardant enfin Last Action Hero. Sauf que du coup j'ai rin vu. Et là il est donc 23h43, j'ai n'ai aucune envie de dormir. Sur ce je vous souhaite bien le bonjour, et vive la saint valentin par ce que c'est toujours des journées incroyablement riches comme vous pouvez le constatez en lisant ces lignes. Sur ce je retourne lire ce John Irving que putain, désolé p'tite soeur (que en fait, c'est ma grande soeur) mais ça va faire presque deux mois que je suis dessus et ma foi, ça n'avance pas c't'affaire. Bon j'ai déja bouffé cinq cent pages, mais je demande si il y'en a pas de nouvelles qui poussent pendant mon sommeil.

C'est curieux je constate en furetant parmis les blogs qu'il y a plein d'autres geeks sentimentaux célibataires dépités. Serait-ce une damnation de la race blogger ? Affaire à suivre... (ou pas)

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14 février 2007

Au bord du gouff'

reward

P'tain, p'tain, merde, merde, merde, merde !!! Tel que vous ne me voyez pas actuellement, je suis un rien contrarié et stressé. Je viens de remuer la baraque de fonds en combles. Il se trouve qu'il est 23H50 et que je viens de me rendre compte que pu d'clopes. Nan. Encore plus putride et apocalyptique que ça. Tabac (oui, j'ai toujours la réserve de secours en cas de coup dur, prévoyant le gars, il a lu le guide du castor junior dans ses vertes années) mais pas feuilles. Et je soupçonne fortement un des enfoirés de congénère que j'ai retrouvé au troquet d'être responsable de ce larcin igniomineux. Aussi, désireux que je suis de me faire justice en ce bas-monde, je vends mon âme à qui me ramènera, vif exclusivement, le dénommé Panpanx afin que celui-ci soit pendu par un testicule (celui de son choix, on est en démocratie), dévoré vif par par un troupeau de canard homme-nivores mutants, et vertement semoncé par mes soins. C'est là que je me rends compte que je suis légèrement addict. Mais j'ai de l'orgueuil... Loin de moi l'idée de faire les cendars pour fumer quelques mégots inommables... Ce que je n'ai jamais fait de ma vie, bien entendu... Pensez-vous... Non, ce serait vraiment... Non...

Hum...

(...)

Trop tard...

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12 février 2007

Scout pas toujours. Avec parcimonie, de préférence.

ILS SONT PARTOUT ! Dans les rues, par hordes entières. A retirer le pain de la bouche de NOS clochards ! Qui ? Ben à ton avis ? Les scouts de France bien sur ! Ils avaient cadrillé tout le centre-ville, t'en avais un tous les dix mètres, voire tous les cinq. Et ça vient vous voir avec sa p'tite gueule de premier d'la classe, sa raie sur le côté ou ses mocassins bien vernis, et puis un air timide qui vous culpabilise de garder clos votre porte-monnaie avec la férocité d'un cerbère parce que la vérité, c'est que les kebabs tombe pas du ciel et qu'il commence à faire faim. Donc la petite voix de minipouce avec un bérêt :

- Une pièce pour les lépreux s'il vous plaît

Là, vu que tu es un vieux fennec rance et chomiste mais que bon, tu vois qu'ils cadrillent le territoire avec une rigueur militaire qui fait que tu n'y couperas pas, tu lâches un euro que tu regretteras bientôt de pas avoir fractionné en 20 pièces de cinq centimes. Mais bon, l'honneur et la bonne conscience sont sauf. Tu reprend ta route. Premier d'la classe numéro deux vient te solliciter à son tour. Pffff

- Une petite pièce pour les lépreux svp.

- Heeeeuuu... C'est que... Bon... C'est quoi ton nom ?

- Jean Eustache Honoré Dourville de Blanc-Bidet.

- Bon alors écoute-moi Marcel... ça te dérange pas si je t'appelle Marcel ? ça fait moins social-traître. Alors Marcel. Crois pas que je sois radin hein, ou que j'ai quoi que ce soit contre les lépreux. D'ailleurs si tu veux tout savoir, moi j'adore la lèpre (Woody est grand). Mais bon, tu comprends bien que compte tenu des conjectures économiques actuelles, la crise du pétrole, le manque de confiance des ménages, la hausses des actions des nano-technologies à la bourse de Périgueux... c'est la merde. Tu comprends Marcel ? Donc j'ai donné déja un beau billet de cinquante à ton copain là-bas et je peux pas faire pareil pour chacun d'entre vous. Got it you freaky brat ?

- Suffisait de dire non...

Et il me tourne le dos avec un petit air snob pour solliciter une rombière de passage. 'A pu d'jeuness' que moi j'dis. Cela dit, je peux pas lui donner coplètement tort. Donc les suivant, je fais moins dans le détail. Je décline poliment. Sauf que y'en a tout le long de la bien nommée rue du calvaire. Donc à la fin, j'ai un peu envie de faire des bras d'honneurs à toute cette graine de grand-patrons. C'est mon côté kozak bolchévik. Ou de leur expliquer que le père noël entretient des relations troubles et sacrilèges avec ses propres rênes, c'est qu'on se sent seul en Laponie. Bref je frôle à plusieurs reprises le scouticide. De toute façon, mais je crois que je l'avais déja mentionné dans ce blog, je fais un gros bloquage sur les chiens et les gosses. Donc je continue mon chemin et là je vois un troupeau de jeunes, genre des jeunes, avec les blouson orange d'une ONG que je me rappelle plus c'est laquelle. P'taaaaaiiiiiiiin !!! Mais il se sont donné le mot tous ?! Tant pis, je vais zigzaguer impérialement et les éviter. Sauf qu'une beauté fatale (et ce malgré l'ignoble truc orange qu'elle portait) m'intercepte avec un sourire désarmant :

- Excuse-moi, tu as cinq minutes ?

Ah, ah, ah. Le classique ! On envoie les bonnasses pour entourlouper les réticents ! Je les connais ces méthodes foireuses, mon pote Poum&m's a bossé pour Greenpeace. Et puis il est possible que je me sois fait baisé une fois aussi... Mais là, c'est fini. Toi vendeuse, moi Szuip, homme de caractère pas né de la dernière pluie ! Et c'est pas ses grand yeux vert translucide qui vont y changer quelque chose. Je te la renvoyer dans ses cordes et avec la manière ! ça va chier dans l'ventilo ! Donc je reprends...

- Excuse-moi, tu as cinq minutes ?

- Tou... Tout ce que tu veux... (dit-il les yeux ronds et la bave aux lèvres)

Donc elle m'a déballé le baratin habituel mais j'ai pas adhéré. Normal. Cela dit ça allait elle était pas conne comme l'autre deux ans plus tôt. Le meilleur que j'ai jamais croisé. A cette époque je songeais à souscrire à Amnesty international quand un beau jour alors que je zonais avec John Fitzgerald et Binch dans Naoned, vint à notre rencontre un bicknit hirsute avec des locks, au nom de... Amnesty internationale. De but en blanc, il nous demande :

- Les gars vous êtes pour ou contre la peine de mort ?

On se - et le - regarde, en se demandant si le mec est sérieux. Avec nos dégaines de gauchiss' mal lavés, je vois pas comment il pouvait sérieusement poser la question. Je crois qu'on lui réponds atterrés que bien sur que non, on n'est pas pour la peine de mort. Il enchaîne :

- Et vous êtes pour ou contre la torture ?

Que faire ? Le gifler derechef ? Lui expliquer posément pourquoi il est un blaireau ? John Fitzgerald en adepte de l'humour qui couine se pose pas de questions inutiles et lui répond :

- ça dépend, sur les arabes moi je suis d'accord.

Heureusement, que le mec nous a pas fait l'affront de le prendre au sérieux. Il a donc commencé à suspecter qu'on se foutait de sa gueule et l'a du coup joué aussi subtil qu'il pouvait. Une catastrophe quand même. Du coup j'ai été forcé de lui dire que je comptais adhérer mais que ma souscription serait pour son collègue qui officiait trois mètre plus loin. Pendant que le naze continuait de débattre avec les potos, je remplissais mon bulletin d'adhésion avec son collègue auquel je demande :

- Dis moi, ce serait pas un peu un veau débutant ton pote ?

- Ouais, une catastrophe ! J'adore bosser avec lui.

- Ah bon ?!

- Ouais, grâce à lui je récupère tous les mecs comme toi et je fais deux fois plus d'adhésions.

Si c'est pas de l'alter-capitalimse ça. Enfin... Chacun rit pour lui...

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10 février 2007

Quoi ?! Moi ?! Alcoolique ?!

Bon alors tout d'abord armez vous de patience parce qu'au moment ou j'entame l'écriture de ce post je réalise que tout ça risque d'être un peu long. Il se trouve que j'ai un bon zami, que dans un souci d'anonymat nous appelerons John Fitzgerald. Je le vois assez peu ces derniers temps, pour la simple raison qu'il passe l'essentiel de sontemps à se torcher la gueule. Pas le truc marrant occasionnel, mais permanent, triste, et compulsif. Boire jusqu'à se mettre minable, jusqu'à ne plus pouvoir tenir seul debout. Tous qu'on en est, on a essayé, chacun à notre façon, de lui faire comprendre qu'à ce rythme là, il va dans le mur, on essaye de le soutenir et de le remuer à la fois. Rien n'y fait. Et le fond de ma pensé, c'est que tant que ça viendra pas de lui, on se cassera le cul pour rien. De ce que j'ai eu l'occasion d'observer ou de vivre malgré mon jeune age, on peut difficilement sauver les gens contre leur gré. Et pis faut dire aussi que son état empêche pas certains potes de picoler avec lui à l'occasion, ils savent ce que j'en pense... Et donc vu que d'une certaine façon il commence à faire le vide autour de lui du fait de son état désespérant à n'importe quel moment de la journée, il s'est constitué une bande parallèles de potes du même calibre, et tout ce petit monde s'entraîne vers le bas en affichant complaisance et désinvolture histoire de cacher la misère. Chez lui, plus ça va, plus c'est un défilé de cas sociaux.

Donc, l'autre jour je débarque chez Severinusq pour mater France/Argentine comme il se doit. Il m'explique que John Fitzgerald nous propose de passez voir le match chez lui. J'ai un peu honte de l'avouer mais ça me fait chier car je suis pas d'humeur royal et j'ai surtout pas envie de devoir jouer les pères fouettards pour me donner bonne conscience en l'empêchant de picoler. De toute façon, il en a pas grand chose à carrer de ce qu'on va lui dire, ou plutôt il est malade. Cela dit, c'est pas en le laissant s'isoler avec les autres pieds-nickelés qu'on va lui rendre service. Donc on se bouge.

Juste avant d'arriver chez lui on le trouve dans un kebab, sobre. Bon, c'est déja cool. On blablate un rien puis on va chez lui. En montant les maudits escaliers, avertissement :

- Bon, je vous préviens y'a L... qu'est là...

- Ah... C'est quoi L...?

- C'est du lourd !

Ce qu'on peut en déduire d'après cette exposition sommaire, c'est qu'on doit se préparer à rencontrer de la pintade de concours. Bon, on rentre. En trois minutes, c'est réglé. L... est juste la meuf la plus vulgos et insupportable que j'ai croisé de toute ma carrière. Je croyais même pas ça possible. La mère Groseille dans La vie est un long fleuve tranquille pourrait se targuer d'avoir dix fois plus de classe. Cela dit L... est jolie, mais hors de ça... Je passe rapidement sur le fait qu'elle est ivre parce que de toute façon, je m'attendais pas particulièrement à trouver des gens sobres là dedans. Mais c'est surtout qu'elle braille tout le temps, et qu'elle est ordurière à faire palir Bigard. Elle ne fait que brailler et agresser les gens. Et elle s'arrête jamais. Severinusq, , échange quelques mots avec elle, et au bout de trente secondes à peine, elle est en train de gueuler dessus. Epuisante. Moi, qu'était déja vraiment pas chaud au départ, je me dis " Putain alors toi, je te conseille de même pas songer à m'adresser la parole", et j'arbore la gueule assortie comme je sais bien faire, pas tout-a-fait hostile, mais franchement pas encourageant. Elle continue son numéro. Les autres la loupent pas et elle gueule toujours plus. Alors ils caftent ses histoires du cul qui laissent entendre qu'elle est assez portée sur la chose, ils ont l'air hilare de suggérer publiquement que c'est une salope... Très gentlemen... Je me dis que du coup elle va péter un cable et se barrer. Penses-tu ! Que non... Elle nous raconte même que son Jule du moment, "un intellectuel qui va au théatre" (je suis sceptique) a passé l'après midi à s'agiter frénétiquement dans sa porte dérobée et que c'était trop bon. Putain... Mais qu'est-ce que je fous ici bordel ?! Et la France se prend un but... monde de merde... Je reste stupéfait de l'absence totale de pudeur de la meuf. Alors je sais, on va me dire évidemment, quand c'est un mec qui parle de cul, ça choque personne, on dit même qu'il a la classe, mais dès qu'une femme décomplexée sur sa sexualité l'ouvre, on la trouve vulgaire bla bla. Ce à quoi je répond... que nenni ! Elle fait ce qu'elle veut de son cul, qu'est-ce qu'on en a à foutre ! Et comme -j'en suis sûr- pas mal de monde (homme comme femme), je trouve pas qu'un mec torché au point d'articuler à peine qui te raconte qu'il a pris germaine dans tous les sens à l'arrière de la fuego sucite une quelconque forme d'admiration. L'égalité des sexe ne met aucun des deux représentant à l'abris d'être aussi naze que l'autre.

Enfin bref, après elle se met à gueuler par ce qu'elle vient de se rendre compte au bout de 30 minutes qu'on est en train de regarder le match et elle trouve ça nul :

- Vas-y, vous faites chier bande de batards ! Pourquoi vous regardez le foot là !

Qu'est-ce tu veux répondre ! Tous, on s'est réuni là exprès pour ! Rien. Tu réponds rien... Enfin, bref pour couronner le tout la voila qui vient s'assoir à côté de moi qui n'a pratiquement pas décroché un mot ni un sourire depuis mon arrivé. Je sens qu'elle veut me demander un truc et je m'attends à tout et n'importe quoi. Et pis d'une voix douce et timide, elle me demande une feuille à rouler. Un peu destabilisé, je répond bien sur, lui en donne une, elle me remercie sur le même ton, et ça restera notre seul échange. Mais je me sens un peu con. C'est sa voix qui m'a choqué, elle ne gueulait, parlait normalement, elle en était capable ! Elle pouvait être autre chose que cette image de rombière nympho qu'elle cultivait. Il se trouve qu'elle était au milieux de gars qui se comportaient comme des gros con avec elles et elle le leur rendaient bien. Après, c'est l'histoire de la poule et de l'oeuf, qui est fautif au départ ? On saura jamais... et pis tout le monde entretient soigneusement son rôle. Donc bref, Szuip t'es un petit con, ça t'apprendra à juger quelqu'un en cinq minutes, honte sur moi et ma descendence et tout. Heureusement elle est redevenu conne suffisament rapidement pour pas que je me sente trop coupable. Conclusion : je suis sur que c'est une fille bien et qu'elle peut être classe, si elle travaille un peu sur elle et que quelqu'un lui en offre la possibilité. Bonne chance à elle. Elle s'est barré à la mi-temps avec quelques mecs qu'étaient là pour aller "picoler un peu" ( !!! ). On a poussé un ouf de soulagement profond.

Je crois qu'il va falloir essayer de chopper une nouvelle fois John Fitzgerald entre quatre yeux histoire de le secouer et de lui dire ce qu'il tient à ne pas entendre. On sait jamais...

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07 février 2007

Rien...

Le titre annonce assez fidèlement la couleur. Louis XVI avait paraît-il inscrit ce même constat dans son blog journal intime à la date du 14 juillet 1789, comme quoi, c'tait vraiment un gros gland (même si Marie Antoinette vous aurait dit que niveau gland, il était pas for me, for me, formidab') et il méritait bien de se faire couper la tête. Et vive la république. Sauf que moi je suis pas un escroc. Dans ce post, va vraiment y avoir rien du tout du tout, ce que je vais me faire une joie de développer avec force détails insipides.

Premièrement, je vais bien. C'est à dire mieux. Bicoz faut savoir que j'ai mené une expérience singulière ce week-end, crève plus crise de foie, le tout copieusement baigné de spleen. C'est nul. Evitez. Essayez, c'est trop fun ! En effet, pour l'anniversaire de la reum, et de moi (avec pas mal d'avance quand même), on a zété dans un resto de pieds nickelés qu'il était franchement reuch vu la qualité de la bouffe. Bon moi en plus, malade, je me dis, fais pas le con maurice, prend un truc pas trop brutal histoire de tenir le coup. Donc, en toute bonne logique je fais péter un petit salé au lentille, ce qui stratégiquement est éminament discutable vu que l'entré et tout le reste de la formule était un peu gargantuesque. Après l'entré, je ressemblais déja plus à grand chose. Et mon "petit salé au lentilles" est arrivé. Imaginez que vous soyez au resto, et qu'on tire par la manche dans un champs de lentille avec un porc énorme au milieu et qu'on vous dise "v'la ton assiette connard " Bah c'était presque ça. Y'avait assez de bidoche pour nourrir un escadron de mec dans ce genre :

FMJ

Donc vu que tu sais que le resto il est cher tu baffres outrageusement et les 24 heures qui suivent sont une lente agonie. J'ai essayé de regarder Ali, pas réussi trop malade, déja que Will Smith, quand t'es en bonne santé ça peut être difficile. Donc voila, si jamais on vous demande "Szuip il a mangé quoi dimanche ?" vous saurez que la réponse c'est : un salé aux lentille. Quand je pense que pour la moitié de ce prix j'aurais pu comander un bon vieux steack frite des familles, ça me fait mal au cul. Presque aussi foireux que le resto du Rajahstan qu'on s'était tapé à Londres avec Robert. Un truc de ouf malade. C'était bien fait pour nos gueule remarque, ça nous apprendra à rentrer dans un resto végétarien. Le mec arrive tout sourir avec son noeud-pap' et un accent le chat machine que tu comprends tellement rien que tu finis par répondre oui quoi qu'il demande. Donc c'est comme ça qu'on s'est retrouvé avec sur la table du riz, du pain (jusqu'ici tout va bien) et une bouillasse rouge ainsi qu'une verte. Des curry je sais pas quoi. Circonspect on porte le truc à nos bouches, et on constate, hééé !!! C'est bon cette conneries ! Sauf que je ne sais pas si vous avez remarqué Thérèse mais y'a comme une sorte de deuxième couche. Donc en gros, ça arrachait tellement que j'ai du boire un bon litre de flotte pour tenir le coup. En sortant du machin, je faisai douze mille degré, ce qui d'après mon beaucoup d'anatomie est trop. Je suis rentré à patte à l'auberge, dans la nuit Londonienne peuplé de loup garou, de Jack le ripper de Mary Poppins et de rosbeefs assoiffés de sang. Dans mon lit, des sueurs pas possible, ta vie qui défile devant tes yeux (ce qui est con comme expression,  elle allait pas défiler devant mon cul). J'ai passé une nuit méga rock & chiottes, ce qui est relativement la classe américaine quand tu partages ta chambre avec des inconnus. Je me suis réveillé crevé le lendemain, avec je suppose une tête de mort vivant ce qui m'avait valu une arrestation de contrôle près de downing street bicoz je devais avoir une tête de terroriss'. Cela dit les flic là- bas sont nettement plus cool que chez nous, la preuve, il ont accepté de faire l'amour à l'objectif, british style baby ! :

Bobbies

Sinon dans les parcs anglais, y'a des statue de mecs qui se tripotent :

Tripote_man

Bon bah j'ai dit assez de conneries, vais m'coucher. Gutte nacht les aminches.

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02 février 2007

Ono m'astique !

Semaine naze. Un peu malade. Et un peu le spleen aussi. C'est l'hiver, tout ça. Le gris, pas de lumière. Tu m'étonnes qu'ils se suicident tous dans les pays nordiques. Chaque matin, une lutte furieuse pour garder ouvertes les paupières qu'on dirait qu'il y a des semi remorques attachés dessus. Si je pouvais, je filmerais ça pour me le mater un jour où je suis de bon poil, je suis sur que ça me ferait poiler (je suis bon public quand j'ai la pêche). En plus, compte tenu de mon programme d'anatomie, je me trouve confronté à des problématiques de glaires cervicales qui ne sont que très modérément pourvoyeuses de motivation. C'est qui d'ailleurs qui a choisi un nom pareil ? Sans dec ? C'est pas la ghetto-superclasse comme nom. Faudrais créer un comité-de- re-baptême-des-trucs-qui-ont-un-nom-pourri que je me propose de diriger. Projet à murir, soit avec des potes, soit avec des publicitaires cocaïnomanes (pléomiasme), ce qui conduirait certainement au même résultat :

- Bon alors c quoi au menu aujourd'hui ?

- Aujourd'hui on rebaptise la glaire cervicale...

- La glaire cervicale ? Que c'est quoi ça ?

- Que en gros c'est l'interface utérine de filtration des gamètes mâles.

- Que ça aussi c'est quoi ?

- Mais tu sais, p'tain ! Le truc visqueux au fond d'la chatte qui fait le tri pour laisser passer que les spermatozoïdes qui ont la ghetto-superclasse.

- Aaaaah... Le videur en quelque sorte ?

- Si tu veux.

- Hey les mecs, j'ai une ghetto-superfeinte ! Monsieur et madame Cervicale ont une fille, comment s'appelle-t-elle ?

- ... (léger soupir de dépit)

- ... (auto-cannibalisme hystérique)

- Et faut aussi qu'on rebaptise les mots tartiflette, charentaise et... antanaclase

- Ben... je propose qu'on voit à la fin pour celui que t'as dit en dernier !

- Ouaip, ça me paraît pas con. On commence par glaire cervicale. Isolons les notions clés impliqués.

- Je suggère de s'appuyer sur la notions de filtration, on peut chercher à évoquer une teinte verte en hommage à l'idée de glaire.

- Des propositions ?

- Ben... euh... " Le videur portait un treillis" ?

- Trop lyrique.

- Et qu'est-ce que vous pensez de "Geoffroy Guichard", allusion à l'enfer vert bien sur.

- Pas assez... trop... Non.

- On peut prendre le nom d'une grande bataille du Vietnam. C'était vert et peu en sont revenu.

- T'en connais des grandes batailles du Vietnam ?

- Euh... Pas personellement. On peut se rabattre sur des gars qui incarnent ça. Comme Tom Hanks ou Tom Croisière. Un Tom quoi...

- Tu vas voir qu'il y'en a encore qui vont y trouver à redire !

- Ouais ben on leur pisse à la raie ! Y'a un moment où faut trancher ! Si je note Espace Mel Gibson, vous me suivez ?

- Il a joué dans des films sur le Vietnam Mel Gibson ?

- Non mais il a joué dans "The patriot".

- Bon bah ça me va à moi.

- Idem

- Vendu. Des idées pour charentaise ?

- Pffff, c'est chaud !

- Ah évidemment, dès qu'on s'attaque au patrimoine ! Pourquoi il faut le changer d'ailleurs ? ça sonne pas tragiquement grotex.

- On a reçu pas mal de courrier des citoyennes des Charentes-maritimes qui se plaignent de ne pas trouver mari sous prétexte que " les charentaises, on est bien dedans, mais on sort pas avec".

- C'est pas compliqué, il suffit de trouver un truc qui n'implique pas les citoyennes des Charentes.

- Bon bah... Les picardes ?

- Ah, pas con !

- Ou les cochons d'indes, ça marche aussi.

- Mouais. Sauf que c'est reporter le problème. Si on reçoit des lettres de cochons d'inde qui se plaignent que "les cochons d'Inde, on est bien dedans mais on sort pas avec" leur pourris la vie, faudra tout reprendre à zéro, et là mon pote, bonjour la crampe !

- Bon bah on gardes les Picardes alors.

- ça me paraît plus raisonnable. Y'a plus qu'à lancer une campagne de com. On pourrait recruter une charentaise pour le symbole. On a des contacts ?

- Ouais y'en avait une sympa qu'avait écrit. Attend comment elle s'appellait déja ?

- Elle s'appelle Claire la meuf !!!

- Hein ?

- Ouais, parce que Claire cervicale ! Ouarf lol... oh trop bon... hi hi hi hi... mdr...Oh la poilade mon pote !

- ... (détresse incommensurable)

- ... (incommensurable détresse)

Et antanaclase me direz-vous ? Ben je sais juste que c'est un truc qu'il fallait faire semblant de savoir maitriser en fac de lettres. Moi j'ai fini ma journée, si vous vous avez des idées, je suis tout ouïe.

Posté par szuip à 23:18 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 janvier 2007

Esthétique du warrior & autre futilitées psycho-hormonales

Alors comme je l'avais laissé entendre dans un post précédent, Hassan avait prévu d'emmener tout le monde au football samedi soir. A vrai dire je l'avais jamais fait donc j'étais plutôt curieux et j'y allais de bon coeur. On se retrouve devant le stade de la Beaujoire, que c'est plutôt un bô stade quand même. FCNA-Lorient, sur le papier c'est pas non plus une affiche de malade. Alors évidemment, Nantes s'est pris une énième joyeuse défroqué que je ne vais pas détaillé bicoz je ne doute point que ça n'intéresse aucun des lecteurs de ce blog. Ce qui m'a vraiment intrigué dans le fond, c'était l'univers des supporters qui m'était jusque là complètement étranger. Il se trouve qu'on était dans la tribune des vrai de vrai, genre je suis un canari jusqu'au tréfond de mon être et même mes chaussettes sont aux couleurs du club. Loi universelle, y'a trois type de spectateurs que l'on retrouve dans les deux entités aux prises que sont nous (locaux) et les enculés d'en face (visiteurs) :

- Les gros nazes dans mon genre qui débarquent pour la première fois et qui connaissent rien, ni les chants, ni les gestes etc...

- Les semi-nazes qui connaissent un peu mais qui sont pas nécessairement à donf, (après tout, le foot c'est jamais que des mecs qui courent après un ballon.)

- Les nazes initiés qui connaissent le moindre chant, la moindre variation dans les paroles qui sont pas souvent compliquées d'ailleurs :§ Allez allez, allez Nantais jouez (mais ils n'ont pas suivi cette recommandation)

§ Ho hisse, enculé !

  Ta mère est une salope !

  Ton père est Marseillais ! (témoignage de considération porté au gardien adverse lors d'un dégagement) 

§ WOHO WOHOHOHO WOHO WHOHOHOHO WHOHO OHO WOHOHO WOHOHO WOHOHO WOHO (là, la chorégraphie prend le pas sur l'aspect lyrique.)

Tout cela est très basique. Et finalement ça joue sur des instincts tribaux bien primaires, cerveau reptilien, reflexes grégaires pithécantropus. Seulement... Et ben c'est assez tentant de s'y laisser aller, comme tout ce qui est facile. Et d'une façon, ça a de la gueule. Quand le coup d'envoi est donné, le premier chant s'élève, dense et hargneux et si c'est pas les choeurs de l'armée rouge, ça fait quand même son petit effet. Je ne regardais pas le match, mais ce mec avec son porte-voix sur son estrade, qui conduisait le choeur, buste en avant comme une figure de proue de vieux navire. Toute cette energie et cette assurance développée. C'est surement un supporter incorruptible, pourtant il ne jette jamais un oeil sur le match auquel il tourne le dos. Le type livre lui aussi son match je suppose, et d'une façon, il EST de l'équipe. La foule, unie et guerrière, je dois bien l'avouer, je trouvais que ça en jettait... C'est justement ça qu'est vicelard.

ça me rappelle cette histoire d'un cureton français qui s'était retrouvé à Nuremberg à l'époque fatidique, à faire des sieg heil à Hitler, grisé par la grandeur du spectacle, et qui après coup s'en était trouvé tellement dépité qu'il s'était engagé dans la résistance.

Alors maintenant je crois que je cerne de plus près les mécanismes du hooliganisme par exemple. Attention, j'ai juste dit comprendre, pas excuser ou adhérer ou quoi. Je dis pas non plus que tous les supporters sont des hooligans (déja qu'ils sont supporters, on va pas les accabler non plus ! ). Mais je comprend mieux que des gars qui n'ont rien d'autre y trouvent un instant de toute puissance, et tout ce qui pèse sur leur quotidien rance est momentanément annihilé. C un trip à la fight-club, aller à l'extrême pour se sentir vivant. Voila.

Après, on est parti rejoindre Bob et d'autres collègue dans son bled de bouseux pour fêter ses 25 ans. Un peu de monde, sympa. Et pis comme d'hab, je me suis senti un peu seul lorsqu'une bonne majorité d'entre eux a commencé à n'avoir presque plus de sang dans son alcool. Billie était là. Une pile electrique comme d'hab. N'importe quelle teuf finit en mégaboum des familles improvisé si elle est là. Compagnies créole et autres grossièretés en force. Faut savoir que si il s'est jamais rien passé entre nous, on a vécu à quelques reprises des moments de trouble marqués dont sans exagérer on peut lui imputer une grande part de responsabilité (mais j'ai ce principe détestable de ne jamais faire d'un potes un cocu, donc ceinture...), je ne détaille pas. La voila qui essaye de me trainer pour que je la fasse danser. Sur du Indochine en plus. (nota : je voue une haine sanguinaire à Indochine). Au dela du simple fait que je n'aime pas ça, faut savoir que je danse comme un fer à repasser, voire deux. Mais bon, elle n'a pas bu de la Badoit et je vois bien qu'elle ne lachera pas l'affaire. Alors je danse, égaré dans la vallé infernale, lord have mercy ! La fièvre du samedi soir revisitée par Pierre Richard. Et puis bon, limite elle se met à m'engueuler en me disant que je pourrais m'efforcer de faire semblant de m'amuser ! Là, j'essaye de lui expliquer qu'on peut pas attendre des gens qu'ils s'amusent quand on les tane jusqu'à ce qu'ils cèdent pour faire quelque chose qui les met mal à l'aise. Elle me répond un truc qui me laisse vachement sceptique : Si ! Au moins faire semblant...

J'esquive avec une vanne pourrie (reflexe darwinien de lâcheté masculine) et on passe à autre chose. Faire semblant de quoi bordel ! Je lui ai pas passé la bague au doigt que je sache ! Moi, je m'efforce de prendre les gens comme ils sont, et j'aime autant qu'avec moi, ils ne fassent pas semblant, dans la mesure du possible, bicoz bien sur, le quotidien se satisfait rarement de règles simples. Et dans le fond, elle aussi je pense. Mais là, à la façon dont elle m'a balancé sa réplique, j'avais l'impression d'être son Jule, et en l'occurence le gros con bourru qui se moque bien de savoir ce qui peut se tramer dans la tête de sa douce et fragile (genre le shériff du bled miteux du vieux sud dans les films américains). Alors bon, je vais être prétentieux et imbuvable surement, mais je crois que ce qu'elle voulait c'était avoir la possibilité de se laisser croire qu'au moins pour la soirée, on était en couple (d'autant plus que son mâle est temporairement exilé un océan plus loin), dans une sorte de no-sex-land à la fois frustrant et confortable. Peut-être aussi que je surinterprète vachement le truc. Faire semblant... Trois petits points et pis s'en vont...

Conclusion : le foot, c'est à voir une fois et Indochine menace la paix des ménages.

Posté par szuip à 23:28 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2007

Sélection naturelle (qu'ils disent, monsieur le comissaire ! )

Bande d'affameurs ! Libéraux ! Raclure de bidets cupides et bukowskiennes, je vous adresse ma déconsidération la plus vive ! Bourgeois répugnants ! Gros cons d'merde (marrant, ça soulage plus quand on est grossier). Rassurez-toi lectorat plébeïen en délire, ce n'est pas toi que je houspille. Me permettrais pas. Je m'adresse à ces IFMEM (instituts de formationaux métiers de l'electro radiologie-médicale) que je me casse le cul à me mettre à niveau pour passer des concours pour les intégrer histoire d'avoir un métier (syntax error). Parce qu'on m'a expliqué que si j'avais pas d'argent, c'était peut-être lié au fait que j'avais pas d'emploi, que c'était lié au fait que j'ai des diplome pas porteurs. Donc, je me suis dit qu'aux âmes bien nées, la valeur dépent pas du nombre des années. Donc retourne à l'école.

Alors voila, les dates des concours sont tombés, et il faut bien choisir parce que c'est important d'avoir le choix dans la datte (...) Donc je regarde sur internet, ouais, ouais, ça, rien à foutre, ça idem, ça c'est good etc... Et pis au fur à mesure du truc, je commence à m'intéresser aux frais d'inscription (et ce n'est là que du concours que je parle) que j'avais jusqu'ici considéré avec une certaine désinvolture. Je ne pu reprimer un petit cri d'effroi ( WEEEEEUUUUUUHHHHHHHAAAAAAA, LES EEENNNNNNNNC... (feu l'abbé henri Grouès, pardonne moi cet écart, cela dit il parait que t'as été léger question chasteté alors fais pas non plus ta prude)). Les 2/3, soit 66,6666666666% soit beaucoup trop d'entre eux coûtent une bonne centaine d'euro symbolique. Les salauds. Vu qu'il faut en passer plusieurs pour avoir une chance que l'un d'entre eux ait l'idée saugrenu de te retenir, c'est parti pour trois à quatre cents euro de dépense pour la beauté du geste.  Et ça, c'est qu'une mise en bouche, parce qu'après ça si t'es pris, y'a les frais de scolarité, de vaccination professionnel (le personnel hospitalier transporterait pas mal de maladie vénérienne affirme le mythe, tous forniquent compulsivement... Tous ? Non. Seul un petit gaulois etc... ). Les livres et tout le fatras, gomme, tout ça. Alors c'est pas que je sois pingre (pas les moyens) mais foutre autant de thune là dedans, y'a intérêt à ce que je devienne un manipulateur radio célèb', au Panthéon et tout (Au grand Szuip, la patrie reconnaissante). Surtout que je suis sur que va y avoir des trucs à la con type journée "d'intégration" : " Ouais on va tous se déguiser en carotte et on va vendre des bombecs dans les rues HI HI HI HI HI, trop fuuuuuuuuuuuun !" Vais encore me rendre populaire là dedans, moi ! J'espère qu'il y'aura un(e) autre infréquentable dans le tas.

Bref pour triompher de cette crise économique sans... si, avec vachement de précédents en fait, je vais mettre en place un numéro surtaxé et tout interlocuteur pourra à loisir m'entendre interpréter La digue du cul grand standard s'il en est du folklore régional. Je vous prierais de l'appeller chaque jour à une fréquence basée sur indice au pro rata des tentatum temporis indexés sur 99,9% de vos revenus (soit, hyper souvent). En vous remerciant de votre soutient.

Posté par szuip à 23:47 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 janvier 2007

A l'ouest, rien de nouveau.

dantelazarescu

A force de tout le temps me dire "p'tain, je vais plus jamais au ciné" et ben il se trouve que finalement j'y vais un peu quand même. Pas autant qu'à l'époque bénie ou je fuyais la fac pour m'emfermer dans les salles obscures de l'Appollo (feu un ciné nantais à 2 euros la séance) mais un petit peu quand même. C'est comme ça que je me suis retrouvé hier à aller voir La mort de Dante Lazarescu. J'avais des tarifs réduits alors j'essaye de débaucher des potes, qui me demandent de quoi il s'agit :

- Ben d'après ce que j'ai compris, c'est l'histoire d'un vieil alcolo roumain (figure de style...) qui va pas bien alors il se fait traîner dans Bucarest d'hopital en hopital mais on le jette à chaque fois jusqu'à ce qu'il crève...

Je suppose que je suis un piètre VRP parce que ce "pitch", comme ils disent à la télé, n'a pas soulevé l'enthousiasme des foules. C'est marrant de voir à quel point il suffit de prononcer les mots "film" et "roumain" dans la même phrase pour se retrouver face à un interlocuteur hébété par tant d'incongruité. Cela dit, les films soutenues par Télérama, faut toujours se méfier et celui-ci en est un. Et un vachement bon. En tout cas, pour quelqu'un qui a bossé dans le milieu hospitalier c'est très parlant. Moins choquant par la force des choses. Et suite aux affaires de la ruine qui fait office de CHU à Rome, de ce que ma maigre carrière de brancardier m'a permis d'observer, et bien les hopitaux c'est le même bordel partout. Et France ou Roumanie, les nuances sont trop subtiles pour être significatives. Toutes les saloperie de lourdeurs administratives, la mauvaise volonté occasionnelle ou systématique du personnelle (a tout les niveaux de responsabilités), les batailles d'égo entre les différents niveau hiérarchiques d'un service, et ce pendant qu'un pot de yaourt de 80 hiver (à partir d'un certain âge, on ne peut décemment plus compter en printemps) vous crève dans les bras, c'est des truc qu'on peut aussi observer ici. Peut-être qu'en France, on met plus les formes dans le language. Donc on soigne l'emballage mais au fond, si vous êtes en train de canner, ça vous fait une belle jambe l'emballage. Enfin pour résumer, si vous voulez vous faire une idée du concentré de merde qui gangrenne le milieu hospitalier, allez voir ce film. D'autant plus que malgré la description que j'en donne ici, c'est pas complètement sinistre, y'a des moments drôle. ça grince bien, et pour peu qu'on soit client... Mais il semble que les gens extérieur au milieu rient quand même un peu moins... Le seul truc vraiment infect, c'est la caméra-épaule qui passe son temps à trembler. Sur un petit écran, c'est juste chiant, mais quand mézigue est forcé de s'asseoir au premier rang bicoz il est arrivé à la bourre et ben ça lui file carrément la gerbe. C'est une façon de filmer qui me gave un peu pour être honnête. J'associe ça aux frères Dardenne ( Et vas-y que j'te filme la nuque à Riton 20 minutes en plan séquence et que ça mérite une palme d'or. Sinon, j'ai claqué mes économies gagnées à la sueur de mon front (entre autres) pour acheter un ordinateur. N'étant pas à une contradiction près, je rédige ce post sur le vieux. Va comprendre , Charles...

Voila, vous savez tout ce qu'il y a à savoir des affres de ma vie et de mes excès de ouf-malade sur la semaine dernière. J'espère que mon manque totale de pudeur n'aura indisposé personne. Vous savez moi je suis comme ça, je suis quelqu'un d'entier comme ils disent dans les télé-réalité (tout ça parce qu'il y a eu un(e) couillon(ne) pour balancer ça la première fois et que les autres ont copié, bande de cancres !)

Posté par szuip à 21:05 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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