Roule...

ldca csm dasmdchaac acm vncx,xoujkxnc xmqcvnoi et franchement, c'est bien fait pour vos gueules !

08 avril 2007

De la liquéfaction d'une chomeuse.

L'autre jour, je me lève (déja ça commence mal ! ) pour aller, et ce à l'heure où blanchit la campagne, assister pour la troisième fois de mon irrésistible carrière à une réunion de présentation des services ANPE. Je cherche pas tant du boulot que des financements pour ma formation mais je vous épargne les détails bicoz c'est chiant, et en plus, c'est chiant.Pour ceux qui n'ont jamais eu l'innénarable privilège d'assister à ce type de réjouissances, il s'agit de réunir du chomeur dans une pièce calfeutrée avec pas d'issues et un vigil armé d'un M-16 à l'unique porte ( si, si, j'vous jure). Ensuite, on sort un rétroprojecteur, et infiniment lentement se succèdent les transparents qui vous expose les contraintes et obligation assorties à votre nouvelle condition. Et on lit tout ça au ralentit, à voix haute. Je suppose que c'est pour épargner à d'éventuels illettrés d' avoir à signaler leur problème en public, ce qui est louable. Du coup pour ceux qui savent lire, ça avance pas, voire ça fait intégralement chier. Alors bon, on s'est farci tout ça. Vient ensuite le moment où chacun son tour, la vermine rémiste doit annoncer ses projets, retracer vaguement son parcours. Sert à rien ça aussi d'ailleurs. Bref, on arrive à une fille qui devait être légèrement plus jeune que moi. Je l'avais déja repéré parce qu'elle était arrivé en marchant lentement comme pour masquer une furieuse tendance à boiter. Bref, je sais plus comment on en arrive là, mais elle explique maintenant qu'elle s'est pété le coccis (sais pu comment ça s'écrit. Coxis ?) deux jours plus tôt. C'est là que l'intervenante, qui n'est autre que la mère d'une copine, et qui n'en est pas moins, on le sait de longue date, un peu une conne, a entrepris sans s'en rendre compte la démolition psychologique de la pauvre apprenti postière au fondement bousillé.

" Ah le coccis ? Pfou ! M'en parlez pas ! Moi aussi, je me le suis pété y'a des années de ça ! Bonjours les souffrances, et pis faut voir le temps que ça met à se réparer, c'est in-ter-mi-nable ! "

Premier sourire angoissé de la chomeuse qui semble être exposé à cette donnée pour la première fois.

" ça vous est arrivé comment ?... Une chute de roller ? Ouais... L'accident stupide quoi ! Surtout quand on sait qu'on en garde des séquelles toute sa vie ! Enfin bon, on choisit pas hein ?"

Broken bottom rougit et semble s'enfoncer dans le sol à chaque mot de son interlocutrice.

" Vous allez voir, après ça vous fait le coccis en hameçon, enfin bon vous verrez bien, revenons à nos moutons."

Ne reste plus de la postière qu'une petite flaque sur la chaise. Elle a bien fait de venir. Tout le long, j'étais partagé entre la tentation de rire devant tant de maladresse étalé devant mes yeux ébahis, et la tentation de lui claquer le beignet tellement la pauvre meuf avait l'air traumatisé par ce qu'elle entendait. Je pense pas qu'elle ai dit tout ça par méchanceté. C'est juste ( à mon avis) ce truc vieux comme le monde des gens qui adorent expliquer combien ils en ont bavé et faire autorité sur un sujet que leur ignorant d'interlocuteur ne maitrise pas autant. J'ai hésité à lui faire croire que j'avais une chaude-pisse ou des incontinences pour voire si ele maitrisait bien le sujet et puis forcément, l'éternel différence entre ce qui vous vient à l'esprit et ce que vous faites, et ben je l'ai pas fait.

Le soir, j'avais besoin de m'aérer, de me détendre un peu. En fan intégriste de Forrest Whitaker, j'ai donc enfin été voir Le dernier roi d'Ecosse, ce qui stratégiquement est discutable point de vue relaxation. Performances d'acteurs magistrales mais histoire énervante, le personnage du petit docteur blanc est tellement crétin que rapidement, je fus ( oui, ne vous déplaise, je fus) obnubilé par le désir intense de le gifler. Enfin bon, ça m'a permit de me mettre un peu à jour ( assez superficiellement faut admettre) sur l'histoire de l'Ouganda et d'Amin Dada qui, je l'avoue, n'était pas un domaine dans lequel je me montrais d'une pertinence ébourrifante jusqu'à l'hirsute. Mais maintenant, je maitrise les grands enjeux (Amin Dada, c'est mal). C'est peut-être là que le film pêche un peu, tellement axé sur la relation toubib/dictateur qu'on reste un peu sur sa faim en ce qui concerne les "subtilités" de la politique de l'autre furibard. Alors évidement c'est un parti pris pour que le regard du spectateur sur Amin évolue au rythme de celui du toubib, le problème est qu'on sait, nous, dès le départ qu'il s'agit de quelqu'un de pas très fréquentable. Du coup, ça me parait un brin factice, voire complètement glucose. Je comprend donc pas pourquoi les studios ne m'ont pas appelé pour réaliser ce projet dont j'aurais fait un authentique chef-d'oeuvre, j'ai beau me creuser la tête, je vois pas (peut-être qu'ils ont appellé quand j'étais à la réunion ANPE ?.. Caramba ! Encore raté ! ). Enfin moi je dis ça, en même temps, force m'est de reconnaitre le succès énormissime de cette production puisqu'on était pas moins de trois spectateurs dans la salle. Oui ben si vous aviez une idée de ce qu'est le bled de psychomoteurs dans lequel j'habite, vous vous diriez, ouais, trois c'est carrément énorme (sa mère (la pute(ce post n'était jusque là pas assez ordurier à mon gout))).

Et c'est tout ce que j'ai à dire là-dessus.

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02 avril 2007

Back in town ( mais intégralement naze )

Bon, je retrouve enfin le net après une longue semaine de sevrage. Une fois de plus ( et pour la der’ des der’ si j’en crois les conneries que j’avance) j’ai passé une semaine à compter de la merde dans des supermarché de merde au quatre coin de l’ouest merdeux d’une France que je dirais enquiquinante ( comprenez : de merde). Le premier jour je débarque et je demande où ça se passe. On me répond en Vendée. QUOI !!! NAN MAIS çA VA PAS ?! (Kingleon, si tu lis ces lignes, je te les dédicace) Le lendemain je remet ça et on me dit que ça se passe à Brest. On a fait les vendéen maintenant c'est au tour des alcooliques. Génial... et ainsi de suite dans d'autre bled. Si j'en crois mon expérience, l'ouest de la France, c'est de un réseau d'autoroute qui relie des grandes surfaces. J'ai rencontré plein de gens. Dont un specimen curieux de demoiselle qui m'a confié, et ce au bout de notre troisième minute seulement de conversation qu'elle bossait tellement ces derniers temps qu'elle avait plus le temps de de se plonger dans le stupre et que le Jule se voyait contraint de passer en mode manuel ce qui ne faisait que l'aigrir que d'avantage, lui qu'elle a cocufié deux fois en un an de concubinage. Enchanté mademoiselle, ah ! Excusez moi, je crois qu'on m'appelle.

Sinon, à Nantes c’était le carnavalum, y’avait des chiards partout, j’en ai encore des bouts sous mes chaussures. Chiards escortés de leurs mères bien surs, qui prenaient subrepticement le contrôle de la ville et se comportait comme des cailleras. Toi, tu es dans le tram’, tu tires la gueule parce que tu pars te la faire exploiter, tout va bien dans le meilleur des monde. La horde de gorgones avec toute leur smala en guise de serpents sur la tête. Les mère- louves jouent des coudes et de la poussette pour raser tout ce qui se met en travers de leur route. Non j'éxagère pas, de l’aveux de sa propre mère, Clémence-Aude était « passablement turbulente » ce jour-là. La p'tite conne... Les mômes ça fait du bruit, c'est sale et ça connait pas les bonnes manières. On va me dire, oui mais les mômes c'est adorable et c'est marrant. Et force m'est d'admettre qu'au moment ou Clémence-Aude s'est viandé la gueule à mes pied parce que le tram a pilé, elle m'a bien fait poiler.

Autre anecdote, je suis allé visiter les château des Ducs qu’ils nous l’on refait tout neuf. Et là, en terrasse, je vois une bande demoiselles et zaux braillards, genre une vingtaine d’année, djeunz’ super décoratifs, photos en cascades tout. Je passe mon chemin en me disant que ça à l’air d’un convoi Erasmus qui fête quelque chose alors je visite le château ce dont on se fout pas mal en fait et je ressors et là mon sang ne fait qu’un tour ( façon de parler). Je me dis que le grand black là-bas, il ressemble vachement au mec de la star Ac’, et l’autre, la meuf d’à côté au genre indien aussi, et la naine… Ah ben, c’est eux ! Enorme ! Bon. C’est là que mon bracelet de montre a pété. Et c’est une émotion autrement plus bouleversante que de voir la Star Ac’ en vrai. Suis partit me coucher une heure avant de repartir au taf

P'tain c'est un peu creux ça comme post ma parole ! Bon je ferais mieux la prochaine fois (p'têt plutôt celle d'après) ce soir je suis trop naze. Mais si vous êtes sage, je vous raconterais l'histoire du zero (nb : ceci est une ref à un film et non pas l'annonce d'un projet autobiografik, fuck you l'orthograf, je sui un méga dingo wam)

truc qu' rien à voir (c'est juste que les binettes me fascinent complètement):

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23 mars 2007

Ma vie, mon (hors-d')oeuvre.

Bon alors je crois que cette note va être bordélique et que je vais balancer les trucs comme ils me viennent parce que n'est-ce pas je suis complètement schlass après avoir tapé une heure de street-ball avec de parfaits inconnus collègue de boulot d'un pote infirmier. Je sais même pas ce que je vais raconter, vais taper sur les touches, on verra ce qu'il se passe. D'ailleurs (rien à voir mais un peu qd même) y'avait une meuf au sketba qui dès qu'elle tirait, éh ben ça rentrait, mais un truc effarant, voire limite effarant, voire complètement effarant, surtout qu'elle faisait un mètre vingt. Limite j'ai été obligé de lui péter la cheville pour qu'on évite la défroquée. J'en ai bien chié même si je faisais quand même des poses cigarettes pour tenir le coup. Moi j'ai renoncé à devenir Michael Jordan quand j'ai eu treize ans et que je me suis rendu compte que je n'étais pas noir. Pas brillant du coup les retrouvailles avec le ballon après quatorze années de séparation. Le jour où il m'est apparu clair que je n'enflammerais pas les parquets de NBA, il a fallu que je songe à ma reconversion. C'est comme ça que modestement j'ai formé le projet de devenir Kurt Cobain, quoique c'était pas non plus un mega guitariste de ouf, mais en même temps ça m'arrangeait. En attendant d'avoir ma première vrai guitare (une merde innomable mais j'aimais bien la couleur) eh ben j'en ai bricolé une à partir d'une raquette de badminton qui traînait par là et dans ma chambre musique à donf, je yaourtais les plus grand solos de l'histoire du rock.

Avec les potos, on a donc fondé notre propre groupe de rock guitare/basse/batterie pas de chanteur. Sauf qu'on était trop des fumistes invertébrés. On jouait une demi-heure et après on fumait de la drogue et après on avait des réflexion vachement intense comme vous pouvez l'imaginer "nan, mais la révolution, c'est la seule solution..." - "oh ouaaiiiiis, t'as trop grave raison chanmé ! " On a jamais eu plus d'un titre et demi à notre répertoire. Alors on le jouait en boucle. "Killing in the name" de rage against the machine. Même qu'à la fin, on le jouait vachement bien (tu m'étonnes, à jouer presque que ça pendant 4 ans ! ). Mais en arrivant au lycée je me suis rendu compte que j'étais pas assez américain et héroïnoman pour devenir Kurt Cobain. Et juste au même moment je découvre Mano Solo. "Les années sombres", en boucle. Nouvelle révélation, j'ai trouvé ma voie, je serais dépressif. Non, j'déconne et en même temps pas tant que ça. ça a quand même été le début de ma période gloomy dont j'ai mis bien longtemps à me débarrasser, un peu plus d'un an maintenant. Mais au lycée, je suis encore coincé dans ce groupe de rock qu'on lui a jamais donné de nom, trop la flemme. Tiens, ça aurait été pas mal comme nom ça ! Quelques désillusions amoureuses, crises d'angoisse et bac plus loin (inutile d'ajouter que j'ai pas kiffé le lycée des masses des masses ) s'annonce un nouvel horizon, la fac. Je m'égare un an en L.E.A pour faire style je vais faire en sorte d'avoir un job plus tard. Pas mon truc en fait, scolairement comme socialement, il ne me reste rien de cette année. Un groupe de chanson démarre, et ça déconne plus, compositions, concert et tout. Mais je m'inscris en lettre et je muris déja le projet de devenir Céline. Le groupe continue son chemin. Plus haut fait d'arme, avoir joué dans un festi au côté d'Hightone et du Peuple de l'Herbe. Plus grosse déchire : une fois, dans un bar bien rempli, on a tellement joué comme des chèvres que le bar s'est vidé en une demi-heure, y compris les plus indécrottables arsouilles qu'on ai vu de mémoire d'homme dans le 44, mais paradoxalement, j'en garde un souvenir génial ! Bon, en tout cas le temps passe et v'la t'y pas qu'on me colle une licence de lettres dans les pinces et que je décide qu'il suffit, que le marché du travail ne peu plus se passer de moi. X lettres de refus, des stages à la con, plus de modèles et aucune confiance en rien plus tard, je me retrouve brancardier et timidement, je sors la tête de l'eau, redécouvrant ainsi comment que c'est quand on respire. Il m'en aura fallu du temps pour enfin capter que le mieux, c'est encore de s'efforcer de devenir soi-même.

Là vous vous dites "c'est quoi ce post de merde, va p'têt falloir qu'il arrête de se paluch' à raconter sa life l'autre zig !" (oui ben avec vos mots à vous). Sachez d'abord d'une part que le travail manuel est respectable, et d'autre part, ce modeste bilan n'arrive pas par hasard. Il se trouve qu'aujourd'hui, j'ai fini d'avaler tout ces putains de cours scientifique. Final en apothéose sur l'électro-magnétique. Et je repense avec émotion au moment où découvrant la première leçon, je songeais que jamais je ne viendrais à bout de ce dantesque merdier. Le vrai truc que j'aurais appris et que je risque plus d'oublier, c'est qu'on en a toujours beaucoup plus dans le ventre qu'on ne s'accorde à le croire ( oui, ça sonne pompeux mais j'y peux rien, je le crois sincèrement ). Reste encore l'épreuve du feu, mais j'ai presque hâte d'en découdre. Ce soir j'ai l'âme du warrior ! Je vais donc me faire une tisane de mémé et me coucher. P'tain pourquoi ch'ui euphorique comme ça ?  Bah, mettons ça à profit c'est pas tous les jours. Alors vous là, oui vous, les quelques personnes qui lisez ce blog, bloggeurs et euses, et ben vous me faites rire avec vos conneries et comme j'ai expliqué précédemment j'aime bien l'humour parce que ça me fait rigoler alors je vous aime (vous inquiétez pas, ce genre de débordement est franchement exceptionnel ! ) 

PS : ... Ben nan, finalement, rien. Autant pour moi.

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17 mars 2007

J'étais un peu naze ce jour là. La veille j'avais été au don de sang alors que j'étais moitié pas bien genre crise de foie, ce qui une fois de plus, est discutable du point de vue stratégie. Le vampire L'infirmier était une espèce de docteur Mabuse un peu suspect de 2 mètres avec la tronche de Corbier mais encore plus wild au niveau pileux et des lunettes. Alors il a choppé la veine dès la première tentative bien sur, mais forcément, si tu empales le bras, t'as de bonnes chance de tomber tôt ou tard sur une veine. Il avait l'air du mec un brin agoraphobe, disait pas un mot, du coup j'ai essayé de causer le bout de gras pour le dérider. Déja, si c'est dans ce sens là que ça se passe c'est pas bon signe, mais passons. Donc voici à peu près à quoi ça a ressemblé :

Lui - Ne regardez pas l'aiguille. Zgrjmdan.

Moi - Si,si. Faut que je m'habitue, je compte bosser dans le médicale.

Lui - Bon... Jkrimf.

Là, il approche l'aiguille et je réalise que c'est sensiblement plus fat que ce que je croyais.

Lui - 'y vais...

L'aiguille s'enfonce d'un bon mètre cinquante dans la barback. Mon visage fait étal de toute son expressivité.

Lui - Giglvlszx. Je l'ai...

Moi - Tu m'étonnes !

Silence...

Moi - Voila, voila... Sinon, vous utilisez quoi comme rasoir ?

Lui - Bzört grumiztroflaksza

Moi - Ah... C'est tchèque ça, non ?

Lui (après trente seconde de scotchage du coin supérieur droit de ses montures, toujours sur son nez) - Bzört !

Je lâche l'affaire. Donc avec un peu de bol je finirais par tomber dans les pommes. Ben même pas. Et suis rentré à pattes tout faiblard dans la nuit noir, dans le brouillard, dans le blizzard, il faisait un froid de canard (note pour plus tard : ne pas utiliser ce genre de réplique réservées à l'usage des gens dont c'est le métier ). Enfin, bref tout ça pour revenir au moment décrit au début de ce post où je me lève, et je te bouscule (facile), et tu ne te réveille pas parce que tu es un oreiller et qu'il y a pas de raisons. Un thé, une cigarette et je pars m'inscrire au RMI, même qu'il paraît que tu serais même pas obligé de faire des études longues pour y avoir droit !!! La-bas, j'apprend qu'il faut d'abord que pour la quatrième fois de mon irrésistible ascension professionnelle, il faut d'abord que je m'inscrive aux assedic pour avoir le document prouvant qu'il veulent pas me donner d'argent afin de pouvoir enfin faire ma demande de RMI. Je suis complètement jouasse, je dois donc m'inscrire à ce truc qui sert à rien, actualiser mon statut chaque mois, allez à des réunions à la con, pour rien toucher si ce n'est le droit de poser une demande de dossier RMI. Et faut savoir aussi entre temps, on m'a fait poireauter dans la salle d'attente presque assez de temps pour que j'ai le temps de relire un exemplaire de Candide qui traînait miraculeusement dans la salle d'attente (miracle très relatif dans la mesure ou Voltaire m'emmerde). Donc je vais aux assedic pour la fameuse inscription inutile. On me dit que c'est génial que j'ai même pas à me bouger maintenant tout se passe par téléphone et on me done le numéro. Je rentre au bercail j'appel et on me dit " Ah oui mais là c'est trop le bronx, l'informatique est niquée donc ce que vous allez faire c'est que vous allez prendre rendez vous avec votre assedic pour qu'il vous fassent une inscription manuelle." C'est vrai pourquoi se contenter d'un seul déplacement quand on peut en faire 3, 4, et plus encore ? Là j'attend la suite du péplum. Il est pas exclu que ça se finisse dans une province obscure de Corée du Nord, avec moi transportant des documents secret desquels dépendent, si ce n'est l'avenir du monde, celui de mon RMI. Sinon ces derniers temps, j'ai planté un arbre, repris deux fois des patates, et rangé le quart Nord-Est de ma grotte avant de chopper la flemme de faire le reste.

Voila et vu que le dernier post était modérément jovial, je me rattrape en filant un lien ici vers un site à l'humour ô combien subtile (rubrique hommes/femmes assez réjouissante ! ) et vous laisse sur cette réflexion d'une profondeur abyssale directement extraite d'un sketsch de Didier Bénureau il me semble :

" Moi, j'aime bien l'humour parce que ça m'fait rigoler."

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12 mars 2007

Sur la route...

Il fait beau en ce moment. La vie continue. Faut croire. La journée s'annonçait neutre à souhait, si ce n'est que je devais passer à la mission locale pour débattre des modalités de financement de ma formation. J'avais oublié qu' 25 ans, on devient un nanti, et qu'on peut bénéficier du RMI. J'allais donc vers ce destin princier temporaire. En passant devant l'église, un corbillard, des gens, qui attendaient la fin de la messe pour qu'un cortège se forme. Le mec qui a passé l'arme à gauche avait 25 ans. Je le connaissais pas personellement, même si son nom m'était familier. Impossible de lui donner un visage. Alors forcément parmi tous ces gens que j'ai croisé sur la place, il y avait du monde que je connaissais, les yeux rougis rivés à la pointe de leurs godasses. Certains m'ont remarqué, je n'allais pas les voir, ils ne venaient pas me chercher, personne ne tenant à tailler une bavette, surtout eux. Pourtant, un vieux camarade de lycée s'est mis sur ma route. Je ne sais pas comment commencer une conversation sans demander machinalement "ça va ?", alors j'ai attendu que ce soit lui qui commence. Il m'a raconté qu'il connaissait bien le type, sans s'étendre, en essayant de contenir les tremblements de ses mains pour parvenir à allumer sa clope. Ce qu'il nota à haute voix en affichant un petit sourire trouble entre l'amusement et la gêne. Aligna quelques phrases, s'interrompant ou toussant quand la voix se faisait chevrotante. Pour s'en sortir, il me demande ce que je deviens. Je le débarasse de cette parole qui l'encombre. Je me doute bien qu'il ne se soucie pas vraiment de mes petites tribulations, alors j'aligne quelques news périmée qu'il fait semblant d'écouter pendant qu'il s'efforce de se recomposer. Histoire de faire bonne figure, de se contenir, comme n'importe quel mec tend à faire en de telles circonstances. Ne pas craquer devant les autres, comme si ils allaient vous en vouloir, alors que le fond du problème est de ne pas craquer pour soi, pour se laisser croire qu'on est pas à genoux et qu'on tient le coup. Ne pas craquer par reflexe, comme on respire ou comme on marche, à tel point que quand on se trouve seul et dans de bonnes dispositions pour enfin laisser couler, on se rend compte qu'on ne sais plus trop bien comment s'y prendre. Si on avait été seuls, à l'abri, je lui aurais peut-être un peu appuyé sur la plaie pour l'aider.

La conversation a vite tourné court. On s'est dit à une prochaine fois dans de meilleurs circonstances. Moi, je dois avoir le cul bordé de nouilles. En ce qui me concerne, je n'ai jamais perdu que des grands-parents, vieux ou malade. Jamais un proche qui ne fût pas en âge tirer sa révérence. Enfin... Un pote lointain de lycée a bien trouvé le moyen de s'encastrer sous un camion. Quand on me l'a annoncé, je bouffais un sandwich en attendant d'aller voir je sais plus quoi au théatre universitaire. Je ne l'avais croisé qu'une fois en deux ans mais je l'aimais bien. J'avais plus faim, plus envie d'aller au théatre. J'ai passé un moment à peser tout ça, planté sur un banc, surement le regard vide. Et pis machinalement, j'ai repris mon sandwich. Une chose en amenant une autre, un pote est arrivé, et on a finit au théatre. La vie aussi peut vous attrapper par surprise.

( je le concède, cette note est pas des plus poilante, la prochaine sera un hommage à Jean Roucas histoire de rétablir l'équilibre ! )

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En vrac

En bref :

- Suis partit avec les camarades pour une ballade de soi disant trois kilomètres qui s'est transformé en marche forcée de 18 bornes dans le bayou. Ai traité tous mes potes, auteurs de la supercherie, de pignoufs, de glands, de gros baltringues rances et autres joyeusetés. Les ai regardé se marrer comme des baleines alors que je pétais un cable dans la boue. Avons rencontré pendant la pause troquet de magnifique spécimen de pilier de comptoirs, dont une quadra passablement grise qui nous a raconté hilare le suicide de son voisin avant qu'on s'enfuit. Ai passé une super après midi. Final regressif pizza DVD. Visionnage de "Les vécés étaient fermés de l'intérieur" qui est au nanard ce qu'un Carlos Gardel fut au tango.

- Ai cherché des places pour le concert d'Arcade Fire à Paris, qu'on en trouve qu'au marché noir à des pris absolument obscènes et décadents. En ai conclu que je ne verrais pas Arcade Fire sur scène et que ce serait tant pis pour eux.

- Ai vu Oxmo Puccino & les Jazzbastards sur scène à Nantes. Enorme. Cela dit, même pas deux heures de concert, rappel compris, ça me laisse un petit gout amer ( Cf : Björk Bercy 2005 ou 4). Souvenirs concerts, c'était Noir désir, Erik Truffaz, Dupain & autre forçat de la scène et il était pas question de faire moins de deux heures et demi de show. Mais bon, Oxmo président quand même bicoz un peu grave la classe le bonhomme. Anecdote curieuse, pendant le concert est passé devant moi un mec d'un mètre cinquante cinq à tout péter, même pas carré, qui a sortit manu militari un machin d'un mètre quatre vingt dix qui avait chourré la set list du batteur. J'ai recroisé ce grand machin en sortant, il essayait de convaincre un videur pas très réceptif, de lui faire signer l'objet du délit par le Black Popaye (aka Oxmo). Il avait l'air dans le même état qu'une ado purulente après exposition prolongé à Phillipe des 2B3.

- Ai envoyé mes dossier d'inscription pour mes bloody concours. L'échéance se rapproche. Apparition des premiers symptômes dégueulasses du doute. Est-ce que je vais y arriver ? En cas d'échec, quoi je fais ? Pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis lancé dans quelque chose sans faire la part belle au doute, en refusant d'envisager l'echec, comme un winner. Les vieux fantômes se sont réveillés quand même et viennent me souffler dans la nuque de temps à autres. Entre gens raisonnables, on s'arrange pour faire aller. ça le fera. Il faut que ça le fasse alors ça le fera. Auquel cas, il n'est pas exclu que je passe ma première nuit au poste pour trouble de l'ordre public et exhibitionnisme (quoique qu'avec un casier, j'aurais pu l'droit de bosser en hopital, ce qui ne serait pas un savant calcul... Bon, je montrerais juste mes fesses, vite fait ! )

- Nouvelle rando de quinze bornes partiellement dans la merde. Traversons pieds nus une zone inondé, eau radioactive à 5 degrés, pas plus. Expérience initiatique à ne pas reconduire. Re-bonne poilade & re-pizza/nanard, équation des vainqueur. Ai créé une sorte de malaise dans l'assistance en avouant qu'il n'était plus question pour moi de voter LCR ou un autre truc de trotskard qui n'avance à rien (ça n'engage que moi). En 2007, pour éviter la configuration 2002, utile tu voteras. Ai considéré la déception dans certain regards, et bien que moi-même franchement destabilisé par le silence qui a suivi (ç'aurait été meilleur signe qu'on me vanne), ai conclu que je vais pas mentir sur qui je voterais juste pour ne décevoir personne. Ce qu'il peuvent penser, m'en fous (faux, ça me travaille mais si on se met à jouer des rôles les uns les autres, ça vaut pas la peine. J'ai toujours été trop prudent, je travail à ce que cela s'équilibre). "La vie de Brian" a coupé court à tout ça. Les Monty Pythons (auretaugraf ?) sont grands.

P.S : Toi là, oui toi l'internaute frénétique et hirsute aux yeux injectés de sang, écoute le dernier Arcade Fire, c'est un ordre ( bon bah une suggestion alors... t'énerve pas ! )

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05 mars 2007

Pfffffff...

Il ya quelques mois de ça, je vois Cam qui d'un air très satisfait me dit que je devinerais jamais qui elle a croisé quelques jours plus tôt. Je lui nique mesquinement son plaisir en lui confirmant que non, je devinerais jamais. Il s'avère qu'elle a croisé monsieur A, qui était un bon pote à moi en 6ème/ 5ème. Une paye... Curieux, je prends donc des nouvelles du lascar en question. J'ai du dire que ça me ferait plaisir de le croiser vite fait un de ces quatre, comme ça. Elle me répond : T'inquiète, de toute façon, je lui ai filé ton numéro. Oouuuh en v'la une idée qu'elle est con ! Filer mon numéro comme ça à des gens qu'on a pas vu depuis des siècles. Et mes warning de vieil ours indépendant s'allument aussi sec. Enfin bon, on verra. Un mois plus tard environ, le téléphone sonne et je cause le bout de gras avec monsieur A, juste le temps de mesurer l'ampleur de l'ouvrage du temps, on a donc bien plus grand chose à voir et à se dire. Pour la forme, on se dit qu'on se rappelle et qu'on ira se boir un voir un de ces jours, tout en n'en pensant pas un traître mot, cela va sans dire. Enfin, en ce qui me concerne. Donc je comptais pas le rappeler et je croyais que lui, pareil. Sauf qu'il m'a rappelé. Plusieurs fois. Parenthèse, faut savoir que je suis pas un addict du portable, les trois quart du temps, je l'ai pas sur moi, je ne décroche qu'à la condition quasi exclusive que ça me gonfle pas, et je ne consulte ma messagerie qu'avec beaucoup de parcimonie. Le phone c'est bien mais ça fait chier aussi. Donc après avoir écouté les message de monsieur A j'ai évidemment pas pensé à le rappeler. Je suppose que la plupart des personnes se trouvant dans sa position se rendraient naturellement à l'évidence, c'est à dire constater que leur interlocuteur ne tient pas particulièrement à entrer en contact avec elle.

L'autre soir me suis pas méfié. ça a sonné et j'ai décroché sans regarder qui appelait. Et là, la crampe. C'est lui et il me demande pourquoi je l'ai jamais rappelé ! Putain, la réponse est tellement évident que la question me déstabilise complètement et je sais pas comment répondre. Du coup j'ai été méga lâche et je l'ai joué ouais, j'étais grave surbooké, ce qui ne fait que prolonger mon problème. Enfin vu comme je bégayais, la réalité crevait les yeux mais je commence à croire qu'il est pas super subtil dans la mesure où ça a eu l'air de le convaincre. Il s'est mis à me parler de ses projet d'achat d'une moto et de l'emprunt bancaire qui va avec... Voila. J'ai rien contre ce type de discussion. J'en ai juste personellement rien à carrer. De temps à autre des blancs interminables... "Alors on se voit un de ces quatre ?". Pfffffff... Comment je m'en sors sans être blessant moi ? " Si c'est pas pratique pour toi de me rejoindre à Nantes, je peux venir te voir chez toi "

Là je pense :

- Pas question qu'un crampon comme toi sache où j'habite.

Et je dis :

- Non, mais je viens régulièrement, dès que je trouve un créneau je... t'appelle.

Et on s'est quitté sur un dernier blanc.

Voila, je sais pas comment je vais m'en dépatouiller. Je crois que je vais pas y couper. On va aller prendre un verre et j'espère que ça sera aussi chiant pour lui que pour moi sinon, bah je devoir lui expliquer que le passé est le passé, tout ce genre de conneries pour enrubanner la violente et simple vérité : je tiens pas à renouer contact avec lui. Quelle chiotte. Etant plutôt du genre sinueux, les sous entendu, les implicits, la suggestion, pas de soucis, je maitrise plutôt (mais pas Donald (si c'est pas du calembour ça ! Je ne m'y connais pas ! Hein ?... Ouais ben allez vous faire foutre)), mais faut reconnaitre, je suis à chier pour exprimer un quelconque sentiment de façon simple et direct, sans me cacher derrière ma petite réthorique rassurante.

On verra bien ce que ça donnera mais j'ai l'impression que ça a pas fini de me faire chier cette histoire. Il va être grand temps que je m'exile pour de bon vers la capitale.

Bon allez, sur ce, je vais télécharger me procurer les nouveaux Stooges et Arcade Fire qui sortent aujourd'hui, ce qui je le crains sera trop de bonheur pour un seul homme.

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02 mars 2007

Pas de titre ( et c'est pas négociab' )

Après une première expérience ignoble, je m’étais promis de plus jamais faire ce job de merde (  cf : post précédent) Nonobstant, les promesses ont leur raison que le portefeuille ne connaît point, et me voila reparti pour trois ignobles journées d’inventaire à travers la Bretagne, dans les supermarchés carrefour. Quimper, Nantes, Lorient. Les voyages déforment la jeunesse.

JOUR 1 :

Tel Bardamu partant au front sur un coup de tête, je suis jeune, con, et j’ai même pas peur. Comme disait ce dernier, on est puceau de l’horreur comme on l’est de la volupté. J’exagère un peu ? Certes… Donc je rejoins difficilement le siège de l’entreprise (deux bornes après le périph, en voila une idée qu’elle est bonne) pour retrouver le troupeau de précaires de mon espèce avec qui on va nous repartir dans quatres gros jumper pour nous déporter conduire à Quimper. Voila, voila. Dans le camion, personne ne dit un mot et je suis assis entre la porte et un geek à lunettes avec un pull de merde qui au bout du premier kilomètre dégaine froidement sa Game Boy Advance. D’une certaine façon, je me réjouit qu’il ne soit pas branché communication, parce que si il avait fallu parler Super Mario Bros avec lui, n’est-ce pas…

Donc nous v’la dans une de ces grandes zones commerciales qui serait Quimper et qui pourrait être n’importe quelle autre ville. Première étape, enfilage du sublimissime tee-shirt aux couleurs de l’entreprise, attribution des machine, un laser et un boitier, configuration de la machine, échec de cette étape, tout le monde s’agite à droite à gauche, personne pour t’expliquer comment te retrouver au milieu du dédale de numéro à entrer pour être fin près, errance, question timides, progression poussive du processus et finalement t’es prêt. La machine, je sais plus trop m’en servir mais d’après le chef, pas le temps pour le blabla. Bon…ben roule alors. Topo briefing à l’américaine. Cri de guerre digne de fort Boyard et je me planque dans un coin pour pas qu’on me voit me rouler par terre. Nous v’la dans les rayons à biper toutes ces conneries une par une. Et là je serais tenter de dire youpi mais je vais intégralement me retenir. Alors je me bat au milieu du linge pour enfant et aussi des dessouswouhou (cf : Carver). A côté de moi, une fille genre je vis dans la rue, j’ai des piercing et j’aime les gros chien peste contre tous les produit avec excès, peut-être pour nouer le contact. Elle renverse subitement une quinzaine de soutif et c’est l’explosion, elle s’emporte, peste, et me jure que plus jamais elle ne portera de soutifs. Sur ce je la traite de sale punk, et elle me répond qu’elle m’emmerde et qu’en effet, elle est fan des Ramones. Moi ce que j’en dis, elle fais sa maligne parce qu’elle vingt berges et des nichons fermes et arrogants de jeunesse, mais que le jour où elle aura des gibecières défraîchies qui s’écrouleront sur son morne buste, elle mettra des soutifs comme tout le monde, enfin toutes les autres. Donc elle m’emmerde de nouveau et on sympathise. Voila.

Un mec arrive :

- Tiens machin (machin c’est wam) va au rayon sport il nous faudrait du monde.

- Comment ? m’exclame-je, me recrie-je et m’insurge-je.

Et j’y vais. Me voila en train de compter des lots de disques d’haltères, j’éructe j’exulte de joie. Bref, voila on se fait chier et il est bientôt trois heures du matin quand on reprend la route. Le geek à lunette avec un pull de merde prend le volant, et il semblerait que pour l’occasion, il ait prononcé une phrase, mais ça me revient pas. Donc de retour sur Nantes sur le coups de cinq heures, petite forme et pas un seul connard qui repars vers le centre. Par conséquent, je tape trois bornes à pieds pour rejoindre la civilisation et chopper le premier tram de la matinée. Je dors chez Severinusq.

B.O : Joseph Arthur – My home is your head.

JOUR 2

Je vais vite. Réveil vaseux, larvage, Nantes-Sedan à la télé, victoire de Nantes et simili orgasme du pauvre qui en décombe (incombe ?). Ce soir l’inventaire est à l’autre bout de Nantes. Tram. J’y retrouve la punkette et on discute, ouais trop nul la vie, trop les pieds nickelés les inventaires, la société ça craint. Veuillez excuser le pic de testostérone mais en discutant, je me rappelle sa réflexion de la veille, et constate subitement qu’elle n’a moitié pas de seins. Je ne lui en tiens cependant pas rigueur, ce qui est dire si j’ai la classe. Alors bref nous rev’la bientôt en train de biper à tout va. Au bout de quelques heures, le con de l’autre soir re-débarque :

- Tiens machin (c’est toujours wam), tu vas aller aux chaussettes, il nous faut du monde.

- Aïe… Beaucoup aïe.

Note pour la suite : évitez le gros con de chauve bedonnant qui refile toujours des trucs pourris à faire (alors que lui se paluche toujours dans un coin tranquille). Les chaussettes de bébé, c’est tout petit et y’en a plein. J’ai compté plus de 10 000 chaussettes. Ouais je sais, ça impressionne comme ça. Un jour quand je serais bien vieux et décati je dirais à mon petit fils « tu sais bonhomme, ton grand-père, ç’en était un sacré ! Une fois j’ai passé une nuit entière à compter des chaussettes, et y’en avait 10 000 ! » Dans ses yeux s’allumerait cette étincelle de respect et de fierté. Donc il me reste plus qu’à engendrer descendance maintenant, sinon je crains vraiment que d’avoir compté toutes ces saloperies pour quedalle. Je fais pour les chaussettes le même serment que la punkette pour les soutifs, et je ne compte pas l’honorer, pour le bien de la communauté. On fini à cinq heure et une fois de plus, c’est mon cadavre qui s’étale dans le tram. Arrivé chez Severinusq, je bouffe une clémentine et ça m’émeut complètement, j’en déduis que je dois avoir besoin de dormir.

B.O : Joseph Arthur - Wasted , et aussi Even tho

JOUR 3

Bientôt la quille ! Ouf… D’autant plus que j’ai un peu mal partout. Je vais au rendez vous pour le départ, toujours à perpet’ du périph et je me plante de bus gag lol mdr mais ce n’est qu’une façade compte tenu des deux bornes supplémentaires que je vais marcher sous l’averse en philosophant sur l’étendue transibérienne de ma connerie. Vamos à Lorient. Première surprise qu’on nous a préparé, on sera en sous effectif ce soir, moitié moins que d’habitude. Pleurs-je ?

La Bretagne est un savant assemblage de magasins carrefour reliés par des quatres-voies. On arrive à la bourre et on rentre cache dans le vif du sujet. Ce soir là c’est pas compliqué, j’ai compté exclusivement des trucs bien foireux, batteries de voitures, cannes à pêche, ballons, portes-clés et autres joyeusetés. L’asiatique à côté de qui je bosse a réussi a retenir mon prénom mais n’arrivera jamais à le prononcer correctement. Pourtant je ne la bat pas à mort à l’aide d’un porte-clé, ce qui est dire si j’ai la classe. Alors qu’on était pas loin d’avoir fini et que je m’épanouissais difficilement à compter d’innombrable hameçon, une meuf vient m’aider en précomptant les articles ce qui me permet de gagner un temps précieux. Acte gratuit de gentillesse ? L’avenir le dira. De toute façon je m’en fous bicoz elle est hyper jolie. Et elle réussi le miracle de l’être encore plus grâce à cette fatigue qui voile son regard, quand le commun des mortels y gagne juste pour sa part une expression bovine de dégénéré patenté. Elle s’éclipse où le travail l’appelle et je fini par triompher de l’arsenal anti-poissons. Là, le gros con chauve et ventripotent débarque :

- Tiens ! Machin ! Ce qui serait bien…

- Ouais, ta gueule ! J’y vais…

Chausettes…Bien sur… Serais-je un Al Bundy français ? Donc je finis les chaussettes avec une hargne non dissimulé et redeviens tout sucre quand la Venus revient me voir. Bon, je vous passe les subtilité complexe de logistique mais en gros, elle me demande si j’accepterais d’échanger avec elle de place dans la voiture du retour, ce qui implique que je reste une heure et demi de plus ici avec la première équipe. Elle est trop belle et fatiguée et je suis trop un pigeon. J’accepte. C’est donc finalement à huit heure du mat’ que je suis enfin de retour dans la cité des ducs de Carrefour Bretagne. 20 heures que j’ai pas bouffé. Je rentre dans une boulange des beau quartiers, et la meuf semble légèrement circonspecte à la vue de ma gueule de repris de justice qui commande deux croque monsieur à cette heure et commence à se les bouloter à l’intérieur même du magasin. Je repars ensuite m’effondrer tranquillement.

B.O : Joseph Arthur – Leave us alone. De toute façon, c’est pas compliqué, depuis quelques temps, j’écoute presque exclusivement l’album Our shadows will remain, en l’appréciant chaque fois plus, comme un ado. Y’a juste rien à jeter. C’est un monument et que personne ne vienne me péter le contraire sous peine d’affronter mes foudres. A bon entendeur et vive la grande distribution.

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25 février 2007

Il n'est jamais trop tard pour rien faire

Peut-être avez vous vous même déja ressenti ce truc un peu frustrant. Je m'explique... Vendredi dernier, alors que les ténèbres viennent anéantir les derniers vestiges fourbus de lumière du jour, au cours d'un soir ordinaire de Shabbat, comme tout athée (agnostique pour être précis) qui se respecte, je pars socialiser dans un troquet où nous avons, moi et les collègues, nos habitudes dès lors qu'on trouve rien d'autre à foutre (ce qui n'est pas un cas de figure totalement isolé). Comme d'habitude, j'y vais sans vraiment savoir qui je vais y trouver. Il faut quand même que je plante le décor. Déja, imaginez un bled de cambrousse de 10 000 habitants environ (en général, ça pique. (...et en colonel, ça trèfle) (....et je crois que j'ai besoin de repos)). C'est un bar de djeunz un peu surjoué, avec force poufs aux couleurs criardes (aborder cette expression dans la toute la richesse de sa diversité sémique), force mecs qui mettent du gel et jouent aux fléchette en parlant tuning éventuellement, et une playlist à faire palir tout les D.J de NRJ et FUN réunis. En semaine l'endroit est fréquentable, la musique est pas trop dégueu et y'a pas trop de taches, mais le week-end... De toute façon, pas mon royaume pour un cheval dans la mesure ou la solution B, c'est un rad de chasseur qui de toute façon ferme à l'heure précise où je m'extirpe de chez moi. Et pis de toute façon, quand tu vois personne de la semaine t'es prêt à te taper des endroits douteux pour avoir un peu de survie sociale. Bref...

J'arrive au rad. Y'avait Fernand, y'avait Germain, y'avait Francis et Sebastien... et puis Pauleeeeeeetteu des collègues qui étaient déja là. Donc bla bla tout ça, voyez-vous très cher, mon cul sur la commode, prolétaires de tout pays unissez-vous etc... La routine quoi. Une petite vanne machiste de bon aloi et nous nous voyons, John Fitzgerald et moi, défiés au billard par une Billy déja un peu euphorique et son acolyte, pour une guerre des sexes par procuration. On est des brêle mais elles sont pires que nous bla bla et nous arrivons après cette longue intro au coeur du sujet. On retourne rejoindre notre régiment et on constate que du monde est arrivé, parmi eux, Astérix (que je nomme ainsi en raison de son attachement à José Bové) et sa copine que je vois pour la première fois, assez jolie d'ailleurs, rin d'grave. ça faisait un petit moment que je l'avais pas vu ce petit drôle, et donc on se met à tailler le bout de gras, ce qui nous amène assez naturellement à surjouer nos rôles respectifs

de bicknit trotskard utopiste à outrance en ce qui le concerne, et de vendu d'anarchiste de droite pour ma part. On se fait regarder de travers par nos voisin de table qui mettent du gel et qui par conséquent voteront Sarko (que nous avons peut-être tendance à crucifier un peu trop ouverte). Enfin bref sa copine se joint à nous et se mêle à la discution. Rin d'grave. Marrant comme on est d'accord sur plein d'trucs elle et moi. Marrant comme plus les secondes passent et plus elle me semble jolie, drôle et intelligente. C'est une fille bien, je suis content pour Asterix. D'ailleurs Astérix continue le débat avec d'autres interlocuteurs. Me voila en train de faire plus ample connaissance avec machine. Ta soeur a fini ses études de lettres y'a trois ans ? Elle s'appelait comment, je l'ai forcément croisé ?... Ah ouais ok, mais si, je vois très bien qui c'est !... Donc tu connais machin etc...

Enfin bref, la discussion, sous couvert d'échanges banax (là c'est du néo français médiéval), laisse peu à peu entrevoir certains traits de personnalités. On ne parle pas complètement pour ne rien dire. Enfin, c'est mon impression. Voila, voila. Bon... Ben, en gros elle est complètement géniale, c'est intégralement la merde ! Bien joué Astérix... C'est pas tellement souvent que je sens que ça vaudrait le coup de creuser. Là oui, mais en l'occurence, c'est mort d'avance. Certes, ça évite de se casser les dents. M'enfin on finira par les perdre quoi qu'il arrive alors... Donc voila, autant oublier machine tout de suite, ce que je fais d'ailleurs avec talent puisque j'ai déja oublié son prénom (un truc maghrebin que j'avais jamais entendu), de toute façon j'ai toujours été nul pour les prénoms et les dates d'anniversaire. Socialement c'est un rien handicappant, je vous l'accorde.

B.O : Maceo & the Macks - Cross the tracks (parce que même dans l'adversité faut rester fonky fonk)

Posté par szuip à 23:22 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2007

... c'est la faute à Voltaire.

Le chiure ! Bon, rien de grave, juste un viandage en règle. C'est donc la faute DE Voltaire (parce que c'est bien beau de s'appeler Victor Hugo mais encore faudrait-il se soucier de pas faire de fôte de francé) et aussi ma jambe gauche dont je dois avouer, quite à être un fourbe délateur, un au regard cruel, qu'elle s'est carrément mise en grève sur le coup. Pas de préavis, rin, viandage cash, puis expression de ma contrariété en langue verte. Comment se fait-ce me direz vous ? Me suis posé la question. D'autant que j'ai un peu tendance à m'en posez plus facilement depuis qu'un pote s'est lancé dans le créneau maladie génétique orpheline bien corsée. Mon diagnostique me concernant, c'est que c'est pas grave. Comme je l'ai déja laissé entendre précédemment, je fais montre d'une certaine prédisposition à ne pas être imperturbable, un rien anxieux, par nature ou par habitude, sais plus et de toute façon le résultat est le même. Vous avez surement déja rencontré quelqu'un qui a tendance à tout le temps taper du pied, machouiller tous les bouchons de stylo qui ont l'impudence de parader avec arrogance, qui croise les jambes d'un côté puis de l'autre pour revenir à la position de départ etc... Vous voyez ? Le genre pas chiant, dont le stress est pas communicatif ? Bon, bah j'ai une tendance variable à être ce genre de personne. Et donc quand tu te crispes pendant deux heures sur des problèmes de chimie assis les jambes croisés à un bureau, au moment où tu te relèves, tu te viandes. C'est marrant d'ailleurs, bicoz n'ayant pu de sang qui circule et aucune force, tu te rends compte du poids que peux faire une jambe... C'est quand même hachement marrant hein ?

Sinon, dans la série l'ascenceur social est entre la poire et le dessert, et ben hier, m'ai fait roulé une pelle par un berger allemand (je conçois tout a fait que cette phrase puisse laisser sceptique). Je ne réévoquerais pas ici le contentieux millénaire (millé-millé, millé-millé-millénaire. Souvenez d'ce truc ?) avec la race canidé, moi qui suis pourtant né dans l'année du chien. Un petit lien au cas où. J'ai rien vu venir, j'ai rien pu faire. C'était une fois de plus au parcours santé en forêt où je faisais des abdos inversés pour travailler les lombaires, je dois pas être très clair... En gros disons que j'étais dans une position où je n'ai pu éviter l'inévitable. Surgi de nulle part, Mabrouk a couru vers moi pour commencer à me lécher la pomme, ce qui est bien mais pas top. Sur ce un couple de pignouf est arrivé en me disant "t'inquiète pas, pas il est gentil". C'est toujours ce qu'ils disent ce genre de cons. Il est gentil. Ben moi je constate qu'il pue de la gueule et qu'on a pas été présenté, sur quoi, je juge son attitude un peu cavalière, voire outrageusement familière. Ils sont vraiment nazes les gens. Ils ont une forêt entière pour promener leurs chiens et ils choisissent d'aller précisement là où il y'a des gens qui courent et donc que ça va faire chier. Et Ségolène n'en aurait même pas parlé dans son intervention d'hier soir (enfin, moi après tout, je l'ai pas regardé ) !

Posté par szuip à 17:29 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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