03 juin 2007
Paris est une fête...
ça fait longtemps que je ne vous ai régalé d'un post un tant soit peu pipi-caca digne de ce nom, aussi je répare cette faute.
Il est, assez exceptionellement dans l'existence de moi-je-ego, des moments rares, suspendu hors du temps, où, la tête vide, je me limite à constater qu'en la seconde présente, je me sent incroyablement bien, et que tout est infiniment parfait dans le meilleur des mondes. Dans ce cas, éviter de penser à autre chose et laisser le temps défiler comme si il ne nous concernait pas est le premier réflexe. ça m'est arrivé pas plus tard que cet après-midi. Je larvais de toute mon âme sur un fauteuil, sous un palmier, dans les jardins du Luxembourg. Ouais je sais, la vie ne fait pas de cadeau (mais nom de dieu c'est triste Orly le dimanche etc... ). Bref, j'étais bien, voire au bord de la sieste, quand all of a sudden, j'ai senti un petit ploc au niveau de ma braguette, si ce n'est un splortch. Et mon intellect savait que d'un point de vue purement physiologique, je n'y étais pour rien ! J'ouvre un oeil méfiant... Il s'est avéré que ce moment de fusion totale de mon être avec le cosmos se voyait interrompu par le fait qu'un oiseau venait de me chier allègrement sur la braguette. Et j'ai beau penser à Sénèque, Marc-Aurèle et autres guignols en toge, je ne peux m'empêcher de ressentir une certaine forme de contrariété. Je regarde vers le firmament et sur une branche du palmito se gausse l'ignominieux moineau responsable de tant de haine. Encore heureux que c'était qu'un pauvre moineau, parce que les pigeons parisiens élevés au kebab-frite, le jour où il te te défèquent sur ta race, c'est bien la crampe. Après avoir, avec assez de succès faut reconnaitre, réparé les dégats, tel Acchab, je jure à cette boule de merde volante que je n'aurais de cesse que de la poursuivre à travers les sept mers si il le faut pour la lui faire bouffer sa merde et je me casse du parc vexé comme un pou.
Vous me direz, "c'est pas grave, ça arrive, un jour tu seras un homme mon fils etc..." N'empêche que j'étais pas au bout de mes surprise. Je reprend le métro. Je vous apprend rien en vous disant que le métro parisien sent notoirement la pisse et plein d'autre fragrances chamarrées et chatoyante qui, pour peu que vous partiez bosser au petit matin, accélèrent de façon spectaculaire votre réveil, mort vivant que vous êtes. Du coup, on risque presque de s'habituer à ces odeurs putrides au point de ne plus les distinguer. Mais c'est sans compter sur le sens de la surprise de la capitale de notre beau pays. Deux mecs armés de trompettes font irruption dans le wagon, et se lance dans la mille million de milliardème reprise de "Oh when the saints". Déja en soit... Moi je suis assis sur un strapontin et un des trompetiste (une tête à s'appeller Diego et à avoir de la saint-Maclou sur le torse) est juste à côté de moi. Chaque fois qu'il élève la trompette vers sa bouche, ses aisselles s'ouvrent aux monde et répendent un souffle putrescent des plus sataniques. Mais attention, pas le truc qui te gêne un peu mais bon on va faire rouler. Nan. Un truc carrément effarant de violence comme jamais mon pauvre tarin n'en a affronté, un truc qui fous le tournis et que, soudain croyant, tu te demandes mon dieu pourquoi m'as tu quitté ? Bon trompettiss' cela dit m'enfin ça n'excuse pas tout. Je devance, condamne, et répudie toute éventuelle moquerie de votre part du style "ouais szuip la chochotte machin..." Tel que vous me voyez, j'ai déja conduit des voiture bien remplies où j'étais presque le seul à ne pas gerber et croyez-moi ça demande une certaine capacité de self control et de relativisation.
Sinon, mon dernier concours hier, hében comme les autres, grosse diarrhé en physique, mais beaucoup de moins que d'habitude, un miracle n'est pas impossible, à voir...
01 juin 2007
Péripésiennes parities (ou : pourquoi les contrepets ne marchent pas toujours)
Bon je vais flinguer d'entrée ce suspens torride, depuis la dernière fois, il s'est pas passé grand chose. Que des anecdotes insignifiantes, quoique, si, insignifiantes.
1) Pour la deuxième fois de mon illustre carrière, je me suis fait snober par un clodo. J'étais dans le tromé, le type entre et fait son laïus et demande, au choix de la thune ou un ticket resto ou une clope ou des entrées pour le Queen (ben ouais, c'est paris). Mûe par un élan (le truc avec les cornes, meuwah que chuis drôle) d'altruisme sans équivalent en ce bas monde, je porte la main dans une des trente mille poches de ma toge, et en extirpe un paquet de tabac à rouler dont je taierais la marque tant que chesterfield se refusera à me verser des royalties. Le clodo s'approche de moi, et là je déclame ma tirade :
- Cigarette ?
- Ouais.
- C'est des roulés.
Le mec me regarde même pas et se casse sans autre forme civilités. J'hallucine le sale pauvre ! Quand je pense que j'ai failli le faire profiter des fruits indirects de mon RMI, et ben va griffer les mains de ta mère comme dirait le poète.
Autre chose... Paris is so showbouzness ! Tu rencontre plein de les vedettes. Mon pote Alesq avait vu Michou. Moi j'ai déja vu Gotlib dans un Virgin, mais c'était pas assez inopiné donc ça compte pas Et moi franchement, quand c'est pas assez inopiné, éh ben sans plus. Par contre, une fois en marchant rue Fontaine, je lève les yeux sur une chute de rein boulversante qui ondule avec assurance mais retenue devant mes mirettes esbaudies de vieux varan lubrique, et là ! Qui j'avais devant moi ? Vanessa Demouy. P'tain, c'est hollywood ! Elle rejoignait le théatre bicoz elle était à l'affiche. Et moi, pauvre mortel, je regardais marcher devant moi celle qui a failli incarner Lara Croft en songeant à embrasser une carrière de geek à lunettes avec un pull de merde. Et ben cette semaine encore plus fort, j'ai vu LA star. En remontant la rue blanche, j'ai vu.... Bouzigue ! Nan ? Voyez pas ? Genre dans le Chateau de ma mère c'est le mec qui joue le piquier du canal. Son vrai nom, je sais pas ce que c'est bien sur, vous pensez, j'ai pas que ça à foutre... Mais aux yeux du grand public, eh ben c'est Bouzigue for ever and ever. Du coup, j'ai failli lui dire :
- Hey euh, Bouzigue !
Et pis finalement je me suis dis que c'était pas la peine que je me compromette avec un mec du circuit qu'est pas franchement bankable.
Voila, demain, dernier concours et tout, que trépasse si je fais bli etc...
28 mai 2007
Mouais...
Déjà, j’arrête de faire le déserteur. Parfaitement. Faut dire que j’étais relativement occupé ces derniers temps avec mes concours. Là en fait, je suis à Paris et dans une semaine je passe mon dernier concours, ce qui veut dire que j’en ai déjà passé deux si je me fie à mes propres sources qui ne sont autres que moi-même. Question cruciale : ça a donné quoi ?
Premier concours (à Nantes) :
Après avoir peu dormi, je me bouge sur les lieux du crime, en me repassant dans la tête quelques cascades de réactions hormonales et d’autres connerie. J’arrive et là je constate que ce matin là, au moins 300 trous du cul ont eu la même idée que moi. Donc la concurrence va être rude mais puisqu’entretemps je suis devenu un winner, même pas mal… Numerous étaient qui ont l’air de sortir du lycée, genre sur les joues j’ai cinq poils, mais de trente centimètres chacun pour faire style j’ai de la barbe (c’est humain, on l’a tous tenté nous les XY). Enfin je suis suffisamment stressé pour n’être que modérément observateur concernant mon prochain (prochain mon cul. Dans un concours y’a pas de prochain, que de la vermine informe qui vous pousse dans des retranchement sarkoziesques. On en sort tous grandis). Bref, je finis par me retrouver dans un amphi au milieu de cette plèbe et un sujet de physique atterrit dans mes mains inopinément. Ah tiens, c’était pas au programme de ma mise à niveau ce truc… Tiens celui-là non plus… Comme cela est fâcheux. Moitié hyper-corsée l’épreuve…Donc je la fais courte je me suis rétamé comme une déjection sur un trottoir de centre-ville. Après, l’épreuve de bio, ça l’a fait, mais c’est un concours et faut donc que ça le fasse partout. Donc, c’est mort pour Nantes. Qu’importe il me reste d’autre concours. Quelques jours, un Nantes/Toulouse chaotique et un trajet en TGV plus tard me voila dans la ville lumière (lumière peut-être mais ça sent toujours autant le caca là dedans, Paris est une vaste et magnifique tartine de merde), celle où contrairement à Nantes, on m’a toujours donné des chance de faire mes preuves.
Deuxième concours :
Du tromé, du RER, du bus et de la marche à pied. L’Essonne c’est pas tout à fait collé à Paris. Et pis c’est moche mais on s’en bat. Donc entretien avec un machin gris mais sympa. Je suis pas vraiment un super tchatcheur, mais je m’en suis sortit avec les honneurs vu que le truc gris a griffonné un petit TB sur la feuille d’entretiens. Du coup, complètement jouasse, je pars à l’hosto m’acheter un panini, mon illustre sens de la fête et de l’outrance n’y tenant plus. Je suis prêt pour les épreuves de l’aprèm, je suis Jack La Motta alias Raging bull, je suis Rocky Balboa, Columbo, Tassin et Pitivier, le soldat inconnu. Je fraternise avec un cubain et un rebeu, des vieux fossiles de trente piges qui comme par hasard ont eu, eux aussi, des parcours un peu sinueux. Re-physique et re le constat que le dernière fois : ce que la mise à niveaux m’a appris ne suffit pas à résoudre les problème. Alors en regardant les autres qui grattent comme des oufs et avec qui je sais que je me bat pas à armes égales, je me dis que ça risque de pas être pour cette année. Il fait une chaleur impossible là dedans, et à côté de moi, y’a un cake qui porte des mocassins dont il se débarrasse à son gré histoire de dispenser à la foule le sémillant spectacle de ses chaussettes. Je suis sur qu’il va l’avoir son concours ce con là… C’est toujours ceux qui déconnent avec leurs mocassins qui ont leurs concours. Moi je me suis cassé le cul pendant un an et ça passera à priori pas. Bon… L’année prochaine, j’investi dans les mocassins. Après tout moi, j’ai fait mon taf. Le CNED va recevoir un courrier gratiné quand même, c’est pas le tout de vendre des mise à niveau, faudrait ptêt faire en sorte qu‘elles soient réellement à niveau. La bio ça va, comme d’hab. Mais de toute façon, ici aussi c’est niqué. Je repars vers paris, dans la R19 du camarade trentenaire s’il vous plait. Constat, y’a un peu de monde sur les routes en région parisienne sur les coups de 18 heures…
Troisième concours :
On va voir…
Voila où j’en suis. Bon j’ai tué le temps agréablement. J’ai été voir une expo de David Lynch, chtarbée mais géniale si ce n’est les guignols patentés qui avaient amené une équipe de gosse du CEV. Probablement des nazes qui voulaient voir l’expo sans raquer quitte traîner dans leur sillage 20 lardons qu’en avaient rien à carrer, voir à qui ça faisait un peu peur, parce que Lynch, n’est-ce pas, bien sur… Du coup ça braillait grave là dedans et c’était un rien pénible, voire deux. J’ai aussi vu Battles en concert à la Maroquinerie, même que c’était énorme malgré le publique un peu apathique. Et puis sinon, et ben presque toute la troisième saison de Lost en une journée, et je travail à palier les lacunes en sciences physiques (même si c‘est un peu le bordel), des fois que… Et même… (p’tain, c’est la crampe à avouer comme truc) j’ai regardé Titanic hier soir. Donc voila, je re-disparais une bonne semaine pour ménager le suspens et me remettre de la mort de Jack, au prochain post je devrais être relativement fixé sur mon sort pour l’année prokaine.
16 mai 2007
Ô temps suspend ton vol...
En concours + grosse flemme = pas de post ( et j'illustre par cette équation mes sidérants progrès en matière scientifique)
je me réveille dès que c'est fini...
07 mai 2007
Proudhon for ever
Rassurez-vous... Parce qu'il faut pas vous inquiéter amis gauchistes, en fait ça va rouler nickel. Moi aussi ça m'a un peu navré de voir que 53% des nos cons d'citoyens concitoyens ont choisi que pour les 5 ans à venir, se serrait sans vaseline (même si ça m'a pas beaucoup surpris). Alors je m'ai dit " P'tain, beaucoup aïe" en songeant à ce qu'allait être une politique sociale sauce Sarkozy, un ministère de la solidarité occuppé par Ernest Antoine Seillière et autre humanistes encostardés notoire, des réjouissances de ce calibre. Et là la lumière a jailli de mon écran télé. Il était grand, il était beau, il sentait bon les paradis fiscaux, notre Johnny national est apparu à l'écran. Et là devant mes/vos/nos yeux ébahis, il s'est livré à une analyse de la situation à vous faire passer Bourdieu pour un vulgaire vendeur de chouchous. Il a dit en gros "ouais c'est bien parce que c'est quand même plutôt quelque chose de bien même que maintenant c'est Sarko le président". Je n'avais pas encore fini de digérer cette puissante diahrré logorrhée qu'il enchaine le bougre : "Moi je lui ai demandé, je lui ai dis "tu vas faire tout ce que t'as promis" et là, il m'a répondu oui".
Alors là ça m'a vachement rassuré. Même si faut admettre que Johnny - loin de moi l'idée de discréditer ses talents de rétheur - hé ben il se pose des questions un peu tard, une fois que l'autre est élu. Enfin ça c'est un peu anecdotique. Donc moi, je calque mes pas sur ceux de Johnny, et je crois que Sarko va faire tout ce qu'il a promis notament détruire le service public, agrandir le parc nucléaire parce que le nucléaire pollue moins que le charbon (vous avouerez qu'il est taquin ! ), mettre fin à la persécution des industriels et des fortunes de notre belle nation, réhabiliter la valeur travail (faudra créer des emplois d'abord m'enfin bon, détail ça...) parce que notre pays est perclu de ramassis de chomistes satisfaits qui se vautrent dans la décadence, (moi même j'y ai passé deux ans et c'est vrai que j'étais vachement épanouis à l'époque de n'avoir , de fait, aucune existence sociale et de répondre toujours à la question "tu fais quoi dans la vie"-"chomage"-"Ah". L'assistanat ? Non, moi j'ai pas connu, pas assez cotisé et trop jeune, tu veux du fric ? Rien ! Va chier ! ) etc etc...
Donc johnny est un chanteur de variété, Napoleon Sarko est calife à la place du calife, moi je suis moi, et toi...
Si on peux même plus compter sur les artistes engagés pour soutenir la gauche, eh ben beaucoup aïe. J'espère que dieu Zidane et Sophie Favier se sont pas laissés avoir.
P.S : Normalement je fais pas de post politique bicoz ça soule un peu mais là hé ben je l'ai fais(en même temps vous m'accorderez qu'il à est peine le cran au dessus de johnny), et ça c'est le P.S le moins indispensable de toute ma carrière (et P.S ne veut pas dire ici Parti Socialiste)
re-P.S (parce que PC ça ferait pas sérieux ! ) : Les militants (d'un camp comme de l'autre) qui pleurent les soirs de défaite, ça me fait toujours marrer, c'est grave docteur ?
wola c'est mal écris y'a des fôtes et tout... bon on s'en tape !
29 avril 2007
Contre toute attente... (et pas tant que ça)
Des fois ça arrive, on décide de faire un truc complètement dingue et absurde, par une forme soudaine d'inconscience ou de folie. Ainsi, si nos existence étaient soumises au poid écrasant du destin ou d'un déterminisme quelconque, à la question fatidique "Szuip, tu viens frétiller des miches en boite avec nous ? ", j'aurais répondu comme d'habitude " plutôt crever chers congénères alcooliques ". Vous m'accorderez qu'une boite de nuit est tout de même par essence un endroit où, pour des raisons évidentes d'osmose avec l'environement immédiat, il convient d'être éméché si ce n'est ivre mort. Or, en tant qu'intégriste du jus de fruit, n'est-ce pas, bien sur... Et pourtant... J'ai dis "ouais, pourquoi pas après tout, ça va faire dIx ans depuis la seule fois où j'y ai été, c'est une moyenne honnête". Un ange passe (et s'étale la gueule plus loin, terrassé par les haleines chargées de Dégueu Bräu des congénères). On peut considérer cela comme une ouverture au monde ou comme un signe évident de totale décadence. Alesq, fan de Nietzsche fort d'un master de philo, synthétisera la portée métaphysique de cette spirale de merditude par la déclaration suivante " Sarko à l'Elysée, Nantes en D2 et nous en boite de nuit..." Donc me voila parti pour aller engloutir ma nuit sur les sentiers de la perdition, un club rock situé dans une ancienne zone industrielle nantaise, et qui selon des rumeurs plus ou moins fondées, serait un point de ralliement occasionnel du milieu Nantais. J' ai pas vérifié, mais si on juge à la tête du client (c'est mal, en même temps on passe tous notre temps à ça) et ben ça pourrait être crédible. La faune est assez bigarrée là dedans. On y voit presque rien et pourtant on sait que c'est crado, les fauteuil en peau de fesses de zèbres puent le vieux labrador puceux. Pour moi, l'enjeux de la soirée était de savoir si j'allais me lâcher et rejoindre le dance floor, parce qu'il est pas tout à fait exclu que je soit un peu inhibé comme jeune homme. Ajoutez à cela que je danse comme un fer à repasser et vous avez de bonnes raisons de repartir avec l'odeur de labrador bien imprégnée au froc. Donc le mec inhibé qui a passé la première heure vissé sur un fauteuil puant s'est finalement retrouvé en plein milieu de la piste, faisant furieusement étal de son ridicule, et n'en ayant, pour une fois, absolument rien à carrer. J'ai même swingué avec de parfaits inconnus, sans pour autant leur adresser la parole, faut pas déconner quand même. J'ai quand même du repousser les avances d'un grand machin complètement perché qui tentait sa chance avec tout ce qui passait sans discrimination aucune liée au sexe. Alors que j'étais en train d'éxécuter la spéciale Samy Davis Junior, un videur est arrivé, a choppé D par le col et l'a virée. En sois, y'a là rien d'exubérant puisque je crois pas que D ait passé un seul soirée dans une boite sans se faire virer, souvent à juste titre. Mais là, je l'avais sous les yeux depuis un moment et franchement, je comprend pas le motif. Le sang de S ne fait qu'un tour, il les suit et entame un harcèlement en règle du videur ce qui au bout de dix minute lui vaut le privilège de se faire sortir manu militari également. J'ai courageusement décidé de respecter la décision du videur et de rester avec ceux de mes collègues qui sont pas du genre à se faire sortir. Surtout que les deux autres zouaves ont finit par re rentrer en fraudes par l'arrière cour. S'en est suivi une chasse à l'homme dont les collègues sont sortis de peu victorieux, enfin heureusement quand même pour eux que les videurs de cette boite sont pas des S.S. Je traîne dehors une heure et je rentre de nouveaux. La piste est peuplé d'une foule de zombies un peu hagard, plus ou moins fatigués et/ou drogués qui à défaut de danser secouent les épaules comme les mômes enfermés dans les orphelinats roumains. ça fleure bon la névrose et l'abrutissement. J'avais presque oublié que c'est pas mal ça une boite de nuit. Faut dire que c'était pas une boite UMP. Cela dit, qu'on vienne en costard ou en tongue, je suppose que la quête est sensiblement la même : du cul, du bruit et du vide.
27 avril 2007
Pfffff...
PS : Le dernier Nine Inch Nails Year zero est une tuerie et le future Tori Amos a l'air bath (relent has been d'argot 50's, ça arrive... Non ? Ah.)
Donc ce soir là, l'amigo fêtait ses 25 ans, et c'était costumé. Comprenez, que ça faisait une sacré bande de branque dans le jardin. Le thème, c'était la lettre S. Donc y'avait un Superdupont, un suicidé, Satan, une schizophrène, un ségolène, un sapin, un sac poubelle, j'en passe et des pires. Moi j'étais en shériff, parce que Sarkozy est mon pigmalion (doit y avoir un y queq'part dans le bordel mais je sais pu où). La vérité c'est que j'avais pas un costume digne de ce nom. Du coup, après avoir écumé le grenier et retrouvé un vieux flingue en plastoque, je me suis résigner à concocter un authentique costume de Shéraf en carton. Bref, j'arrive à un truc qui fera illusion et je me barre. La soirée avance tranquillement. Rien de grave. Mais soudain débarque un savant fou et une secrétaire. La secrétaire, là, la jolie à se pendre, je vous en ai déja vaguement parlé dans un post précédent. Ouais, la copine d'un pote avec qui j'avais passé la soirée à causer dans un rad, même que je m'étais barré en me disant putain la vie est mal faite. Voila... Alors un instinct de sagesse millénaire d'ermite aphasique me fait dire aussitôt "Ok, pas de soucis, ce que je vais faire, c'est qu'on va pas prendre de risque et je vais t'éviter toute la soirée." Dans cet exercice j'ai été assez brillant. Et pis un moment, alors que j'étais intégralement occupé à rien, et ben je me retourne et paf le chien, me v'la face à elle. Gloups. Y'a eu comme un moment de flottement (...). Donc à partir de là, forcément on est pas des bêtes, je lui ai arraché ses fringues et fait l'amour bestialement à même le carrelage en poussant des cris d'orang-outang lubrique on a discuté comme des gens respectables que nous sommes. Et pour les deux heures qui ont suivi jusqu'à ce que mon instinct me dise qu'il fallait rentrer, on est resté dans un coin sans adresser la parole à personne d'autre (...). Résultat, le diagnostic de la dernière fois se confirme. A noter que le boyfriend se casse pour un tour du globe de trois ans en bateau . Ce qui implique l'éclatement, non pas de l'union soviétique, mais de la leur à plus ou moins court terme (...). Voila, voila. Entre les yeux noirs de cette demoiselle dont j'ai une fois de plus oublié l'impossible prénom et des séance de vomi entre deux vagues de quinzes mètres au milieu de l'Atlantique, mon coeur à moi ne balancerait pas longtemps. Enfin bon, contre un voyage dans la Creuse, là par contre... Bref, me v'la avec ces informations sous les bras, qui additionnés à mes capacités scénaristique digne du gros naze diplomé de Scrubs (incarné par je sais plus son nom, et ça il fallait le dire), et ben me v'la partit pour pas mal cogiter dans quelle étagère. Bref, j'ai fini par me casser. Moi je suis le genre de mec qui se barre d'une soirée sans dire au revoir. D'abord parce que vu la quantité de crevards au mètre carré, leur incapacité passé une certaine heure à tenir même la plus élémentaire des conversations, ça prendrais des heure et y'en a toujours un dans le tas, qui veut te retenir ou même te rouler une pelle parce qu'il s'est mis dans la tête que tu refuses de le croire quand il te rote au pif que t'es un méga pote et qu'il te kiffe. Et puis merde, on va pas se battre pour dire au revoir, parce que le pire c'est qu'ils sont pas très attentif et pour un au revoir, tu te prends 4 ou 5 vent au préalable, mais après, ils te lachent plus. Quand je suis de grande humeur, je préviens et j'illustre d'un signe de main, "bon je me casse, so long les trouduc' " et y'en a rarement plus de deux ou trois qui réagissent. Donc là pareil, après avoir récupéré deux ou trois affaires (mon colt en plastique et le chapeau de feu mémé Henriette en guise de Stetson ) je réapparais dans le cadre de la porte pour l'adieu aux armes. Trop de monde là dedans. Je feinds le salut général de la main, pour la forme. Je ne capte qu'un regard et je le capte immédiatement, échange de sourire savament dosés (...). Bon bah nous v'la bien.
Je sais pas ce qui va se passer, parce que ça s'annonce un peu bancaux cette affaire. C'est con, juste au moment où je deviens un nanti (RMI, mon amour). Ben oui, les femmes sont vénales alors maintenant que je suis un rupin, ça va défiler ! Pour équilibrer faudrait que je dise un truc de mal sur les hommes. Donc... je vais être injuste parce que c'est tellement bon.
Pour conclure (comme quoi, des fois ça arrive !) , je cite Musset qui fait dire à ce baltringue de Perdican dans On ne badine pas avec l'amour (Acte II, sc 5) :
"Tous les hommes sont des gros fennecs putrides, des chaberts infects qui se paluchent grave; toutes les femmes sont des truitasses avides, des tasp qui potinent dans le dos, mais faut avouer, ces deux là dans un plumard, hé ben attention les draps mon pote ! "
(Oui, lui il le dit mieux, mais moi je le cite de mémoire)
21 avril 2007
nan...
Pas plus tard qu'hier soir, j'ai été voir une drôlesse de mes connaissances au théatre Universitaire, dans lequel je n'avais pas mis les pieds depuis Vercingétorix, soit, un certain temps. C'était bien (de toute façon, moi le théatre j'y connais rien donc je sors rarement déçu ! ). Après ça je devais rejoindre mon cousin et Saddam sa dame qui voulaient m'offrir le resto bicoz que je les avais aidé dans le rapatriement sanitaire déménagement qui devait les ramener dans leur cher 44 après près de deux ans à Mantes-la-Jolie, ce qui était bien mais pas top. Donc moi je m'attendais à un petit resto normal genre fuck you l'hygiène, même pas mal, et quelle ne fut pas ma surprise. J'arrive devant les lieux du crime et je me félicite aussitôt de ne pas m'être habillé en Moldave ce jour là. Un peu beaucoup classe le truc, genre on va me faire une scène si je me mouche dans la nappe. Je rentre quand même. J'en veux pour preuve de ma surprise que ma main au lieu de se poser sur la poignée, s'est élevée à hauteur du carreau dans l'intention de frapper histoire d'être sur qu'on me dise de rentrer. Bonjour, bonjour, désolé pour le retard, pas de place pour se garer, ouais j'ai couru, je me suis dit que ce serait plus festif de sentir la transpi en arrivant. Un menu coutait au moins six unités au cour du kebab frite à Wall-Street. Et ils me disent "Vas-y, fais toi plaisir !" Les cons ! Le truc à pas me dire ! Encore heureux pour eux que je sois pas trop pinardophile parce que la douloureuse n'aurait jamais su bien porté son nom. En tout cas, par altruisme, je m'efforce de pas être contrariant donc, j'ai fait un repas digne de Jehovah (cf: La vie de Bryan). Cela dit, je dois reconnaitre que j'étais pas forcément monstrueusement à l'aise. C'est pas que je sois la quintessence du prolétaire écrasé de complexes mais mon modeste parcours m'a pas habitué à avoir aux basques des serveurs (trop) poli et corsetés dans un rôle de subalterne qui obéissent quand on claque des doigt, le tout dans sous les rires des voisins qui à une table frémissent des sphincters en évoquant un trait d'esprit de Proust et à une autre, dialogue de bon aloi entre juristes, chirurgiens, et entrepreneurs. Mais eux m'en fous, à la limite, je leur pisse cordialement à la raie et on se quitte bon copains. Moi c'est surtout par rapport au serveur que j'étais mal à l'aise. J'aime pas particulièrement sentir que je suis mis en position de dominant. J'avais envie de lui dire " t'inquiète man, pas de chichi avec wam, moi aussi ch'uis un crevard !" . Il m'aurait peut-être objecté, un peu offusqué "pardon monsieur, mais je ne suis pas, comme vous dites, un crevard ! ". Et j'aurais été tenter de le convaincre "ah si si ! J'te jure que t'es un crevard si tu regardes bien ! Mais y' a pas de mal à ça". Du coup il se serait vexé, et moi interloqué par tant d'incohérence, j'aurais songé "ça m'apprendra à être gentil avec les larbins ! " . Tout ça c'est une question de vocabulaire, comme toujours. Remplacez crevard par "honnête citoyen qui lutte pour vivre dignement dans ce monde brutale balayé par des bourrasques de froides et cruelles désillusions sociales" et le mec n'aurait pas pinaillé de la sorte. Du coup, je dis crevard, ça va plus vite et ça ressemble plus à la vérité. La question se pose donc, la forme a-t-elle une réelle incidence sur le fond ? Vous répondrez à cette question dans un développement en trois parties en vous appuyant sur les auteurs au programme ( Jackie Sardou, Lautréamont, et moi même).
16 avril 2007
Oui, plutôt oui...
Bon alors, loin de moi l'idée de me lancer dans la rédaction d'un post alors que j'ai strictement rien à dire, vous commencez à me connaître et vous savez ô combien que c'est pas le genre de la maison. Donc je vais disserter sur un sujet crucial entre tous, la pluie et le beau temps, parce que 'a pu d'saisons ma pauvre dame ! Il fait beau et chaud et c'est boulversant ! Et qu'est-ce qu'on fait par un temps pareil quand comme votre serviteur on habite à trente bornes seulement de la mer ? Et bien on se contente d'aller bachoter de la science physique dans son jardin bicoz les concours approchent. Malgré la perte de contrôle provoquée par cette situation des plus euphorisantes, un constat implacable et cartésien s'impose à moi, il semblerait que la Donc, tant pis pour la plage. Il me faut néanmoins renoncer aux impudiques bienfaitrices et aux gros moustachus endormis profondément par le pastaga qu'on peut leur dessiner des bites à la crème solaire dans le dos qui laisseront de magnifiques esquisses blanches sur fond écarlate. De toute façon, les vacances, il sembleraient bien que cette année, je puisse me les mettre derrière l'oreille (comment ça la place est prise ?). Normalement, et si la dégénéré des ressources humaines de l'hosto concerné est touché par la grâce, je retourne brancarder corps et âme dans mon spot de région parisienne. Donc au lieu des magnifiques fesses rebondies qui peupleront les plages, je verrais de escarres et des tétra par milliers. Bon... ça devrait permettre de contenir la suite logique, été/hormones-en-folies/rut/frustration(s). Et pourtant... je me suis déja remis à écouter du faux punk californien de boutonneux (genre Goo Goo Dolls, Boxcar Racer. Ouais, ben m'en fous, on se connait pas, j'assume), ce qui est symptôme évident du bourgeonnement de mes instincts primaires. Un matin, je me lèverais, et il fera beau Abel Chemoul.misère physique serait moins pénible au soleil, comme quoi Aznavour est grand (comme quoi, nan, en fait ça marche pas). Nan mais dans le fond (exclusivement), réviser c'est génial et puis de toute façon je sais pas nager, et la mer c'est mouillé et t'as toujours des môme qui t'envoie dans la gueule un ballon ou du sable (par môme, j'entend de 0 à 25 ans), et puis y'a aussi toujours un sale jeune trop bronzé genre étudiant bac+18 (mais science humaine, la lie de la condition estudiante) qui passe toute les deux minutes te proposer des chouchou, qu'en vend pas et qui déprimé, s'en boulotte la moitié sans conviction. Qu'est-ce tu as d'autre ? Tu as le jeune couple, qui fait montre d'une facheuse tendance à omettre qu'ils ne sont pas seuls au monde sur cette plage et qui sur l'initiative de mademoiselle, s'arrête in extremis à l'entame de la brouette javanaise, position conseillée par Gilbert, le pote et mentor de la COGIP, celui qui bosse au planning et qui s'est lancé dans les film amateurs avec sa bourgeoise. Tu as aussi les pauvres gros que ça complexe et qui restent tout habillé malgré l'ignominieux soleil de plomb, que c'est à fendre le coeur tant de souffrance. T'as aussi ceux qui se cachent pas et du coup, bin il arrive que ça pique un peu les yeux. Et puis tu regardes les gens, et tous se sont fait faire le même tatouage, bracelet tribale au biceps pour les messieurs, autre conneries tribale juste au dessus du capitale symbolique pour les demoiselles, ou pire, la petite paire d'ailes d'anges dans le dos. Heureusement y'a des méduses.
09 avril 2007
Les crooners, c'est bien, mangez-en !
C'est pas beau cette classe, ce swing et ces litres de gomina ?

