Roule...

ldca csm dasmdchaac acm vncx,xoujkxnc xmqcvnoi et franchement, c'est bien fait pour vos gueules !

30 octobre 2007

Stéroïdes, nandrolone ? Entre les 2 mon coeur balance...

Dois-je faire de la muscu ? Y'a encore une patiente conasse qui m'a appellé Madame cette semaine. Franchement, ça fait mal au cul. A noter qu'à chaque fois, celles qui m'ont fait le coup étaient des rebeu. Alors bon je sais pas si il faut ressembler à Saddam pour se faire appeller monsieur (comme ça, la blague limite, c'est fait), mais à première vu, avec un masque et une charlotte, et bien tout ça n'est pas très convaincant. Mais bon faut croire que ça arrive pas mal ce genre de conneries puisque ce matin, une collègue s'est fait appeler Gérard par une autre, ce qui n'a pas semblé la faire mourrir de rire non plus. J'ai aussi croisé dans les sous-sols un brancardier qui orientait un visiteur, lequel s'est barré en lui disant "merci Madame". Alors que bon, y'avait vraiment aucune confusion possible, lui n'avait même pas tout l'attirail à la con qui à nous personnel de bloc nous anéantis la silhouette et le visage. Alors que l'autre avait déguerpi, le brancardier marmonne la phrase stupide qui m'avait traversé l'esprit les deux fois où je me suis retrouvé dans cette situation : "Pauvre tâche va ! J'vais te bla bla bla dans ton bla bla, et on va voir si tu continue de m'appeller madame." Très trivial comme réaction je l'admet. mais c'est vexant, dans un sens comme dans l'autre. C'est une erreur que je crois n'avoir commis qu'une fois, quand un pote me présentais des collègues de promo et qu'après avoir dispensé des bizes aux dames, je tends la main à un lascard dont je ne tarde pas à apprendre quil s'appelle Sophie. Pendant une demi-seconde, je me dis que ses parents sont vraiment cons et mortifié, je saisis soudain l'ampleur de la méprise et essaye de me rattraper aux branches.En même temps si elle avait fais l'effort d'avoir des couettes et de porter une robe rose, ce serait pas arrivé...

Autre truc vachement chouette dans le service, c'est le téléphone. M'rend dingue ce truc ! T'as du boulot par-dessus la tête et ça n'arrêtes pas de sonner. Exemples :

- Une des infirmières à une gamine qui appelle cinquante fois pour jour EXCLUSIVEMENT pour des conneries. Elle prends sa voix de sale troll pour réclamer sa manman et tu contiens l'ogre sanguinaire en toi parce que tu as envie de l'envoyer chier grave mais c'est qu'une gamine qui s'ennuit en attendant sa mère. Mais elle appelle vraiment pour des conneries. Motif du dernier appel : elle a cassé son crayon...

- Les internes débutants. ça c'est bien la crampe. Ils manquent d'assurance et ont donc toujours besoin de faire valider leur décisions par les chirurgiens. Or, la neurochirurgie étant du travail d'orfèvre, si il y a bien une chose qui fait chier les chirurgiens, c'est que tu débarques dans le bloc pour leur parler de quelque chose qui n'a rien à voir... Enfin bref tu décroches, et là tu entends :

"Ouais salut, c'est machin, j'aurais besoin que tu demande au docteur X un p'tit truc. Je suis avec un de ses patient qui s'appelle Dupont (là je simplifie parce que normalement, c'est un nom malgache ou azerbaïdjanais imbitable), le scanner révèle anévrisme sylvien conséquent et l'électro myogramme écarte l'hypothèse du canal carpien. Or puisqu'il y'a suspicion de Creutzfeldt Jacob, puisque l'amplitude thermique de la grande périphérie moscovite augmente, que le cuisinier secoue les nouilles et que les mamies ne lui disent pas merci, tu voudrais pas demander au chirurgien ce que je suis censé faire dans ce cas de figure ?"

" Euh pffff... Ouais mais tu sais je te capte mal là... Il faut que tu montes sur la table... Si si, vas-y... Voila, lève une jambe...Ok, et là tu chantes une chanson... Et alors ?... Ouais ben je vois pas pourquoi sous prétexte que c'est des filaires ils n'auraient pas le droit de mal capter, c'est vachement petit bourgeois et étriqué de ta part comme remarque, je préfère mettre fin à cette conversation."

Non, là je fais le cake, mais en vrai je note tout bien et je vais faire chier le chirurgien qui me groumf généralement un truc lapidaire qui lui permet de se débarasser temporairement du problème. Le refilage de patate chaude est par excellence LA discipline de prédilection du milieu hospitalier, plus encore que la médecine.

- Quand ils veulent se débarrasser d'interlocuteur embarassant, y'a des couillons qui leur balance un num au hasard en leur disant que toi tu vas pouvoir les aider. Des fois il balance le numéro de ton service. Et toi quand tu décroches, c'est toujours pour tomber sur un connard qui refuse de comprendre que tu ne peux pas lui fournir 2000 gobelets en plastique. "Ah oui mais on m'a donné votre numéro !"

-Et enfin mes préférés, ceux qui te posent une question, le temps que tu ailles chercher la réponse, ils ont raccroché, parce qu'elle sous leur nez évidemment... (Je propose par conséquent la guillotine)

Posté par szuip à 19:25 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 octobre 2007

Dis, tu veux être mon z'ami ?

ça y est, je commence enfin à me sentir à l'aise avec les collègues et à m'attacher un peu, le minimum évidemment, histoire d'adoucir le retour de flamme qui m'attend fin janvier. J'ai même réussi à apprivoiser le caractériel notoire dont j'ai parlé précédemment. Finalement, c'est juste un genre de mec prudent parce que plus droit que droit, et donc il prends toujours le temps de jauger à qui il a affaire. Au début, il grinçait des dents rien qu'à voir ma silhouette, maintenant il me salut chaque jours avec un grand sourire et on arrive à parler d'autre chose que du boulot. Y'a aussi des trucs qui m'ont surpris, l'autre jour je pars boire un verre avec une ibode et les internes. L'un d'eux, la soirée avançant, m'explique qu'en janvier, il part avec des collègue du service en week-end à Ostende pour bouffer du colin séché. ça fait rêver... Il me dit : "Tu veux venir ?". Là je retiens un éclat de rire et lui dit que je dois quand même réfléchir un peu, que je me demande si j'ai les épaules pour mener à bien un projet aussi mastard. Mais ça m'a surpris qu'il m'invite alors qu'on se connait à peine (Lui au début, il m'énervait grave. Beau gosse, drôle,  neurochirurgien et même pas péteux. Le genre de mec qui vous file des complexes...) Curieusement, il a pas l'air d'avoir beaucoup de potes, que des collègues qui l'apprécient beaucoup, mais pas trop de pote à la vie à la mort. Je crois que c'est un problème de chirurgiens ça. Tu passes tellement de temps la tête dans les livres et la bidoche que ça laisse pas beaucoup de place pour le reste pendant la dizaine d'années d'études qui décombe (et surtout qui incombe).

Bref, je commence à me sentir bien avec l'ensemble de l'équipe maintenant. C'était pourtant pas gagné au départ vu l'ambiance tendu qui règne au quotidien dans ce genre d'univers. Je me suis même dit que je me barrerais surement de cet hosto sans avoir noué aucune relation digne de ce nom. Voila que j'ai réussi à apprivoiser tout le monde, ou du moins tout ceux que je sens bien. Plus dur sera la chute... Mais il paraît que de toute façon j'y gagne à cause de la couleur des blés...

Je me suis retrouvé dans une fête de service l'autre jour. Moi ! J'avais un peu peur de ce truc. C'est pas trop mon style. On s'est donc retrouvé dans un resto africain avec les collègues et les quelques chirurgiens et internes qui ne rechignent aucunement à fréquenter la plèbe du petit personnel. Bref, en moins de temps qu'il n'en faut pour dire spondylolisthésis, tout ce petit monde était un peu bourré, une ibode tirait les tarots à qui le voulait pendant que je déployais mes talents diplomatiques pour décliner poliment une offre d'une digne mère de famille foncièrement déshinibée qui essayait de me traîner sur la piste pour danser le soukouss pendant qu'un certain Jean-Hubert-Désiré-Théophile-Isidore, poète de son état, essayait d'obtenir un silence qu'il ne devait jamais trouver pour réciter quelques vers maladroits de sa composition. Après avoir mangé l'équivalent d'un troupeau de zèbres, je suis rentré à pattes en longeant le canal Saint-Martin. A la fois content d'être sorti de cette atmosphère dans laquelle je ne me sentais qu'à moitié à l'aise, mais content aussi d'avoir passé la soirée avec eux, eux qui depuis une semaine me demandaient régulièrement avec une pointe de soupçon si j'y viendrais à cette soirée, indirectement, "bon on est juste des relations de travail ou un peu plus que ça ?". Ben ouais, parce que les connards du service, ils ont pas été invités eux.

Bon, c'est pas le tout, mais je suis SDF dans quatre jours (d'ailleurs p'tite soeur, je t'ai déja dis que tu es géniale ? ) donc je vais fureter sur les sites de coloc voir s'y aurait des placards de libre à 500 euros par mois.

Posté par szuip à 01:03 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 octobre 2007

Dernier avertissement

Moi je fais comme si j'avais des thunes à claquer dans les concerts. Voila comment j'ai acheté une place ce matin pour aller à celui de Dieu Joseph Arthur, à La Maroquinerie début décembre.

Joseph_16857

( Je vous l'accorde, il a l'air d'un sale bicknit ! ) Franchement, il a intérêt a pas balancer un concert de merde. Parce que faut savoir qu'il y a quelques jours de ça, j'ai été voir un concert de Battles, un groupe de Brooklyn dont le dernier album que voila est juste monumental.

battles_mirrored

Je les avais déja vu en juin et c'était énorme. Sauf que cette fois-ci, quelle ne fût pas ma surprise, ils ont joué comme des grosses brelouzes... Le son était vraiment infect. Trois morceaux ont été franchement massacrés (y'a pas d'autre mots). Incapables de synchroniser leurs boucles les mecs (sachant que c'est le principe sur lequel repose tout leur répertoire, ça pue un peu).  On aurait dit des amateurs, cf les échanges de regards affolés traduisant un "oh putain comment on va sortir de ce merdier ?!" Ils on vite trouvé la solution, à savoir qu'ils se sont barrés après une heure de concert seulement. Là je ne vous cache pas qu'ils se sont sacrément viandé du piédestale sur lequel le modeste zicos que je suis les avait placé. Dix minutes de rappel pour le symbole, ils quittent de nouveau la scène et les lumières se rallument aussi sec dans la salle, sous entendu "y'a rien à faire, on revient pas, rentrez chez vous". Je fulmine passablement. Alors oui, d'accord ça fait des mois et des mois qu'ils tournent et ça doit être épuisant, d'accord quand on fait un concert de merde on préfère écourter le carnage, d'accord leur répertoire les expose particulièrement aux caprices de l'électronique, toujours est-il que jamais je ne suis sorti d'une salle de concert en ayant à ce point la sensation de m'être fait enflé. Aussi je vous invite à écouter leur prodigieux alboum, mais vu le nombre de spectateurs escroqués ce soir là, vous pouvez y aller sur le piratage !

Donc Joseph Arthur, te fout pas de ma gueule, t'es prévenu !

Posté par szuip à 23:54 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2007

Crouch, touch, fall, engage !

Bon déja, le titre ça a rien à voir, mais j'avais envie. Un peu fatigué. C'est la faute à la grève. Vu que les transports fonctionnent pas, la moitié de l'hopital n'est pas venue bosser aujourd'hui. Moi, 13h00, j'arrive comme une fleur en sachant pertinemment que je vais glander abyssalement puisqu'au programme opératoire, on n'avait qu'un pauvre hématome sous-durale, et que c'est vite expédié ce truc là. Quelle ne fût pas ma surprise lorsque la surveillante du service vint me voir, elle aussi comme une fleur (avec des épines) et me dit avec un grand sourire.

- Ah, vous êtes là, ça tombe bien je voulais vous voir. On manque un peu de personnel alors ce serais bien que vous alliez remplacer machin au bloc O.R.L. Oui hein parce que sinon ils vont pas s'en sortir... Et pis si vous pouviez aussi prendre en charge l'ophtalmo, ce serait vraiment idéal. En tout cas, entre les deux si vous aviez le temps d'avancer le grand ménage de la neuro, c'est très bien...

- Euh... Ouais ! Tu veux p'têt que j'te fasse les ongles des pieds aussi espèce d'esclavagiss' ?

- Mmmmmwi madame...

Elle cartonne elle. Donc en gros, aujourd'hui, j'étais l'hopital, c'est à peine si je me suis pas improvisé chirurgien ! En plus, on a pas arrêté de m'appeler Aurélien, Adrien. Donc à la fin je leur ai dis de pas se faire trop chier, qu'ils avaient qu'à m'appeller Marcel mais faut croire qu'il préféraient Aurélien puisqu'ils ont persisté. De toute façon, ça dure depuis la maternelle cette connerie. Je capitule.

Je crois qu'il faut que j'apprenne à défendre mes intérêts de façon un peu plus âpres, parce que c'est bien joli de se plier en quatre pour être serviable et qu'on vous tienne pour quelqu'un sur qui on peut vraiment compter, oh oui il est bien le p'tit jeune tout ça, mais qui c'est qui va passer noël seul comme un chien dans la capitale parce qu'il va bosser pendant que les collègues seront en vacance ? (Allez-y, pleurez votre race dans les chaumières ! ) C'est Bibi. Donc à l'avenir, essayer de trouver un équilibre entre être arrangeant et être une truffe au bord de la servilité, d'autant que dans trois mois, malgré tout le mal que je me serais donné, on va encore me servir le fameux "Ah on aurait bien voulu te garder mais on peut pas. Vraiment c'est dommage, ça nous embête !" Ben ouais, moi aussi ça m'embête.

Un peu aigri le post... Non ? Oui ben de temps en temps, faut que ça sorte !

Posté par szuip à 23:16 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2007

Notes pour plus tard

- Avant de claquer 550 euros dans une basse (que putain, elle a la classe quand même ! ), penser à mener une étude approfondies de ses finances au lieux d'y jeter un vague coup d'oeil sans songer aux dépenses à venir.

- Ne pas fraterniser et s'attacher à une patiente qui a des métastases plein la tête.

- Militer pour le port obligatoire de la charlotte sur l'ensemble du terrtoire français, pas d'raisons pour que nous, personnel hospitalier, soyons les seuls à avoir l'air ridicules.

- Quand une dondon miro m'interpelle dans un couloir de l'hosto par un "S'il vous plaît madame ?", lui foutre une grosse claque dans sa gueule (merde quoi, en plus j'ai la barbe en ce moment ! M'a vexé cette conne ! ). Faut dire à sa décharge qu'avec notre attirail, on ressemble à rien... La claquer quand même. En plus, elle m'a fait chier toutes les trente minutes pour avoir des news de son homme alors que j'avais du boulot à perpétuité. J'aurais du lui répondre " Mais putain, il a le crâne grand ouvert avec une tumeur comme une balle de ping-pong dans la cervelle, y'a du sang partout dans le bloc et en plus le chirurgien  est bourré, COMMENT VOULEZ-VOUS QU'IL AILLE ?" Après elle me dit "oui, il faut prier, tout ça..." Lui répondre : "Si dieu existe, c'est lui qui a mis une tumeur dans le monsieur pour te punir d'avoir été une mauvaise épouse"

- Remettre en question les pulsion sanguinaires et patriotiques qui apparaissent dans le cadre d'un France/Nouvelle Zélande.

- Ne plus réitérer l'expérience du golden menu et de façon général, boycotter la junk-food, devenir un ecolo-trotskar qui donne des leçons "Quoi ?! Tu fais même pas tes courses au marché ?!"

- Enfin, ne pas tenir compte de ces résolutions à la con puisque malgré tout, j'ai pas passé une semaine dégueulasse !

Posté par szuip à 22:20 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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