Roule...

ldca csm dasmdchaac acm vncx,xoujkxnc xmqcvnoi et franchement, c'est bien fait pour vos gueules !

30 septembre 2007

Comices agricoles ? Marché aux bestiaux ? Ya wohl !

Il se trouve que dans un moment de dépit, j’ai cédé, je me suis inscrit sur un site destiner à s’entremettre, ou du moins à faire se rencontrer les célibataires. Comme tout le monde, sans trop y croire (soi-disant). Oui ben ça va, ça suffit les sarcasmes. En tout cas, à défaut d'être efficace c'est marrant. J'ai en plusieurs occasions eu le loisir d'entendre des personnes du sexe opposé se moquer du gibier à disposition sur le site incriminé. Galerie des horreurs allant de l'ultra-cake lubriquissime qui pose torse nu devant sa Seat tunée, au geek consanguin néo-psychopathe à l'Œdipe encore largement en chantier. Je vais donc maintenant passer de l'autre côté du miroir et prendre le risque de me montrer particulièrement odieux voire machiste afin de vous exposer ce qui s'offre aux mirettes écarquillé du cerf en rut célibataire sensible.

Première chose. Il faut choisir un pseudo. On imagine pas à quel point un simple pseudo peut en dire long sur qui il désigne. A la limite, quand il sont un peu mystérieux ou qu'on comprend rien, ou même assez neutres, c'est encore le mieux. Parce que les p'titbou12058, les princessetruc8976, voire, les choupinettedu91,54,97 et autres départements, ça fait un peu peur. D'autant plus qu'il y en a approximativement 65 à 70%, ce qui fait beaucoup de nana qui cherchent leur papa. Ce vaste groupe forme la catégorie que l’on qualifiera de « profil moyen ».

Hormis son pseudo, un spécimen de « profil moyen » se caractérise par l’emploi de certaines formules récurrentes qui varient selon son niveau d’éducation « Kikoo lol » pour les scolarités difficiles, « Carpe Diem » pour les bachelières, et au delà, on cite un auteur présentant un degré de crédibilité variable. De façon général, elle déclare aimer « rire, s’éclater, croquer la vie à pleine dent ». Contre toute attentes, rares sont celles qui avouent une passion pour l’ennui profond, les crises d’angoisses ou les maladies vénériennes.

Y EN A AUSSI CERTAINES QUI ECRIVENT LEUR ANNONCE COMME Ç A ALORS JE SAIS PAS SI Ç A VEUT DIRE QU’ELLES CRIENT PARCE QU’ELLES SONT EN COLERE OU QUOI MAIS Ç A DONNE UN COTE PAS DIGESTE SURTOUT QU’ELLES CONNAISSENT PAS LA PONCTUATION ET RIEN QU’A LIRE LE TEXTE TU FINIS ESSOUFLE ET ENCORE LA çA VA PASKE Cé PARFOI éCRI COM SA ET SA Cé TRO CHIAN.

Certaines fumistes ont résolu tous ces problème par la formule lapidaire « Difficile de se décrire, à vous de découvrir qui je suis »

L’expression prince charmant est présente dans une proportion sidérante de profils. Pourquoi ? Après tout, dans un conte de fée, la fonction quasi exclusive du prince est d’être l’inséminateur, l’homme par qui elle accède au statut glorieux de ménagère de moins de cinquante ans. « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Fin. » Sous-entendu, c’était avant que c’était intéressant, la suite ne vaut pas le coup d‘être raconté car le prince passe son temps à jouer à la Playstation (cf plus loin). Donc, le prince charmant, quel intérêt ?

Souvent, elles précisent « plan Q, s’abstenir » et si on était entre boules je serais tenté de dire la chose suivante « personne voudrait s’enchaîner à elles tant qu’elles joueront les princesses, alors elles feraient de bien prendre au moins les plans cul de temps à autres ! ( ce que certaines font peut-être mais à leur décharge, elles vont quand même pas mettre sur leur annonce « hey les gars, j’en veux, même pour un soir c’est open-bourre !)

Comme j’ai énoncé précédemment, il existe un énorme contentieux entre (une partie de) la gente féminine et la playstation. Curieusement, ils semblerait que les drôlesses incriminées soit souvent des personnes exigeant de leur Jules une attention de chaque instant, d‘aucun dirait des chieuses. La Playstation constitue alors pour le mâle une échappatoire, hors du temps, un exutoire loin de la réalité du monde, dans lequel il va puiser les ressources nécessaire pas à s‘épanouir, certes mais à maintenir un équilibre fragile. Oui parce que faut être honnête, quand on est dans une relation qui fonctionne, c’est pas avec une Playstation qu’on a envie de jouer. Mais sa copine, elle, ne s’en rend pas compte et désespéré lui jette « tu fais même pas attention mooooaaaaaa !!! »  Pourtant, en disqualifiant la Playstation c’est son propre couple, auquel elle tient souvent par-dessus tout, qu’elle met en danger. Et puis que voulez-vous c’est chimique, posez devant un gars un ballon ou une manette de Playstation et ben ça le titille, ça fait partie de nos travers.

Donc maintenant, je rend sincèrement hommage au 30 à 35% de célibataires qui ne s’inscrivent pas dans ce profil.

Enfin bref, ma conclusion, parce que je sais également que ces dames en ont largement autant à notre service, c’est que nous les célibataires, on fait pitié, on est con…mais c’est marrant !

Posté par szuip à 22:26 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 septembre 2007

Assied toi et post !

Bon, ça fait un certain temps que j'ai pas pris la peine de me faire remarquer en ce lieu. Faut dire que ce nouveau taf au bloc est légèrement crevant et que du coup, quand je rentre chez moi, en début d'après midi, je m'effondre sur mon plumard avec une grâce diahrréïque, pionce un peu et suis dans le coltar pour le reste de la journée. Et le lendemain, l'histoire recommence. Et puis, quand on fait rien, on est tenté de poster plus pour s'occuper parce qu'on peut se sentir un peu hors des choses. Là je suis en plein dedans donc, bien sûr.

Nonobstant, j'apprend plein de chose, par exemple que j'espère n'être jamais opéré de ma vie ! Etant au premières loges, il m'arrive de voir des trucs assez effarants. Comme un chirurgien qui fait passer une intervention bénigne qu'il avait programmé au détriment d'une urgence neurochirurgicale pour la simple raison que dans le cas contraire, il n'aurait pas eu son après-midi de libre... Des patients qui attendent des heures leur opération, à jeun depuis 6 heures du mat' dans un sas foireux parce que les chir n'arrivent pas et qui finissent par péter un cable.

Autre truc, ne jamais se faire opérer des lombaires. Pas d'un point vue santé non, c'est juste un problème d'amour propre. Il faut savoir que la presque totalité des interventions à ce niveau implique que le patient soit positionné en position dîte genu-pectorale, comme ceci :

genu_p

Ouais, très glamour je vous l'accorde, d'autant plus que pour maintenir la température corporelle, on vous recouvre le dos et la tête de draps et de champs stériles. Donc la face émergé de l'iceberg n'est pas forcément celle qu'on souhaiterait, et anesthésié, difficile de faire "bonne figure". Selon l'équipe qui vous opère le contexte médiatique est différents. Soit cette configuration de votre anatomie est parfaitement ignorée, soit elle occasionne une ou deux blagues faites pour la forme parce que tous les ont déja entendu des millions de fois, ceci dit on va pas s'abstenir pour autant ce serait trop triste.

Faut avouer qu'un bloc op, c'est pas exactement la franche poilade, je me demande même si il ne s'agirait par définition de l'endroit d'un hopital ou les gens s'engueulent le plus (j'ai cependant jamais fait les urgences qui doivent être pas mal aussi dans le genre). Moi je suis quelqu'un de conciliant, pourtant il semblerait qu'un anesthésiste m'ai déja dans le colimateur. L'histoire con. J'ai commencé quelques jours plus tôt seulement et le téléphone sonne, un mec se présente, "je suis **** **** médecin anesthésiste, c'est pour une urgence. Passez moi vite une IBODE ou une IADE (on a plein de races d'infirmières au bloc !)" Je répond que je suis désolé, elles sont pas encore là y'a que moi et G*** mon formateur. "Passez le moi". Je vais cherchez G*** qui est d'humeur relativement massacrante ce matin là, chose habituelle. Je lui explique la situation sans préciser le nom du mec que j'ai oublié. Il m'explique que c'est pas nous, simple aides soignants, qui allons gérer une urgence, que j'ai qu'à ré-orienter le type vers le bureau de la surveillante de service dont c'est le métier. Ce que je m'empresse d'aller proposer au type au téléphone qui me dit "Non, notez tout dites à G que je veux lui parler c'est urgent". Je note tout et je sens déja que ça va puer cette histoire puisque l'un comme l'autre sont du genre à jamais lâcher donc je vais me retrouver à faire la navette jusqu'à la retraite. Je retransmet tout et la patience se perd des deux côtés ça se menace à n'en plus finir et je m'enfonce progressivement dans le sol, jusqu'à ce qu'une infirmière débarque et prenne en charge la situation. Quelque jours plus tard l'anesthésiste choppe G***, lui fait un esclandre. G*** vient me voir et me dit, "Tu m'avais pas dis qu'il s'agissait de **** ****"  ... Bien sûr que je lui avait dis bordel, seulement, vu l'extrême joie qui l'animait à ce moment j'ai peut-être pas été assez clair sur la formulation et il a peut-être été un peu léger sur l'écoute. Donc on s'est mis d'accord pour faire front commun face à l'anesthésiste qui veut nous passer à la chaise électrique.  G*** me rassure "t'inquiète, y'a rien eu de grave, si ce n'est l'égo meurtri du collègue. On n'a tué personne et tout le monde pourrait pas en dire autant ici"... Cette dernière phrase, elle m'a... je me suis dis... Whaow !

Donc j'ai toujours pas eu l'occaz de m'expliquer avec le type en question qui a décidé de me bouter hors du bloc. On verra bien. Faut pas que je me crispe. Dans un bloc, c'est l'engueulade le mode de communication normal !

Posté par szuip à 11:00 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 septembre 2007

Mon neurone en neuro

Hier fut une journée relativement fécale et aussi la première en tant qu'agent au bloc opératoire. Je me débarasse de la visite médicale, en on m'envoie directement au bloc. Je sais à peine où je vais bicoz l'opital est assez mastard. Je trouve quand même les lieux du crimes, on me dit que ouais c'est bien là, une ravissante vahinée la lingère ostensiblement dépressive me gratifie d'un colliers de fleur et d'un baiser d'une tenue putride teinte schtro-umf anémique. On m'escorte dans la boucherie en me notifiant que suis affecté à une unité de neuro-chirurgie, c'est à dire celle qui consiste entre autre à découper des crânes... Toujours plus loin dans le glam', je revêt la charlotte, les sur-chaussure et le masque reglementaire, et puis là, on me dis " bon ben viens voir ! " OK, on va rentrer au coeur de l'action, petite poussée d'adrénaline la porte s'ouvre. ça c'est passé de façon hyper théatrale :

La porte s'ouvre, et ces messieur opèrent en musique, pas le truc léger qui détend, non plutôt le genre chevauchée des Walkyries, lourd et tragique. Donc au moment ou je rentre résonne La danse des Chevaliers extraite de Roméo et Juliette de Prokofiev. Je pourrais me contenter de dire que c'était la musique utilisé dans nos verte années pur la pub pour le parfum Egoïste dans laquelle des furies s'énervaient sur les volet, mais franchement, je suis beaucoup trop pédant pour ça. Bref niveau ambiance c'est gratiné et je me retrouve rapidement en face d'un mec qu'a pu du tout de crâne au niveau du front, la cervelle à l'air. Bon... Mes jambes fonctionne toujours, je regarde un peu mais pas trop mais un peu quand même et je recommence et puis on s'y fait. Par contre, la scie et la perceuse, c'est au dessus de mes forces. On me présente celui qui va former et ça promet d'être coton, dans le genre ultra irritable, j'en ai pas rencontré beaucoup de ce calibre. Donc, je dois apprendre mon taf en posant le moins de questions possibles. On va voir. (Pour contrebalancer, j'en ai rencontré aujourd'hui un autre, qui du coup m'apprend tout dans les moindres détails, il a même tenu à me montrer comment on changeait un sac poubelle... J'ai bien essayé de lui faire comprendre que c'était là une technologie à laquelle j'avais eu l'inestimable chance d'être familiarisé, et ce, en province, mais non, il voulait me montrer...).

Après, pour le fun, j'ai perdu ma carte bancaire dans Paris. Le soir mort de rire à la caisse du supermarché "oh ben écoutez c'est con, je l'avait ce midi et..." bref le truc super. D'autant plus que j'avais plein de frais cette semaine. Conséquences, je vais arriver sapé comme un pingouin au mariage de ce week-end, payer le train les yeux de la tête, déja que je hais les mariages... Je serais tenté de dire youpi et en même temps pas tant que ça.

Posté par szuip à 22:09 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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