14 juin 2007
Métamorphoses
Suite à une après-midi à la plage, j'ai muté en homme merguez rouge vif. Genre presque touriste allemand, à tel point que si j'étais grand, blond aux yeux bleu, et que je parlais en allemand, on pourrais s'y méprendre. Grâce à dieu, je suis un post-nain brun aux yeux verts qui parle un français approximatif, ce qui fait de moi pas un allemand, aussi vrai que les russes s'appellent Popof et les anglais Smith. Donc je suis rouge. J'ai qu'un mois de vacance donc faut que je cuise dès maintenant puisque dès le début juillet, c'est mort. Je retourne de nouveau vers la capitale pour bosser dans le zopital où j'ai fait mes armes et qui, d'ici peu, ça ne fait aucun doute, portera mon nom. Me revoila brancardier pour quelques mois et plus si affinité. Du coup, j'ai passé une visite médicale, genre tu dois allonger 25 euro juste pour un autographe du toubib sur un papier. Sauf qu'il y'avait des tests qui piquent à faire, ce qui fait qu'ajouté au dernier don de sang, j'ai maintenant des avant-bras d'héroïnomane. C'est un style...
J'ai également muté en Saint-Bernard de ces (déliquessentes) dames. Je vous plante le décor. Alesq me dit "ça te branche d'aller voir une merde au ciné ?", ce à quoi je répond par l'affirmative et nous voila parti pour voir Pirate des caraïbes le retour de la vengeance dans le petit cinéma du Bled qui nous a vu grandir. Je me pointe donc au rendez vous. Et je vois Alesq avec des flics et des vieux. Le bled natal... Alesq me dit " On a trouvé cette petite vieille accrochée au feu rouge, elle à l'air un peu désorientée, parle que le portos et c'est pas de la tarte." Pas de la tarte car les schmidts locaux ont à eux deux le Q.I d'un protozoaire. En gros il me suggère de jouer les interprète. èmdéaire (mdr). Il faut savoir qu'avant de me fourvoyer avec un relatif succès en lettres, je m'ai encore plus compromis pendant un an en LEA, année durant laquelle je me suis efforcé de faire semblant d'apprendre des rudiments de portos. Résultat des courses, aujourd'hui, je comprend un ou deux refrain de Chico Buarque et basta. Bref ça risque de pas être facile, mais on peut pas laisser avec les flics sinon il se passera avant qu'elle se soit intégralement décomposée sur place. En même temps, je suis pas en avance et le film va bientôt commencer (il est odieux mais c'est divin !) ... Donc je tente quelque chose
Et là je lui baragouine un truc qui doit ressembler à :
- Hey vieille bitch, file moi du bif' ou les flics vont te péter les dents avant de te raccompagner en charter, vive la France !
- Vous vivre où ?
Et bien sur, elle se lance dans une tirade de mille ans à laquelle je n'entrave rien. Je me démène quand même pour comprendre, et quand je comprends, elle dit un peu tout et son contraire. Enfin elle déja bien du mérite de me comprendre moi la pauvre vieille. Au bout d'un moment :
- Vous avoir famille que moi appeler ?
Là elle me sort son téléphone portable qu'elle sait pas s'en servir et les flics me disent que ouais, elle leur a déja montré tout à l'heure. Même pas eu l'idée d'essayer quelques numéro jusqu'à ce qu'il tombe sur quelqu'un parlant français pour les aider, no comment... Je lui fais cracher le nom de quelqu'un qui parle français, compose le numéro et refile au schmidt la patate chaude. Pas de réseaux, ça coupe. Le flic est complètement destabilisé. La petite vieille sanglotte. Il essaye bien de rappeller mais tombe sur le répondeur et la partie lui semble perdue. Je lui fais connaitre l'existence d'un vieux grimoire miraculeux appellé annuaire téléphonique et c'est la résurection. On réussit de nouveau à joindre le fils de la petite vieille, l'affaire est classée et là c'est carrément la transe napolitaine, le final de Dirty dancing, the time of our lives. Et du coup, ben on se casse regarder notre nanard avec Alesq. Ma place m'est gracieusement offerte par le cinéma.
Morale de l'histoire, j'aurais pas appris trois mots de portos complètement pour rien (je vous laisse décider si ma récompense est d'avoir pu aider la vioque ou d'avoir gagné un ciné gratos ! )
03 juin 2007
Paris est une fête...
ça fait longtemps que je ne vous ai régalé d'un post un tant soit peu pipi-caca digne de ce nom, aussi je répare cette faute.
Il est, assez exceptionellement dans l'existence de moi-je-ego, des moments rares, suspendu hors du temps, où, la tête vide, je me limite à constater qu'en la seconde présente, je me sent incroyablement bien, et que tout est infiniment parfait dans le meilleur des mondes. Dans ce cas, éviter de penser à autre chose et laisser le temps défiler comme si il ne nous concernait pas est le premier réflexe. ça m'est arrivé pas plus tard que cet après-midi. Je larvais de toute mon âme sur un fauteuil, sous un palmier, dans les jardins du Luxembourg. Ouais je sais, la vie ne fait pas de cadeau (mais nom de dieu c'est triste Orly le dimanche etc... ). Bref, j'étais bien, voire au bord de la sieste, quand all of a sudden, j'ai senti un petit ploc au niveau de ma braguette, si ce n'est un splortch. Et mon intellect savait que d'un point de vue purement physiologique, je n'y étais pour rien ! J'ouvre un oeil méfiant... Il s'est avéré que ce moment de fusion totale de mon être avec le cosmos se voyait interrompu par le fait qu'un oiseau venait de me chier allègrement sur la braguette. Et j'ai beau penser à Sénèque, Marc-Aurèle et autres guignols en toge, je ne peux m'empêcher de ressentir une certaine forme de contrariété. Je regarde vers le firmament et sur une branche du palmito se gausse l'ignominieux moineau responsable de tant de haine. Encore heureux que c'était qu'un pauvre moineau, parce que les pigeons parisiens élevés au kebab-frite, le jour où il te te défèquent sur ta race, c'est bien la crampe. Après avoir, avec assez de succès faut reconnaitre, réparé les dégats, tel Acchab, je jure à cette boule de merde volante que je n'aurais de cesse que de la poursuivre à travers les sept mers si il le faut pour la lui faire bouffer sa merde et je me casse du parc vexé comme un pou.
Vous me direz, "c'est pas grave, ça arrive, un jour tu seras un homme mon fils etc..." N'empêche que j'étais pas au bout de mes surprise. Je reprend le métro. Je vous apprend rien en vous disant que le métro parisien sent notoirement la pisse et plein d'autre fragrances chamarrées et chatoyante qui, pour peu que vous partiez bosser au petit matin, accélèrent de façon spectaculaire votre réveil, mort vivant que vous êtes. Du coup, on risque presque de s'habituer à ces odeurs putrides au point de ne plus les distinguer. Mais c'est sans compter sur le sens de la surprise de la capitale de notre beau pays. Deux mecs armés de trompettes font irruption dans le wagon, et se lance dans la mille million de milliardème reprise de "Oh when the saints". Déja en soit... Moi je suis assis sur un strapontin et un des trompetiste (une tête à s'appeller Diego et à avoir de la saint-Maclou sur le torse) est juste à côté de moi. Chaque fois qu'il élève la trompette vers sa bouche, ses aisselles s'ouvrent aux monde et répendent un souffle putrescent des plus sataniques. Mais attention, pas le truc qui te gêne un peu mais bon on va faire rouler. Nan. Un truc carrément effarant de violence comme jamais mon pauvre tarin n'en a affronté, un truc qui fous le tournis et que, soudain croyant, tu te demandes mon dieu pourquoi m'as tu quitté ? Bon trompettiss' cela dit m'enfin ça n'excuse pas tout. Je devance, condamne, et répudie toute éventuelle moquerie de votre part du style "ouais szuip la chochotte machin..." Tel que vous me voyez, j'ai déja conduit des voiture bien remplies où j'étais presque le seul à ne pas gerber et croyez-moi ça demande une certaine capacité de self control et de relativisation.
Sinon, mon dernier concours hier, hében comme les autres, grosse diarrhé en physique, mais beaucoup de moins que d'habitude, un miracle n'est pas impossible, à voir...
01 juin 2007
Péripésiennes parities (ou : pourquoi les contrepets ne marchent pas toujours)
Bon je vais flinguer d'entrée ce suspens torride, depuis la dernière fois, il s'est pas passé grand chose. Que des anecdotes insignifiantes, quoique, si, insignifiantes.
1) Pour la deuxième fois de mon illustre carrière, je me suis fait snober par un clodo. J'étais dans le tromé, le type entre et fait son laïus et demande, au choix de la thune ou un ticket resto ou une clope ou des entrées pour le Queen (ben ouais, c'est paris). Mûe par un élan (le truc avec les cornes, meuwah que chuis drôle) d'altruisme sans équivalent en ce bas monde, je porte la main dans une des trente mille poches de ma toge, et en extirpe un paquet de tabac à rouler dont je taierais la marque tant que chesterfield se refusera à me verser des royalties. Le clodo s'approche de moi, et là je déclame ma tirade :
- Cigarette ?
- Ouais.
- C'est des roulés.
Le mec me regarde même pas et se casse sans autre forme civilités. J'hallucine le sale pauvre ! Quand je pense que j'ai failli le faire profiter des fruits indirects de mon RMI, et ben va griffer les mains de ta mère comme dirait le poète.
Autre chose... Paris is so showbouzness ! Tu rencontre plein de les vedettes. Mon pote Alesq avait vu Michou. Moi j'ai déja vu Gotlib dans un Virgin, mais c'était pas assez inopiné donc ça compte pas Et moi franchement, quand c'est pas assez inopiné, éh ben sans plus. Par contre, une fois en marchant rue Fontaine, je lève les yeux sur une chute de rein boulversante qui ondule avec assurance mais retenue devant mes mirettes esbaudies de vieux varan lubrique, et là ! Qui j'avais devant moi ? Vanessa Demouy. P'tain, c'est hollywood ! Elle rejoignait le théatre bicoz elle était à l'affiche. Et moi, pauvre mortel, je regardais marcher devant moi celle qui a failli incarner Lara Croft en songeant à embrasser une carrière de geek à lunettes avec un pull de merde. Et ben cette semaine encore plus fort, j'ai vu LA star. En remontant la rue blanche, j'ai vu.... Bouzigue ! Nan ? Voyez pas ? Genre dans le Chateau de ma mère c'est le mec qui joue le piquier du canal. Son vrai nom, je sais pas ce que c'est bien sur, vous pensez, j'ai pas que ça à foutre... Mais aux yeux du grand public, eh ben c'est Bouzigue for ever and ever. Du coup, j'ai failli lui dire :
- Hey euh, Bouzigue !
Et pis finalement je me suis dis que c'était pas la peine que je me compromette avec un mec du circuit qu'est pas franchement bankable.
Voila, demain, dernier concours et tout, que trépasse si je fais bli etc...
