Roule...

ldca csm dasmdchaac acm vncx,xoujkxnc xmqcvnoi et franchement, c'est bien fait pour vos gueules !

29 avril 2007

Contre toute attente... (et pas tant que ça)

Des fois ça arrive, on décide de faire un truc complètement dingue et absurde, par une forme soudaine d'inconscience ou de folie. Ainsi, si nos existence étaient soumises au poid écrasant du destin ou d'un déterminisme quelconque, à la question fatidique "Szuip, tu viens frétiller des miches en boite avec nous ? ", j'aurais répondu comme d'habitude " plutôt crever chers congénères alcooliques ". Vous m'accorderez qu'une boite de nuit est tout de même par essence un endroit où, pour des raisons évidentes d'osmose avec l'environement immédiat, il convient d'être éméché si ce n'est ivre mort. Or, en tant qu'intégriste du jus de fruit, n'est-ce pas, bien sur... Et pourtant... J'ai dis "ouais, pourquoi pas après tout, ça va faire dIx ans depuis la seule fois où j'y ai été, c'est une moyenne honnête". Un ange passe (et s'étale la gueule plus loin, terrassé par les haleines chargées de Dégueu Bräu des congénères). On peut considérer cela comme une ouverture au monde ou comme un signe évident de totale décadence. Alesq, fan de Nietzsche fort d'un master de philo, synthétisera la portée métaphysique de cette spirale de merditude par la déclaration suivante " Sarko à l'Elysée, Nantes en D2 et nous en boite de nuit..."

Donc me voila parti pour aller engloutir ma nuit sur les sentiers de la perdition, un club rock situé dans une ancienne zone industrielle nantaise, et qui selon des rumeurs plus ou moins fondées, serait un point de ralliement occasionnel du milieu Nantais. J' ai pas vérifié, mais si on juge à la tête du client (c'est mal, en même temps on passe tous notre temps à ça) et ben ça pourrait être crédible. La faune est assez bigarrée là dedans. On y voit presque rien et pourtant on sait que c'est crado, les fauteuil en peau de fesses de zèbres puent le vieux labrador puceux. Pour moi, l'enjeux de la soirée était de savoir si j'allais me lâcher et rejoindre le dance floor, parce qu'il est pas tout à fait exclu que je soit un peu inhibé comme jeune homme. Ajoutez à cela que je danse comme un fer à repasser et vous avez de bonnes raisons de repartir avec l'odeur de labrador bien imprégnée au froc. Donc le mec inhibé qui a passé la première heure vissé sur un fauteuil puant s'est finalement retrouvé en plein milieu de la piste, faisant furieusement étal de son ridicule, et n'en ayant, pour une fois, absolument rien à carrer. J'ai même swingué avec de parfaits inconnus, sans pour autant leur adresser la parole, faut pas déconner quand même. J'ai quand même du repousser les avances d'un grand machin complètement perché qui tentait sa chance avec tout ce qui passait sans discrimination aucune liée au sexe. Alors que j'étais en train d'éxécuter la spéciale Samy Davis Junior, un videur est arrivé, a choppé D par le col et l'a virée. En sois, y'a là rien d'exubérant puisque je crois pas que D ait passé un seul soirée dans une boite sans se faire virer, souvent à juste titre. Mais là, je l'avais sous les yeux depuis un moment et franchement, je comprend pas le motif. Le sang de S ne fait qu'un tour, il les suit et entame un harcèlement en règle du videur ce qui au bout de dix minute lui vaut le privilège de se faire sortir manu militari également. J'ai courageusement décidé de respecter la décision du videur et de rester avec ceux de mes collègues qui sont pas du genre à se faire sortir. Surtout que les deux autres zouaves ont finit par re rentrer en fraudes par l'arrière cour. S'en est suivi une chasse à l'homme dont les collègues sont sortis de peu victorieux, enfin heureusement quand même pour eux que les videurs de cette boite sont pas des S.S. Je traîne dehors une heure et je rentre de nouveaux. La piste est peuplé d'une foule de zombies un peu hagard, plus ou moins fatigués et/ou drogués qui à défaut de danser secouent les épaules comme les mômes enfermés dans les orphelinats roumains. ça fleure bon la névrose et l'abrutissement. J'avais presque oublié que c'est pas mal ça une boite de nuit. Faut dire que c'était pas une boite UMP. Cela dit, qu'on vienne en costard ou en tongue, je suppose que la quête est sensiblement la même : du cul, du bruit et du vide.

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27 avril 2007

Pfffff...

PS : Le dernier Nine Inch Nails Year zero est une tuerie et le future Tori Amos a l'air bath (relent has been d'argot 50's, ça arrive... Non ? Ah.)

Donc ce soir là, l'amigo fêtait ses 25 ans, et c'était costumé. Comprenez, que ça faisait une sacré bande de branque dans le jardin. Le thème, c'était la lettre S. Donc y'avait un Superdupont, un suicidé, Satan, une schizophrène, un ségolène, un sapin, un sac poubelle, j'en passe et des pires. Moi j'étais en shériff, parce que Sarkozy est mon pigmalion (doit y avoir un y queq'part dans le bordel mais je sais pu où). La vérité c'est que j'avais pas un costume digne de ce nom. Du coup, après avoir écumé le grenier et retrouvé un vieux flingue en plastoque, je me suis résigner à concocter un authentique costume de Shéraf en carton. Bref, j'arrive à un truc qui fera illusion et je me barre. La soirée avance tranquillement. Rien de grave. Mais soudain débarque un savant fou et une secrétaire. La secrétaire, là, la jolie à se pendre, je vous en ai déja vaguement parlé dans un post précédent. Ouais, la copine d'un pote avec qui j'avais passé la soirée à causer dans un rad, même que je m'étais barré en me disant putain la vie est mal faite. Voila... Alors un instinct de sagesse millénaire d'ermite aphasique me fait dire aussitôt "Ok, pas de soucis, ce que je vais faire, c'est qu'on va pas prendre de risque et je vais t'éviter toute la soirée." Dans cet exercice j'ai été assez brillant. Et pis un moment, alors que j'étais intégralement occupé à rien, et ben je me retourne et paf le chien, me v'la face à elle. Gloups. Y'a eu comme un moment de flottement (...). Donc à partir de là, forcément on est pas des bêtes, je lui ai arraché ses fringues et fait l'amour bestialement à même le carrelage en poussant des cris d'orang-outang lubrique on a discuté comme des gens respectables que nous sommes. Et pour les deux heures qui ont suivi jusqu'à ce que mon instinct me dise qu'il fallait rentrer, on est resté dans un coin sans adresser la parole à personne d'autre (...). Résultat, le diagnostic de la dernière fois se confirme. A noter que le boyfriend se casse pour un tour du globe de trois ans en bateau . Ce qui implique l'éclatement, non pas de l'union soviétique, mais de la leur à plus ou moins court terme (...). Voila, voila. Entre les yeux noirs de cette demoiselle dont j'ai une fois de plus oublié l'impossible prénom et des séance de vomi entre deux vagues de quinzes mètres au milieu de l'Atlantique, mon coeur à moi ne balancerait pas longtemps. Enfin bon, contre un voyage dans la Creuse, là par contre... Bref, me v'la avec ces informations sous les bras, qui additionnés à mes capacités scénaristique digne du gros naze diplomé de Scrubs (incarné par je sais plus son nom, et ça il fallait le dire), et ben me v'la partit pour pas mal cogiter dans quelle étagère. Bref, j'ai fini par me casser. Moi je suis le genre de mec qui se barre d'une soirée sans dire au revoir. D'abord parce que vu la quantité de crevards au mètre carré, leur incapacité passé une certaine heure à tenir même la plus élémentaire des conversations, ça prendrais des heure et y'en a toujours un dans le tas, qui veut te retenir ou même te rouler une pelle parce qu'il s'est mis dans la tête que tu refuses de le croire quand il te rote au pif que t'es un méga pote et qu'il te kiffe. Et puis merde, on va pas se battre pour dire au revoir, parce que le pire c'est qu'ils sont pas très attentif et pour un au revoir, tu te prends 4 ou 5 vent au préalable, mais après, ils te lachent plus. Quand je suis de grande humeur, je préviens et j'illustre d'un signe de main, "bon je me casse, so long les trouduc' " et y'en a rarement plus de deux ou trois qui réagissent. Donc là pareil, après avoir récupéré deux ou trois affaires (mon colt en plastique et le chapeau de feu mémé Henriette en guise de Stetson ) je réapparais dans le cadre de la porte pour l'adieu aux armes. Trop de monde là dedans. Je feinds le salut général de la main, pour la forme. Je ne capte qu'un regard et je le capte immédiatement, échange de sourire savament dosés (...). Bon bah nous v'la bien.

Je sais pas ce qui va se passer, parce que ça s'annonce un peu bancaux cette affaire. C'est con, juste au moment où je deviens un nanti (RMI, mon amour). Ben oui, les femmes sont vénales alors maintenant que je suis un rupin, ça va défiler ! Pour équilibrer faudrait que je dise un truc de mal sur les hommes. Donc... je vais être injuste parce que c'est tellement bon.

Pour conclure (comme quoi, des fois ça arrive !) , je cite Musset qui fait dire à ce baltringue de Perdican dans On ne badine pas avec l'amour (Acte II, sc 5) :

"Tous les hommes sont des gros fennecs putrides, des chaberts infects qui se paluchent grave; toutes les femmes sont des truitasses avides, des tasp qui potinent dans le dos, mais faut avouer, ces deux là dans un plumard, hé ben attention les draps mon pote ! "

(Oui, lui il le dit mieux, mais moi je le cite de mémoire)

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21 avril 2007

nan...

Pas plus tard qu'hier soir, j'ai été voir une drôlesse de mes connaissances au théatre Universitaire, dans lequel je n'avais pas mis les pieds depuis Vercingétorix, soit, un certain temps. C'était bien (de toute façon, moi le théatre j'y connais rien donc je sors rarement déçu ! ). Après ça je devais rejoindre mon cousin et Saddam sa dame qui voulaient m'offrir le resto bicoz que je les avais aidé dans le rapatriement sanitaire déménagement qui devait les ramener dans leur cher 44 après près de deux ans à Mantes-la-Jolie, ce qui était bien mais pas top. Donc moi je m'attendais à un petit resto normal genre fuck you l'hygiène, même pas mal, et quelle ne fut pas ma surprise. J'arrive devant les lieux du crime et je me félicite aussitôt de ne pas m'être habillé en Moldave ce jour là. Un peu beaucoup classe le truc, genre on va me faire une scène si je me mouche dans la nappe. Je rentre quand même. J'en veux pour preuve de ma surprise que ma main au lieu de se poser sur la poignée, s'est élevée à hauteur du carreau dans l'intention de frapper histoire d'être sur qu'on me dise de rentrer. Bonjour, bonjour, désolé pour le retard, pas de place pour se garer, ouais j'ai couru, je me suis dit que ce serait plus festif de sentir la transpi en arrivant. Un menu coutait au moins six unités au cour du kebab frite à Wall-Street. Et ils me disent "Vas-y, fais toi plaisir !" Les cons ! Le truc à pas me dire ! Encore heureux pour eux que je sois pas trop pinardophile parce que la douloureuse n'aurait jamais su bien porté son nom. En tout cas, par altruisme, je m'efforce de pas être contrariant donc, j'ai fait un repas digne de Jehovah (cf: La vie de Bryan). Cela dit, je dois reconnaitre que j'étais pas forcément monstrueusement à l'aise. C'est pas que je sois la quintessence du prolétaire écrasé de complexes mais mon modeste parcours m'a pas habitué à avoir aux basques des serveurs (trop) poli et corsetés dans un rôle de subalterne qui obéissent quand on claque des doigt, le tout dans sous les rires des voisins qui à une table frémissent des sphincters en évoquant un trait d'esprit de Proust et à une autre, dialogue de bon aloi entre juristes, chirurgiens, et entrepreneurs. Mais eux m'en fous, à la limite, je leur pisse cordialement à la raie et on se quitte bon copains. Moi c'est surtout par rapport au serveur que j'étais mal à l'aise. J'aime pas particulièrement sentir que je suis mis en position de dominant. J'avais envie de lui dire " t'inquiète man, pas de chichi avec wam, moi aussi ch'uis un crevard !" . Il m'aurait peut-être objecté, un peu offusqué "pardon monsieur, mais je ne suis pas, comme vous dites, un crevard ! ". Et j'aurais été tenter de le convaincre "ah si si ! J'te jure que t'es un crevard si tu regardes bien ! Mais y' a pas de mal à ça". Du coup il se serait vexé, et moi interloqué par tant d'incohérence, j'aurais songé "ça m'apprendra à être gentil avec les larbins ! " . Tout ça c'est une question de vocabulaire, comme toujours. Remplacez crevard par "honnête citoyen qui lutte pour vivre dignement dans ce monde brutale balayé par des bourrasques de froides et cruelles désillusions sociales" et le mec n'aurait pas pinaillé de la sorte. Du coup, je dis crevard, ça va plus vite et ça ressemble plus à la vérité. La question se pose donc, la forme a-t-elle une réelle incidence sur le fond ? Vous répondrez à cette question dans un développement en trois parties en vous appuyant sur les auteurs au programme ( Jackie Sardou, Lautréamont, et moi même).

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16 avril 2007

Oui, plutôt oui...

Bon alors, loin de moi l'idée de me lancer dans la rédaction d'un post alors que j'ai strictement rien à dire, vous commencez à me connaître et vous savez ô combien que c'est pas le genre de la maison. Donc je vais disserter sur un sujet crucial entre tous, la pluie et le beau temps, parce que 'a pu d'saisons ma pauvre dame ! Il fait beau et chaud et c'est boulversant ! Et qu'est-ce qu'on fait par un temps pareil quand comme votre serviteur on habite à trente bornes seulement de la mer ? Et bien on se contente d'aller bachoter de la science physique dans son jardin bicoz les concours approchent. Malgré la perte de contrôle provoquée par cette situation des plus euphorisantes, un constat implacable et cartésien s'impose à moi, il semblerait que la misère physique serait moins pénible au soleil, comme quoi Aznavour est grand (comme quoi, nan, en fait ça marche pas). Nan mais dans le fond (exclusivement), réviser c'est génial et puis de toute façon je sais pas nager, et la mer c'est mouillé et t'as toujours des môme qui t'envoie dans la gueule un ballon ou du sable (par môme, j'entend de 0 à 25 ans), et puis y'a aussi toujours un sale jeune trop bronzé genre étudiant bac+18 (mais science humaine, la lie de la condition estudiante) qui passe toute les deux minutes te proposer des chouchou, qu'en vend pas et qui déprimé, s'en boulotte la moitié sans conviction. Qu'est-ce tu as d'autre ? Tu as le jeune couple, qui fait montre d'une facheuse tendance à omettre qu'ils ne sont pas seuls au monde sur cette plage et qui sur l'initiative de mademoiselle, s'arrête in extremis à l'entame de la brouette javanaise, position conseillée par Gilbert, le pote et mentor de la COGIP, celui qui bosse au planning et qui s'est lancé dans les film amateurs avec sa bourgeoise. Tu as aussi les pauvres gros que ça complexe et qui restent tout habillé malgré l'ignominieux soleil de plomb, que c'est à fendre le coeur tant de souffrance. T'as aussi ceux qui se cachent pas et du coup, bin il arrive que ça pique un peu les yeux. Et puis tu regardes les gens, et tous se sont fait faire le même tatouage, bracelet tribale au biceps pour les messieurs, autre conneries tribale juste au dessus du capitale symbolique pour les demoiselles, ou pire, la petite paire d'ailes d'anges dans le dos. Heureusement y'a des méduses.

Donc, tant pis pour la plage. Il me faut néanmoins renoncer aux impudiques bienfaitrices et aux gros moustachus endormis profondément par le pastaga qu'on peut leur dessiner des bites à la crème solaire dans le dos qui laisseront de magnifiques esquisses blanches sur fond écarlate.

De toute façon, les vacances, il sembleraient bien que cette année, je puisse me les mettre derrière l'oreille (comment ça la place est prise ?). Normalement, et si la dégénéré des ressources humaines de l'hosto concerné est touché par la grâce, je retourne brancarder corps et âme dans mon spot de région parisienne. Donc au lieu des magnifiques fesses rebondies qui peupleront les plages, je verrais de escarres et des tétra par milliers. Bon... ça devrait permettre de contenir la suite logique, été/hormones-en-folies/rut/frustration(s). Et pourtant... je me suis déja remis à écouter du faux punk californien de boutonneux (genre Goo Goo Dolls, Boxcar Racer. Ouais, ben m'en fous, on se connait pas, j'assume), ce qui est symptôme évident du bourgeonnement de mes instincts primaires.

Un matin, je me lèverais, et il fera beau

Abel Chemoul.

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09 avril 2007

Les crooners, c'est bien, mangez-en !

James_unter

C'est pas beau cette classe, ce swing et ces litres de gomina ?

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08 avril 2007

De la liquéfaction d'une chomeuse.

L'autre jour, je me lève (déja ça commence mal ! ) pour aller, et ce à l'heure où blanchit la campagne, assister pour la troisième fois de mon irrésistible carrière à une réunion de présentation des services ANPE. Je cherche pas tant du boulot que des financements pour ma formation mais je vous épargne les détails bicoz c'est chiant, et en plus, c'est chiant.Pour ceux qui n'ont jamais eu l'innénarable privilège d'assister à ce type de réjouissances, il s'agit de réunir du chomeur dans une pièce calfeutrée avec pas d'issues et un vigil armé d'un M-16 à l'unique porte ( si, si, j'vous jure). Ensuite, on sort un rétroprojecteur, et infiniment lentement se succèdent les transparents qui vous expose les contraintes et obligation assorties à votre nouvelle condition. Et on lit tout ça au ralentit, à voix haute. Je suppose que c'est pour épargner à d'éventuels illettrés d' avoir à signaler leur problème en public, ce qui est louable. Du coup pour ceux qui savent lire, ça avance pas, voire ça fait intégralement chier. Alors bon, on s'est farci tout ça. Vient ensuite le moment où chacun son tour, la vermine rémiste doit annoncer ses projets, retracer vaguement son parcours. Sert à rien ça aussi d'ailleurs. Bref, on arrive à une fille qui devait être légèrement plus jeune que moi. Je l'avais déja repéré parce qu'elle était arrivé en marchant lentement comme pour masquer une furieuse tendance à boiter. Bref, je sais plus comment on en arrive là, mais elle explique maintenant qu'elle s'est pété le coccis (sais pu comment ça s'écrit. Coxis ?) deux jours plus tôt. C'est là que l'intervenante, qui n'est autre que la mère d'une copine, et qui n'en est pas moins, on le sait de longue date, un peu une conne, a entrepris sans s'en rendre compte la démolition psychologique de la pauvre apprenti postière au fondement bousillé.

" Ah le coccis ? Pfou ! M'en parlez pas ! Moi aussi, je me le suis pété y'a des années de ça ! Bonjours les souffrances, et pis faut voir le temps que ça met à se réparer, c'est in-ter-mi-nable ! "

Premier sourire angoissé de la chomeuse qui semble être exposé à cette donnée pour la première fois.

" ça vous est arrivé comment ?... Une chute de roller ? Ouais... L'accident stupide quoi ! Surtout quand on sait qu'on en garde des séquelles toute sa vie ! Enfin bon, on choisit pas hein ?"

Broken bottom rougit et semble s'enfoncer dans le sol à chaque mot de son interlocutrice.

" Vous allez voir, après ça vous fait le coccis en hameçon, enfin bon vous verrez bien, revenons à nos moutons."

Ne reste plus de la postière qu'une petite flaque sur la chaise. Elle a bien fait de venir. Tout le long, j'étais partagé entre la tentation de rire devant tant de maladresse étalé devant mes yeux ébahis, et la tentation de lui claquer le beignet tellement la pauvre meuf avait l'air traumatisé par ce qu'elle entendait. Je pense pas qu'elle ai dit tout ça par méchanceté. C'est juste ( à mon avis) ce truc vieux comme le monde des gens qui adorent expliquer combien ils en ont bavé et faire autorité sur un sujet que leur ignorant d'interlocuteur ne maitrise pas autant. J'ai hésité à lui faire croire que j'avais une chaude-pisse ou des incontinences pour voire si ele maitrisait bien le sujet et puis forcément, l'éternel différence entre ce qui vous vient à l'esprit et ce que vous faites, et ben je l'ai pas fait.

Le soir, j'avais besoin de m'aérer, de me détendre un peu. En fan intégriste de Forrest Whitaker, j'ai donc enfin été voir Le dernier roi d'Ecosse, ce qui stratégiquement est discutable point de vue relaxation. Performances d'acteurs magistrales mais histoire énervante, le personnage du petit docteur blanc est tellement crétin que rapidement, je fus ( oui, ne vous déplaise, je fus) obnubilé par le désir intense de le gifler. Enfin bon, ça m'a permit de me mettre un peu à jour ( assez superficiellement faut admettre) sur l'histoire de l'Ouganda et d'Amin Dada qui, je l'avoue, n'était pas un domaine dans lequel je me montrais d'une pertinence ébourrifante jusqu'à l'hirsute. Mais maintenant, je maitrise les grands enjeux (Amin Dada, c'est mal). C'est peut-être là que le film pêche un peu, tellement axé sur la relation toubib/dictateur qu'on reste un peu sur sa faim en ce qui concerne les "subtilités" de la politique de l'autre furibard. Alors évidement c'est un parti pris pour que le regard du spectateur sur Amin évolue au rythme de celui du toubib, le problème est qu'on sait, nous, dès le départ qu'il s'agit de quelqu'un de pas très fréquentable. Du coup, ça me parait un brin factice, voire complètement glucose. Je comprend donc pas pourquoi les studios ne m'ont pas appelé pour réaliser ce projet dont j'aurais fait un authentique chef-d'oeuvre, j'ai beau me creuser la tête, je vois pas (peut-être qu'ils ont appellé quand j'étais à la réunion ANPE ?.. Caramba ! Encore raté ! ). Enfin moi je dis ça, en même temps, force m'est de reconnaitre le succès énormissime de cette production puisqu'on était pas moins de trois spectateurs dans la salle. Oui ben si vous aviez une idée de ce qu'est le bled de psychomoteurs dans lequel j'habite, vous vous diriez, ouais, trois c'est carrément énorme (sa mère (la pute(ce post n'était jusque là pas assez ordurier à mon gout))).

Et c'est tout ce que j'ai à dire là-dessus.

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02 avril 2007

Back in town ( mais intégralement naze )

Bon, je retrouve enfin le net après une longue semaine de sevrage. Une fois de plus ( et pour la der’ des der’ si j’en crois les conneries que j’avance) j’ai passé une semaine à compter de la merde dans des supermarché de merde au quatre coin de l’ouest merdeux d’une France que je dirais enquiquinante ( comprenez : de merde). Le premier jour je débarque et je demande où ça se passe. On me répond en Vendée. QUOI !!! NAN MAIS çA VA PAS ?! (Kingleon, si tu lis ces lignes, je te les dédicace) Le lendemain je remet ça et on me dit que ça se passe à Brest. On a fait les vendéen maintenant c'est au tour des alcooliques. Génial... et ainsi de suite dans d'autre bled. Si j'en crois mon expérience, l'ouest de la France, c'est de un réseau d'autoroute qui relie des grandes surfaces. J'ai rencontré plein de gens. Dont un specimen curieux de demoiselle qui m'a confié, et ce au bout de notre troisième minute seulement de conversation qu'elle bossait tellement ces derniers temps qu'elle avait plus le temps de de se plonger dans le stupre et que le Jule se voyait contraint de passer en mode manuel ce qui ne faisait que l'aigrir que d'avantage, lui qu'elle a cocufié deux fois en un an de concubinage. Enchanté mademoiselle, ah ! Excusez moi, je crois qu'on m'appelle.

Sinon, à Nantes c’était le carnavalum, y’avait des chiards partout, j’en ai encore des bouts sous mes chaussures. Chiards escortés de leurs mères bien surs, qui prenaient subrepticement le contrôle de la ville et se comportait comme des cailleras. Toi, tu es dans le tram’, tu tires la gueule parce que tu pars te la faire exploiter, tout va bien dans le meilleur des monde. La horde de gorgones avec toute leur smala en guise de serpents sur la tête. Les mère- louves jouent des coudes et de la poussette pour raser tout ce qui se met en travers de leur route. Non j'éxagère pas, de l’aveux de sa propre mère, Clémence-Aude était « passablement turbulente » ce jour-là. La p'tite conne... Les mômes ça fait du bruit, c'est sale et ça connait pas les bonnes manières. On va me dire, oui mais les mômes c'est adorable et c'est marrant. Et force m'est d'admettre qu'au moment ou Clémence-Aude s'est viandé la gueule à mes pied parce que le tram a pilé, elle m'a bien fait poiler.

Autre anecdote, je suis allé visiter les château des Ducs qu’ils nous l’on refait tout neuf. Et là, en terrasse, je vois une bande demoiselles et zaux braillards, genre une vingtaine d’année, djeunz’ super décoratifs, photos en cascades tout. Je passe mon chemin en me disant que ça à l’air d’un convoi Erasmus qui fête quelque chose alors je visite le château ce dont on se fout pas mal en fait et je ressors et là mon sang ne fait qu’un tour ( façon de parler). Je me dis que le grand black là-bas, il ressemble vachement au mec de la star Ac’, et l’autre, la meuf d’à côté au genre indien aussi, et la naine… Ah ben, c’est eux ! Enorme ! Bon. C’est là que mon bracelet de montre a pété. Et c’est une émotion autrement plus bouleversante que de voir la Star Ac’ en vrai. Suis partit me coucher une heure avant de repartir au taf

P'tain c'est un peu creux ça comme post ma parole ! Bon je ferais mieux la prochaine fois (p'têt plutôt celle d'après) ce soir je suis trop naze. Mais si vous êtes sage, je vous raconterais l'histoire du zero (nb : ceci est une ref à un film et non pas l'annonce d'un projet autobiografik, fuck you l'orthograf, je sui un méga dingo wam)

truc qu' rien à voir (c'est juste que les binettes me fascinent complètement):

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Posté par szuip à 22:42 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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