Roule...

ldca csm dasmdchaac acm vncx,xoujkxnc xmqcvnoi et franchement, c'est bien fait pour vos gueules !

23 mars 2007

Ma vie, mon (hors-d')oeuvre.

Bon alors je crois que cette note va être bordélique et que je vais balancer les trucs comme ils me viennent parce que n'est-ce pas je suis complètement schlass après avoir tapé une heure de street-ball avec de parfaits inconnus collègue de boulot d'un pote infirmier. Je sais même pas ce que je vais raconter, vais taper sur les touches, on verra ce qu'il se passe. D'ailleurs (rien à voir mais un peu qd même) y'avait une meuf au sketba qui dès qu'elle tirait, éh ben ça rentrait, mais un truc effarant, voire limite effarant, voire complètement effarant, surtout qu'elle faisait un mètre vingt. Limite j'ai été obligé de lui péter la cheville pour qu'on évite la défroquée. J'en ai bien chié même si je faisais quand même des poses cigarettes pour tenir le coup. Moi j'ai renoncé à devenir Michael Jordan quand j'ai eu treize ans et que je me suis rendu compte que je n'étais pas noir. Pas brillant du coup les retrouvailles avec le ballon après quatorze années de séparation. Le jour où il m'est apparu clair que je n'enflammerais pas les parquets de NBA, il a fallu que je songe à ma reconversion. C'est comme ça que modestement j'ai formé le projet de devenir Kurt Cobain, quoique c'était pas non plus un mega guitariste de ouf, mais en même temps ça m'arrangeait. En attendant d'avoir ma première vrai guitare (une merde innomable mais j'aimais bien la couleur) eh ben j'en ai bricolé une à partir d'une raquette de badminton qui traînait par là et dans ma chambre musique à donf, je yaourtais les plus grand solos de l'histoire du rock.

Avec les potos, on a donc fondé notre propre groupe de rock guitare/basse/batterie pas de chanteur. Sauf qu'on était trop des fumistes invertébrés. On jouait une demi-heure et après on fumait de la drogue et après on avait des réflexion vachement intense comme vous pouvez l'imaginer "nan, mais la révolution, c'est la seule solution..." - "oh ouaaiiiiis, t'as trop grave raison chanmé ! " On a jamais eu plus d'un titre et demi à notre répertoire. Alors on le jouait en boucle. "Killing in the name" de rage against the machine. Même qu'à la fin, on le jouait vachement bien (tu m'étonnes, à jouer presque que ça pendant 4 ans ! ). Mais en arrivant au lycée je me suis rendu compte que j'étais pas assez américain et héroïnoman pour devenir Kurt Cobain. Et juste au même moment je découvre Mano Solo. "Les années sombres", en boucle. Nouvelle révélation, j'ai trouvé ma voie, je serais dépressif. Non, j'déconne et en même temps pas tant que ça. ça a quand même été le début de ma période gloomy dont j'ai mis bien longtemps à me débarrasser, un peu plus d'un an maintenant. Mais au lycée, je suis encore coincé dans ce groupe de rock qu'on lui a jamais donné de nom, trop la flemme. Tiens, ça aurait été pas mal comme nom ça ! Quelques désillusions amoureuses, crises d'angoisse et bac plus loin (inutile d'ajouter que j'ai pas kiffé le lycée des masses des masses ) s'annonce un nouvel horizon, la fac. Je m'égare un an en L.E.A pour faire style je vais faire en sorte d'avoir un job plus tard. Pas mon truc en fait, scolairement comme socialement, il ne me reste rien de cette année. Un groupe de chanson démarre, et ça déconne plus, compositions, concert et tout. Mais je m'inscris en lettre et je muris déja le projet de devenir Céline. Le groupe continue son chemin. Plus haut fait d'arme, avoir joué dans un festi au côté d'Hightone et du Peuple de l'Herbe. Plus grosse déchire : une fois, dans un bar bien rempli, on a tellement joué comme des chèvres que le bar s'est vidé en une demi-heure, y compris les plus indécrottables arsouilles qu'on ai vu de mémoire d'homme dans le 44, mais paradoxalement, j'en garde un souvenir génial ! Bon, en tout cas le temps passe et v'la t'y pas qu'on me colle une licence de lettres dans les pinces et que je décide qu'il suffit, que le marché du travail ne peu plus se passer de moi. X lettres de refus, des stages à la con, plus de modèles et aucune confiance en rien plus tard, je me retrouve brancardier et timidement, je sors la tête de l'eau, redécouvrant ainsi comment que c'est quand on respire. Il m'en aura fallu du temps pour enfin capter que le mieux, c'est encore de s'efforcer de devenir soi-même.

Là vous vous dites "c'est quoi ce post de merde, va p'têt falloir qu'il arrête de se paluch' à raconter sa life l'autre zig !" (oui ben avec vos mots à vous). Sachez d'abord d'une part que le travail manuel est respectable, et d'autre part, ce modeste bilan n'arrive pas par hasard. Il se trouve qu'aujourd'hui, j'ai fini d'avaler tout ces putains de cours scientifique. Final en apothéose sur l'électro-magnétique. Et je repense avec émotion au moment où découvrant la première leçon, je songeais que jamais je ne viendrais à bout de ce dantesque merdier. Le vrai truc que j'aurais appris et que je risque plus d'oublier, c'est qu'on en a toujours beaucoup plus dans le ventre qu'on ne s'accorde à le croire ( oui, ça sonne pompeux mais j'y peux rien, je le crois sincèrement ). Reste encore l'épreuve du feu, mais j'ai presque hâte d'en découdre. Ce soir j'ai l'âme du warrior ! Je vais donc me faire une tisane de mémé et me coucher. P'tain pourquoi ch'ui euphorique comme ça ?  Bah, mettons ça à profit c'est pas tous les jours. Alors vous là, oui vous, les quelques personnes qui lisez ce blog, bloggeurs et euses, et ben vous me faites rire avec vos conneries et comme j'ai expliqué précédemment j'aime bien l'humour parce que ça me fait rigoler alors je vous aime (vous inquiétez pas, ce genre de débordement est franchement exceptionnel ! ) 

PS : ... Ben nan, finalement, rien. Autant pour moi.

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17 mars 2007

J'étais un peu naze ce jour là. La veille j'avais été au don de sang alors que j'étais moitié pas bien genre crise de foie, ce qui une fois de plus, est discutable du point de vue stratégie. Le vampire L'infirmier était une espèce de docteur Mabuse un peu suspect de 2 mètres avec la tronche de Corbier mais encore plus wild au niveau pileux et des lunettes. Alors il a choppé la veine dès la première tentative bien sur, mais forcément, si tu empales le bras, t'as de bonnes chance de tomber tôt ou tard sur une veine. Il avait l'air du mec un brin agoraphobe, disait pas un mot, du coup j'ai essayé de causer le bout de gras pour le dérider. Déja, si c'est dans ce sens là que ça se passe c'est pas bon signe, mais passons. Donc voici à peu près à quoi ça a ressemblé :

Lui - Ne regardez pas l'aiguille. Zgrjmdan.

Moi - Si,si. Faut que je m'habitue, je compte bosser dans le médicale.

Lui - Bon... Jkrimf.

Là, il approche l'aiguille et je réalise que c'est sensiblement plus fat que ce que je croyais.

Lui - 'y vais...

L'aiguille s'enfonce d'un bon mètre cinquante dans la barback. Mon visage fait étal de toute son expressivité.

Lui - Giglvlszx. Je l'ai...

Moi - Tu m'étonnes !

Silence...

Moi - Voila, voila... Sinon, vous utilisez quoi comme rasoir ?

Lui - Bzört grumiztroflaksza

Moi - Ah... C'est tchèque ça, non ?

Lui (après trente seconde de scotchage du coin supérieur droit de ses montures, toujours sur son nez) - Bzört !

Je lâche l'affaire. Donc avec un peu de bol je finirais par tomber dans les pommes. Ben même pas. Et suis rentré à pattes tout faiblard dans la nuit noir, dans le brouillard, dans le blizzard, il faisait un froid de canard (note pour plus tard : ne pas utiliser ce genre de réplique réservées à l'usage des gens dont c'est le métier ). Enfin, bref tout ça pour revenir au moment décrit au début de ce post où je me lève, et je te bouscule (facile), et tu ne te réveille pas parce que tu es un oreiller et qu'il y a pas de raisons. Un thé, une cigarette et je pars m'inscrire au RMI, même qu'il paraît que tu serais même pas obligé de faire des études longues pour y avoir droit !!! La-bas, j'apprend qu'il faut d'abord que pour la quatrième fois de mon irrésistible ascension professionnelle, il faut d'abord que je m'inscrive aux assedic pour avoir le document prouvant qu'il veulent pas me donner d'argent afin de pouvoir enfin faire ma demande de RMI. Je suis complètement jouasse, je dois donc m'inscrire à ce truc qui sert à rien, actualiser mon statut chaque mois, allez à des réunions à la con, pour rien toucher si ce n'est le droit de poser une demande de dossier RMI. Et faut savoir aussi entre temps, on m'a fait poireauter dans la salle d'attente presque assez de temps pour que j'ai le temps de relire un exemplaire de Candide qui traînait miraculeusement dans la salle d'attente (miracle très relatif dans la mesure ou Voltaire m'emmerde). Donc je vais aux assedic pour la fameuse inscription inutile. On me dit que c'est génial que j'ai même pas à me bouger maintenant tout se passe par téléphone et on me done le numéro. Je rentre au bercail j'appel et on me dit " Ah oui mais là c'est trop le bronx, l'informatique est niquée donc ce que vous allez faire c'est que vous allez prendre rendez vous avec votre assedic pour qu'il vous fassent une inscription manuelle." C'est vrai pourquoi se contenter d'un seul déplacement quand on peut en faire 3, 4, et plus encore ? Là j'attend la suite du péplum. Il est pas exclu que ça se finisse dans une province obscure de Corée du Nord, avec moi transportant des documents secret desquels dépendent, si ce n'est l'avenir du monde, celui de mon RMI. Sinon ces derniers temps, j'ai planté un arbre, repris deux fois des patates, et rangé le quart Nord-Est de ma grotte avant de chopper la flemme de faire le reste.

Voila et vu que le dernier post était modérément jovial, je me rattrape en filant un lien ici vers un site à l'humour ô combien subtile (rubrique hommes/femmes assez réjouissante ! ) et vous laisse sur cette réflexion d'une profondeur abyssale directement extraite d'un sketsch de Didier Bénureau il me semble :

" Moi, j'aime bien l'humour parce que ça m'fait rigoler."

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12 mars 2007

Sur la route...

Il fait beau en ce moment. La vie continue. Faut croire. La journée s'annonçait neutre à souhait, si ce n'est que je devais passer à la mission locale pour débattre des modalités de financement de ma formation. J'avais oublié qu' 25 ans, on devient un nanti, et qu'on peut bénéficier du RMI. J'allais donc vers ce destin princier temporaire. En passant devant l'église, un corbillard, des gens, qui attendaient la fin de la messe pour qu'un cortège se forme. Le mec qui a passé l'arme à gauche avait 25 ans. Je le connaissais pas personellement, même si son nom m'était familier. Impossible de lui donner un visage. Alors forcément parmi tous ces gens que j'ai croisé sur la place, il y avait du monde que je connaissais, les yeux rougis rivés à la pointe de leurs godasses. Certains m'ont remarqué, je n'allais pas les voir, ils ne venaient pas me chercher, personne ne tenant à tailler une bavette, surtout eux. Pourtant, un vieux camarade de lycée s'est mis sur ma route. Je ne sais pas comment commencer une conversation sans demander machinalement "ça va ?", alors j'ai attendu que ce soit lui qui commence. Il m'a raconté qu'il connaissait bien le type, sans s'étendre, en essayant de contenir les tremblements de ses mains pour parvenir à allumer sa clope. Ce qu'il nota à haute voix en affichant un petit sourire trouble entre l'amusement et la gêne. Aligna quelques phrases, s'interrompant ou toussant quand la voix se faisait chevrotante. Pour s'en sortir, il me demande ce que je deviens. Je le débarasse de cette parole qui l'encombre. Je me doute bien qu'il ne se soucie pas vraiment de mes petites tribulations, alors j'aligne quelques news périmée qu'il fait semblant d'écouter pendant qu'il s'efforce de se recomposer. Histoire de faire bonne figure, de se contenir, comme n'importe quel mec tend à faire en de telles circonstances. Ne pas craquer devant les autres, comme si ils allaient vous en vouloir, alors que le fond du problème est de ne pas craquer pour soi, pour se laisser croire qu'on est pas à genoux et qu'on tient le coup. Ne pas craquer par reflexe, comme on respire ou comme on marche, à tel point que quand on se trouve seul et dans de bonnes dispositions pour enfin laisser couler, on se rend compte qu'on ne sais plus trop bien comment s'y prendre. Si on avait été seuls, à l'abri, je lui aurais peut-être un peu appuyé sur la plaie pour l'aider.

La conversation a vite tourné court. On s'est dit à une prochaine fois dans de meilleurs circonstances. Moi, je dois avoir le cul bordé de nouilles. En ce qui me concerne, je n'ai jamais perdu que des grands-parents, vieux ou malade. Jamais un proche qui ne fût pas en âge tirer sa révérence. Enfin... Un pote lointain de lycée a bien trouvé le moyen de s'encastrer sous un camion. Quand on me l'a annoncé, je bouffais un sandwich en attendant d'aller voir je sais plus quoi au théatre universitaire. Je ne l'avais croisé qu'une fois en deux ans mais je l'aimais bien. J'avais plus faim, plus envie d'aller au théatre. J'ai passé un moment à peser tout ça, planté sur un banc, surement le regard vide. Et pis machinalement, j'ai repris mon sandwich. Une chose en amenant une autre, un pote est arrivé, et on a finit au théatre. La vie aussi peut vous attrapper par surprise.

( je le concède, cette note est pas des plus poilante, la prochaine sera un hommage à Jean Roucas histoire de rétablir l'équilibre ! )

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En vrac

En bref :

- Suis partit avec les camarades pour une ballade de soi disant trois kilomètres qui s'est transformé en marche forcée de 18 bornes dans le bayou. Ai traité tous mes potes, auteurs de la supercherie, de pignoufs, de glands, de gros baltringues rances et autres joyeusetés. Les ai regardé se marrer comme des baleines alors que je pétais un cable dans la boue. Avons rencontré pendant la pause troquet de magnifique spécimen de pilier de comptoirs, dont une quadra passablement grise qui nous a raconté hilare le suicide de son voisin avant qu'on s'enfuit. Ai passé une super après midi. Final regressif pizza DVD. Visionnage de "Les vécés étaient fermés de l'intérieur" qui est au nanard ce qu'un Carlos Gardel fut au tango.

- Ai cherché des places pour le concert d'Arcade Fire à Paris, qu'on en trouve qu'au marché noir à des pris absolument obscènes et décadents. En ai conclu que je ne verrais pas Arcade Fire sur scène et que ce serait tant pis pour eux.

- Ai vu Oxmo Puccino & les Jazzbastards sur scène à Nantes. Enorme. Cela dit, même pas deux heures de concert, rappel compris, ça me laisse un petit gout amer ( Cf : Björk Bercy 2005 ou 4). Souvenirs concerts, c'était Noir désir, Erik Truffaz, Dupain & autre forçat de la scène et il était pas question de faire moins de deux heures et demi de show. Mais bon, Oxmo président quand même bicoz un peu grave la classe le bonhomme. Anecdote curieuse, pendant le concert est passé devant moi un mec d'un mètre cinquante cinq à tout péter, même pas carré, qui a sortit manu militari un machin d'un mètre quatre vingt dix qui avait chourré la set list du batteur. J'ai recroisé ce grand machin en sortant, il essayait de convaincre un videur pas très réceptif, de lui faire signer l'objet du délit par le Black Popaye (aka Oxmo). Il avait l'air dans le même état qu'une ado purulente après exposition prolongé à Phillipe des 2B3.

- Ai envoyé mes dossier d'inscription pour mes bloody concours. L'échéance se rapproche. Apparition des premiers symptômes dégueulasses du doute. Est-ce que je vais y arriver ? En cas d'échec, quoi je fais ? Pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis lancé dans quelque chose sans faire la part belle au doute, en refusant d'envisager l'echec, comme un winner. Les vieux fantômes se sont réveillés quand même et viennent me souffler dans la nuque de temps à autres. Entre gens raisonnables, on s'arrange pour faire aller. ça le fera. Il faut que ça le fasse alors ça le fera. Auquel cas, il n'est pas exclu que je passe ma première nuit au poste pour trouble de l'ordre public et exhibitionnisme (quoique qu'avec un casier, j'aurais pu l'droit de bosser en hopital, ce qui ne serait pas un savant calcul... Bon, je montrerais juste mes fesses, vite fait ! )

- Nouvelle rando de quinze bornes partiellement dans la merde. Traversons pieds nus une zone inondé, eau radioactive à 5 degrés, pas plus. Expérience initiatique à ne pas reconduire. Re-bonne poilade & re-pizza/nanard, équation des vainqueur. Ai créé une sorte de malaise dans l'assistance en avouant qu'il n'était plus question pour moi de voter LCR ou un autre truc de trotskard qui n'avance à rien (ça n'engage que moi). En 2007, pour éviter la configuration 2002, utile tu voteras. Ai considéré la déception dans certain regards, et bien que moi-même franchement destabilisé par le silence qui a suivi (ç'aurait été meilleur signe qu'on me vanne), ai conclu que je vais pas mentir sur qui je voterais juste pour ne décevoir personne. Ce qu'il peuvent penser, m'en fous (faux, ça me travaille mais si on se met à jouer des rôles les uns les autres, ça vaut pas la peine. J'ai toujours été trop prudent, je travail à ce que cela s'équilibre). "La vie de Brian" a coupé court à tout ça. Les Monty Pythons (auretaugraf ?) sont grands.

P.S : Toi là, oui toi l'internaute frénétique et hirsute aux yeux injectés de sang, écoute le dernier Arcade Fire, c'est un ordre ( bon bah une suggestion alors... t'énerve pas ! )

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05 mars 2007

Pfffffff...

Il ya quelques mois de ça, je vois Cam qui d'un air très satisfait me dit que je devinerais jamais qui elle a croisé quelques jours plus tôt. Je lui nique mesquinement son plaisir en lui confirmant que non, je devinerais jamais. Il s'avère qu'elle a croisé monsieur A, qui était un bon pote à moi en 6ème/ 5ème. Une paye... Curieux, je prends donc des nouvelles du lascar en question. J'ai du dire que ça me ferait plaisir de le croiser vite fait un de ces quatre, comme ça. Elle me répond : T'inquiète, de toute façon, je lui ai filé ton numéro. Oouuuh en v'la une idée qu'elle est con ! Filer mon numéro comme ça à des gens qu'on a pas vu depuis des siècles. Et mes warning de vieil ours indépendant s'allument aussi sec. Enfin bon, on verra. Un mois plus tard environ, le téléphone sonne et je cause le bout de gras avec monsieur A, juste le temps de mesurer l'ampleur de l'ouvrage du temps, on a donc bien plus grand chose à voir et à se dire. Pour la forme, on se dit qu'on se rappelle et qu'on ira se boir un voir un de ces jours, tout en n'en pensant pas un traître mot, cela va sans dire. Enfin, en ce qui me concerne. Donc je comptais pas le rappeler et je croyais que lui, pareil. Sauf qu'il m'a rappelé. Plusieurs fois. Parenthèse, faut savoir que je suis pas un addict du portable, les trois quart du temps, je l'ai pas sur moi, je ne décroche qu'à la condition quasi exclusive que ça me gonfle pas, et je ne consulte ma messagerie qu'avec beaucoup de parcimonie. Le phone c'est bien mais ça fait chier aussi. Donc après avoir écouté les message de monsieur A j'ai évidemment pas pensé à le rappeler. Je suppose que la plupart des personnes se trouvant dans sa position se rendraient naturellement à l'évidence, c'est à dire constater que leur interlocuteur ne tient pas particulièrement à entrer en contact avec elle.

L'autre soir me suis pas méfié. ça a sonné et j'ai décroché sans regarder qui appelait. Et là, la crampe. C'est lui et il me demande pourquoi je l'ai jamais rappelé ! Putain, la réponse est tellement évident que la question me déstabilise complètement et je sais pas comment répondre. Du coup j'ai été méga lâche et je l'ai joué ouais, j'étais grave surbooké, ce qui ne fait que prolonger mon problème. Enfin vu comme je bégayais, la réalité crevait les yeux mais je commence à croire qu'il est pas super subtil dans la mesure où ça a eu l'air de le convaincre. Il s'est mis à me parler de ses projet d'achat d'une moto et de l'emprunt bancaire qui va avec... Voila. J'ai rien contre ce type de discussion. J'en ai juste personellement rien à carrer. De temps à autre des blancs interminables... "Alors on se voit un de ces quatre ?". Pfffffff... Comment je m'en sors sans être blessant moi ? " Si c'est pas pratique pour toi de me rejoindre à Nantes, je peux venir te voir chez toi "

Là je pense :

- Pas question qu'un crampon comme toi sache où j'habite.

Et je dis :

- Non, mais je viens régulièrement, dès que je trouve un créneau je... t'appelle.

Et on s'est quitté sur un dernier blanc.

Voila, je sais pas comment je vais m'en dépatouiller. Je crois que je vais pas y couper. On va aller prendre un verre et j'espère que ça sera aussi chiant pour lui que pour moi sinon, bah je devoir lui expliquer que le passé est le passé, tout ce genre de conneries pour enrubanner la violente et simple vérité : je tiens pas à renouer contact avec lui. Quelle chiotte. Etant plutôt du genre sinueux, les sous entendu, les implicits, la suggestion, pas de soucis, je maitrise plutôt (mais pas Donald (si c'est pas du calembour ça ! Je ne m'y connais pas ! Hein ?... Ouais ben allez vous faire foutre)), mais faut reconnaitre, je suis à chier pour exprimer un quelconque sentiment de façon simple et direct, sans me cacher derrière ma petite réthorique rassurante.

On verra bien ce que ça donnera mais j'ai l'impression que ça a pas fini de me faire chier cette histoire. Il va être grand temps que je m'exile pour de bon vers la capitale.

Bon allez, sur ce, je vais télécharger me procurer les nouveaux Stooges et Arcade Fire qui sortent aujourd'hui, ce qui je le crains sera trop de bonheur pour un seul homme.

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02 mars 2007

Pas de titre ( et c'est pas négociab' )

Après une première expérience ignoble, je m’étais promis de plus jamais faire ce job de merde (  cf : post précédent) Nonobstant, les promesses ont leur raison que le portefeuille ne connaît point, et me voila reparti pour trois ignobles journées d’inventaire à travers la Bretagne, dans les supermarchés carrefour. Quimper, Nantes, Lorient. Les voyages déforment la jeunesse.

JOUR 1 :

Tel Bardamu partant au front sur un coup de tête, je suis jeune, con, et j’ai même pas peur. Comme disait ce dernier, on est puceau de l’horreur comme on l’est de la volupté. J’exagère un peu ? Certes… Donc je rejoins difficilement le siège de l’entreprise (deux bornes après le périph, en voila une idée qu’elle est bonne) pour retrouver le troupeau de précaires de mon espèce avec qui on va nous repartir dans quatres gros jumper pour nous déporter conduire à Quimper. Voila, voila. Dans le camion, personne ne dit un mot et je suis assis entre la porte et un geek à lunettes avec un pull de merde qui au bout du premier kilomètre dégaine froidement sa Game Boy Advance. D’une certaine façon, je me réjouit qu’il ne soit pas branché communication, parce que si il avait fallu parler Super Mario Bros avec lui, n’est-ce pas…

Donc nous v’la dans une de ces grandes zones commerciales qui serait Quimper et qui pourrait être n’importe quelle autre ville. Première étape, enfilage du sublimissime tee-shirt aux couleurs de l’entreprise, attribution des machine, un laser et un boitier, configuration de la machine, échec de cette étape, tout le monde s’agite à droite à gauche, personne pour t’expliquer comment te retrouver au milieu du dédale de numéro à entrer pour être fin près, errance, question timides, progression poussive du processus et finalement t’es prêt. La machine, je sais plus trop m’en servir mais d’après le chef, pas le temps pour le blabla. Bon…ben roule alors. Topo briefing à l’américaine. Cri de guerre digne de fort Boyard et je me planque dans un coin pour pas qu’on me voit me rouler par terre. Nous v’la dans les rayons à biper toutes ces conneries une par une. Et là je serais tenter de dire youpi mais je vais intégralement me retenir. Alors je me bat au milieu du linge pour enfant et aussi des dessouswouhou (cf : Carver). A côté de moi, une fille genre je vis dans la rue, j’ai des piercing et j’aime les gros chien peste contre tous les produit avec excès, peut-être pour nouer le contact. Elle renverse subitement une quinzaine de soutif et c’est l’explosion, elle s’emporte, peste, et me jure que plus jamais elle ne portera de soutifs. Sur ce je la traite de sale punk, et elle me répond qu’elle m’emmerde et qu’en effet, elle est fan des Ramones. Moi ce que j’en dis, elle fais sa maligne parce qu’elle vingt berges et des nichons fermes et arrogants de jeunesse, mais que le jour où elle aura des gibecières défraîchies qui s’écrouleront sur son morne buste, elle mettra des soutifs comme tout le monde, enfin toutes les autres. Donc elle m’emmerde de nouveau et on sympathise. Voila.

Un mec arrive :

- Tiens machin (machin c’est wam) va au rayon sport il nous faudrait du monde.

- Comment ? m’exclame-je, me recrie-je et m’insurge-je.

Et j’y vais. Me voila en train de compter des lots de disques d’haltères, j’éructe j’exulte de joie. Bref, voila on se fait chier et il est bientôt trois heures du matin quand on reprend la route. Le geek à lunette avec un pull de merde prend le volant, et il semblerait que pour l’occasion, il ait prononcé une phrase, mais ça me revient pas. Donc de retour sur Nantes sur le coups de cinq heures, petite forme et pas un seul connard qui repars vers le centre. Par conséquent, je tape trois bornes à pieds pour rejoindre la civilisation et chopper le premier tram de la matinée. Je dors chez Severinusq.

B.O : Joseph Arthur – My home is your head.

JOUR 2

Je vais vite. Réveil vaseux, larvage, Nantes-Sedan à la télé, victoire de Nantes et simili orgasme du pauvre qui en décombe (incombe ?). Ce soir l’inventaire est à l’autre bout de Nantes. Tram. J’y retrouve la punkette et on discute, ouais trop nul la vie, trop les pieds nickelés les inventaires, la société ça craint. Veuillez excuser le pic de testostérone mais en discutant, je me rappelle sa réflexion de la veille, et constate subitement qu’elle n’a moitié pas de seins. Je ne lui en tiens cependant pas rigueur, ce qui est dire si j’ai la classe. Alors bref nous rev’la bientôt en train de biper à tout va. Au bout de quelques heures, le con de l’autre soir re-débarque :

- Tiens machin (c’est toujours wam), tu vas aller aux chaussettes, il nous faut du monde.

- Aïe… Beaucoup aïe.

Note pour la suite : évitez le gros con de chauve bedonnant qui refile toujours des trucs pourris à faire (alors que lui se paluche toujours dans un coin tranquille). Les chaussettes de bébé, c’est tout petit et y’en a plein. J’ai compté plus de 10 000 chaussettes. Ouais je sais, ça impressionne comme ça. Un jour quand je serais bien vieux et décati je dirais à mon petit fils « tu sais bonhomme, ton grand-père, ç’en était un sacré ! Une fois j’ai passé une nuit entière à compter des chaussettes, et y’en avait 10 000 ! » Dans ses yeux s’allumerait cette étincelle de respect et de fierté. Donc il me reste plus qu’à engendrer descendance maintenant, sinon je crains vraiment que d’avoir compté toutes ces saloperies pour quedalle. Je fais pour les chaussettes le même serment que la punkette pour les soutifs, et je ne compte pas l’honorer, pour le bien de la communauté. On fini à cinq heure et une fois de plus, c’est mon cadavre qui s’étale dans le tram. Arrivé chez Severinusq, je bouffe une clémentine et ça m’émeut complètement, j’en déduis que je dois avoir besoin de dormir.

B.O : Joseph Arthur - Wasted , et aussi Even tho

JOUR 3

Bientôt la quille ! Ouf… D’autant plus que j’ai un peu mal partout. Je vais au rendez vous pour le départ, toujours à perpet’ du périph et je me plante de bus gag lol mdr mais ce n’est qu’une façade compte tenu des deux bornes supplémentaires que je vais marcher sous l’averse en philosophant sur l’étendue transibérienne de ma connerie. Vamos à Lorient. Première surprise qu’on nous a préparé, on sera en sous effectif ce soir, moitié moins que d’habitude. Pleurs-je ?

La Bretagne est un savant assemblage de magasins carrefour reliés par des quatres-voies. On arrive à la bourre et on rentre cache dans le vif du sujet. Ce soir là c’est pas compliqué, j’ai compté exclusivement des trucs bien foireux, batteries de voitures, cannes à pêche, ballons, portes-clés et autres joyeusetés. L’asiatique à côté de qui je bosse a réussi a retenir mon prénom mais n’arrivera jamais à le prononcer correctement. Pourtant je ne la bat pas à mort à l’aide d’un porte-clé, ce qui est dire si j’ai la classe. Alors qu’on était pas loin d’avoir fini et que je m’épanouissais difficilement à compter d’innombrable hameçon, une meuf vient m’aider en précomptant les articles ce qui me permet de gagner un temps précieux. Acte gratuit de gentillesse ? L’avenir le dira. De toute façon je m’en fous bicoz elle est hyper jolie. Et elle réussi le miracle de l’être encore plus grâce à cette fatigue qui voile son regard, quand le commun des mortels y gagne juste pour sa part une expression bovine de dégénéré patenté. Elle s’éclipse où le travail l’appelle et je fini par triompher de l’arsenal anti-poissons. Là, le gros con chauve et ventripotent débarque :

- Tiens ! Machin ! Ce qui serait bien…

- Ouais, ta gueule ! J’y vais…

Chausettes…Bien sur… Serais-je un Al Bundy français ? Donc je finis les chaussettes avec une hargne non dissimulé et redeviens tout sucre quand la Venus revient me voir. Bon, je vous passe les subtilité complexe de logistique mais en gros, elle me demande si j’accepterais d’échanger avec elle de place dans la voiture du retour, ce qui implique que je reste une heure et demi de plus ici avec la première équipe. Elle est trop belle et fatiguée et je suis trop un pigeon. J’accepte. C’est donc finalement à huit heure du mat’ que je suis enfin de retour dans la cité des ducs de Carrefour Bretagne. 20 heures que j’ai pas bouffé. Je rentre dans une boulange des beau quartiers, et la meuf semble légèrement circonspecte à la vue de ma gueule de repris de justice qui commande deux croque monsieur à cette heure et commence à se les bouloter à l’intérieur même du magasin. Je repars ensuite m’effondrer tranquillement.

B.O : Joseph Arthur – Leave us alone. De toute façon, c’est pas compliqué, depuis quelques temps, j’écoute presque exclusivement l’album Our shadows will remain, en l’appréciant chaque fois plus, comme un ado. Y’a juste rien à jeter. C’est un monument et que personne ne vienne me péter le contraire sous peine d’affronter mes foudres. A bon entendeur et vive la grande distribution.

Posté par szuip à 17:47 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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